::  :: shinjuku :: résidences Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

kill me, heal me (ft. ichirio)

Aller à la page : 1, 2  Suivant
avatar
date d'installation : 25/11/2017
messages : 329
pseudo : cosima
avatar + © : park bogum (c) faust (ava) (c) astra (signa)
emploi/études : interne en chirurgie.

i've lost all hope of ever getting better


dry tears and broken heart

Voir le profil de l'utilisateur
Dim 26 Nov - 17:24
aren't you the last one who cares?
EXORDIUM.
(aesthetic) Il range son portable dans sa poche. Se forcer à écouter ses messages jusqu’au bout, ce n’est que récent, et pourtant, il n’y pense pas, ne remarque rien, se complaît dans la mélancolie qui l’enveloppe, sans y voir une quelconque échappatoire. Le stylo glisse sur le papier, dans un crissement qui envoie des frissons le long de ses bras, et un coup d’oeil à l’horloge lui indique que pour une fois, il pourra rentrer tôt. En vérité, il n’avait même pas à être présent aujourd’hui. Le chirurgien en chef lui a déjà dit de nombreuses fois qu’il ne devrait pas ajouter du travail à une charge déjà conséquente, surtout avec les… circonstances, mais il n’a jamais rien écouté. Déterminé ou tout simplement bête, la limite est fine. Quelques papiers à remplir, à signer, et il se lève, dépose sa blouse et sa tenue dans les casiers avant de remettre ses habits. Il y est mal à l’aise, habitué au bleu de l’hôpital, tire sur le col de sa chemise, finit par en enlever le dernier bouton. On lui parle, il s’abstient de répondre, peu envieux de répondre à des mots vides par d’autres hypocrites, et après avoir enfilé son manteau, sort de l’établissement.

Il souffle. Pour rentrer, il doit encore prendre le métro, et l’idée d’être pressé contre d’autres lui arrache une grimace. Il pourrait prendre le bus, mais cela serait plus long. Sans savoir pourquoi, l’idée de prendre plus de temps à rentrer ne lui paraît pas une option, et il descend sous terre, prêt à étouffer. Sa main reste serrée contre son téléphone, dans sa poche, guette une vibration, mais elle n’arrive pas. Il l’imagine sur le canapé, versant soigneusement l’alcool dans des petits verres qu’elle aura sûrement apporté de chez elle, puisqu’il n’en possède pas. Son estomac gronde, mais il lui semble que ses placards sont vides. Elle lui a dit qu’elle avait fait à manger. Il veut du chocolat. Il ne fera pas le difficile, cependant : lorsque Rio prépare quelque chose, il le mange, les seules fois où il ingère quelque chose de réellement nourrissant.

Les rues animées de Shinjuku se profilent enfin, et il slalome entre les oiseaux de nuit, tout juste levés pour aller faire la fête. Le silence revient peu à peu lorsqu’il se dirige vers son immeuble, pousse la porte, monte jusqu’à leur étage. Un poids au fond du ventre de devoir pousser la porte et la voir de l’autre côté, incompréhensible, refoulé dans un coin de sa tête, oublié. Inspiration. Il tape deux fois, comme si ce n’était pas son propre appartement, et finit par entrer. Au lieu de la repérer dans la pièce unique (à part la salle de bain et la chambre), il se retourne immédiatement pour accrocher son manteau au crochet, y mettre son écharpe, retirer ses chaussures et remuer ses doigts de pied. Il fait bon ici. Il ne sait pas si c’est à cause du chauffage qui marche, ou la compagnie. Il regrette d’être arrivé aussi vite. S’est-il pressé pour elle ? Sûrement. Il se dit qu’il aurait fait la même chose avec quelqu’un d’autre. ça ne lui permet pas de le croire. “Je suis rentré” finit-il par dire doucement.



※ ※ ※ the road seems far and you may shed tears with a sad heart. but until the day everything becomes a memory
let's be each other's resting place
avatar
date d'installation : 25/11/2017
messages : 170
pseudo : oska, judas, savage princess
avatar + © : Joy
ice and fire (ava) ; crack in time (sign) ; solsken (icone)
emploi/études : seiyu & bairmaid

Voir le profil de l'utilisateur
Dim 26 Nov - 18:32
aren't you the last one who cares?
EXORDIUM.
(aesthetic) Ses mains tremblent encore. Elle hésité à aller se passer le visage sous l’eau froide. Mais ce serait peut-être un peu trop. Pour un simple appel. Elle se demande à chaque fois comment elle fait pour avoir l’air naturelle pour qu’Ichiro ne comprenne pas. Qu’il ne comprenne pas comme elle se force. Qu’elle leur ment à tous les deux. Parce que s’il sait Ichiro ira mal et c’est bien la dernière chose qu’elle veut. Tout doit aller à la perfection pour lui et pas grave si sa poitrine se sert un peu – beaucoup. Ce n’est pas si grave si elle souffre. Il faut juste que le temps fasse effet. Le temps guéri toutes les blessures et celles d’Ichiro sont bien plus profondes que les siennes. L’amour ce n’est pas si grave. On se remet d’un amour à sens unique. Elle finira bien par l’oublier. Ce serait mieux comme ça. Parce que c’est trop difficile d’aimer quelqu’un qui en aime une autre. C’est trop horrible d’avoir un fantôme pour rivale. Rio s’en veut trop. Elle s’en veut de désirer quelque chose qui appartient à une autre. Alors que l’autre ne peut même plus se manifester. Elle a envie de vomir puis se ressaisi. Il faut qu’elle termine de préparer à manger. De tout mettre dans des plats pour les emmener dans l’appartement d’en face.

Elle fait des aller retours entre chez elle et chez lui pour installer leur diner. Elle ne sait plus trop comment c’est arrivé. Cette habitude de le nourrir. Elle n’est plus trop sûre de comment ça a commencé. Elle n’est sûre que d’une chose, le jour où elle l’a réalisé, il était déjà trop tard. Et il pleurait dans ses bras. Son cœur se serre en ressassant ce mauvais souvenir. Parfois il vient la réveiller en pleine nuit. Le reste du temps elle préfère ne pas y penser. Ne plus réfléchir. Plus jamais.

La table est mise dans le salon. L’appartement est le même que le sien pourtant il parait tellement différend. Tellement bien rangé qu’il est difficile de croire que quelqu’un y habite. Elle a presque envie de mettre un peu de désordre pour rendre l’endroit plus vivant. Ou alors elle aimerait qu’il y ait des choses qui traine. De la vaisselle pas finie ou des vêtements sur le sol. Qu’elle se serait sentit obligée de ranger. Comme si elle était sa… Elle étouffe un ricanement de midinette. Pour ça Rio n’a pas changée. Toujours une enfant. Son cœur est celui d’une adolescente. D’une midinette toute droit sortie du merveilleux pays de Candy. L’autre fille devait faire ça aussi. Elle retombe mollement sur le canapé. Ils devaient être tellement heureux. Et Rio qui a l’imagination bien trop fertile visualise un peu trop bien le tableau. L’espace d’un instant elle veut partir. Quitter son appartement pour se réfugier dans le sien. Disparaître sous la couette. Mais elle a promis. Elle ne fuira plus jamais. Ichiro souffre trop. Elle, c’est pas si grave.

Son petit cœur de lycéenne amoureuse s’agite. Il gonfle dans sa poitrine. « Bienvenue à la maison ! » Impossible de cacher son bonheur. Une petite phrase pourtant si simple. Basique. Elle se lève pour l’accueillir. Elle est trop heureuse, l’autre n’est plus qu’un mauvais souvenir. « Tu as passé une bonne journée ? » Elle a envie de l’assaillir de milles mots, mille questions. Et pourquoi pas de se déclarer sur le champ. Mais elle se tait. Le laisse souffler. La tornade est réveillée.



« Just love »
Some people care too much. I think it's called love.
©crackintime
avatar
date d'installation : 25/11/2017
messages : 329
pseudo : cosima
avatar + © : park bogum (c) faust (ava) (c) astra (signa)
emploi/études : interne en chirurgie.

i've lost all hope of ever getting better


dry tears and broken heart

Voir le profil de l'utilisateur
Dim 26 Nov - 19:04
aren't you the last one who cares?
EXORDIUM.
(aesthetic) Il l’entend se lever derrière. Son ton lui arrache un demi sourire, mais ses lèvres retombent vite, et lorsqu’il se retourne, son visage est plus neutre que jamais. Il s’attend presque à ce qu’elle courre vers lui et se jette dans ses bras, imagine la scène un moment, se surprend à ne pas la trouver désagréable, revient dans la réalité. Pendant un long moment, il reste silencieux à la regarder, en oublie presque la question qu’elle a posé. Il finit par acquiescer silencieusement et s’approche d’elle. “Comme d’habitude” dit-il. Un instant, il pense à lever la main pour la poser sur sa joue, mais laisse ses bras fermement aux côtés de son corps, presque dégoûté de tant de faiblesse. Il souffle, et remarque en retard l’odeur qui règne dans l’appartement. Il lève un sourcil sans prononcer un seul mot, histoire de lui demander subtilement ce qu’elle a préparé pour eux, se sent un peu coupable, finalement, qu’elle se sente obligée de lui préparer à manger. Peut-être pense-t-elle qu’il ne se nourrira pas si elle ne lui prépare rien, ce qui au final, n’est pas loin de la réalité. Anko ne lui préparait pas le dîner, elle était trop occupée pour ça et sûrement lui avait-il demandé de ne pas le faire, gêné de l’attention. Il est gêné de ce sentiment, qu’il n’arrive pas à identifier, celui, chaud, de quelqu’un qui se sent compter pour un autre.

Il ne sait pas comment elle fait. Pourquoi revient-elle encore ? Il aurait envie de lui crier dessus, de lui faire mal, pour lui épargner la douleur de s’occuper d’un cas désespéré. Mais il est faible. Il s’accroche à ce qu’elle provoque en lui, sans savoir exactement ce que c’est. Il a l’impression que tout n’est pas perdu, qu’elle reste sa seule ancre dans la vie, inopinément apparue à la perte de celle qui lui suffisait auparavant. Il ne peut pas regarder Rio sans un soupçon de tristesse dans le regard, mais sûrement doit-il être tellement faible, proche d’invisible. Il finit par s’approcher de la petite table où elle semble avoir préparé le dîner. Combien de temps ça lui a pris ? Elle lui accorde trop d’attention. Il ne s’en sent pas méritant. Ses sourcils se creusent légèrement. Il finit par relever le regard vers Rio. “Tu viens manger ?” demande-t-il en tirant une chaise pour elle. Je suis rentré le plus vite que j’ai pu a-t-il envie de lui dire, mais il se retient, incapable de lui en donner autant, incapable de se montrer. Elle le trouverait pathétique, c’est ce qu’il se répète. Il esquisse un sourire et finit par lui prendre les épaules pour la faire s’asseoir, avant de venir en face d’elle. “tu n’en as pas marre du rôle de babysitter ?” demande-t-il légèrement sarcastique



※ ※ ※ the road seems far and you may shed tears with a sad heart. but until the day everything becomes a memory
let's be each other's resting place
avatar
date d'installation : 25/11/2017
messages : 170
pseudo : oska, judas, savage princess
avatar + © : Joy
ice and fire (ava) ; crack in time (sign) ; solsken (icone)
emploi/études : seiyu & bairmaid

Voir le profil de l'utilisateur
Dim 26 Nov - 23:21
aren't you the last one who cares?
EXORDIUM.
(aesthetic) Elle a le cœur qui flanche. Qui danse. Elle se demande comment on peut aimer quelqu’un à ce point. Tellement que ça fait mal. Même quand il n’y a pas matière à flancher. Même quand elle ne pense pas à l’autre ni à lui. Ça fait toujours un peu mal. Même quand il lui parle. Quand sa présence à ses côtés est normale. Qu’il l’accepte sans broncher. Qu’il ne dise rien alors qu’elle se glisse dans son appartement quand il n’est pas là.

Elle le regarde en souriant un peu bêtement. Elle se sent délicieusement idiote, comme à chaque fois qu’Ichiro parle. Lui parle. Qu’il la regarde. Qu’il respire. Elle attend droite comme un piqué. Elle voudrait qu’il lui raconte sa journée. Qu’il lui parle de son travail, même si elle n’y comprendrait pas grand-chose. Mais elle se contente de ce qu’elle a. Elle connait Ichiro. Elle sait qu’il n’est pas du genre à s’épancher. Pourtant dans son monde idéal, ils partagent un repas et ils se racontent leur journée respective. Ils rient ensemble. Et comme pour les couples unis leurs sourires ont quelque chose de similaires. Mais on est dans la vraie vie. Et dans la vraie vie il n’y a que Rio qui sourit. Ça ne la dérange pas. Ça a toujours été comme ça. Et puis, ça doit être un peu ennuyant à la longue de vivre comme Candy.

Elle hoche la tête et se dirige presque en sautillant vers la table. Candy le retour. Il ne se rend pas compte qu’un rien la fait frémir. Même le plus anodin des gestes. Il suffit qu’ils se frôlent pour que son corps tout entier se mette en branle. « Pas du tout. » Elle se sent presque offusquée. Ne peut-il pas comprendre qu’elle fait ça presque autant pour elle que pour lui. « J’aime m’occuper des autres. Et puis sans moi tu serais mort de faim. Je ne veux pas avoir ta mort sur la conscience. » Elle rit un peu. « Bon appétit. » Elle prend ses baguettes pour l’inciter à commencer à manger.




« Just love »
Some people care too much. I think it's called love.
©crackintime
avatar
date d'installation : 25/11/2017
messages : 329
pseudo : cosima
avatar + © : park bogum (c) faust (ava) (c) astra (signa)
emploi/études : interne en chirurgie.

i've lost all hope of ever getting better


dry tears and broken heart

Voir le profil de l'utilisateur
Mar 28 Nov - 15:24
aren't you the last one who cares?
EXORDIUM.
(aesthetic) Il n’a jamais vu autant de joie contenue dans un si petit être. L’énergie semble lui arriver des cieux, et c’est toujours avec une curiosité particulière qu’il l’observe bouger, sautiller, sourire, jusqu’à croire parfois que son humeur pourrait se propager jusqu’à lui et le pousser à perdre la tête. Il ne s’attend pas à d’autre réponse, sait qu’elle le dirait même si elle ne le pensait pas (mais il n’en doute pas, elle le pense), et retient un sourire de monter au coin de ses lèvres. Pas commun, de devoir retenir une manifestation physique de ses sentiments : le contraire est plus fréquent. Il n’y réfléchit pas, laisse le fait couler sur lui et s’évanouir, trop peu hâtif de se poser des questions sur le mystère qui est assis face à lui, et particulièrement sur ce qu’elle provoque en lui. Ichiro répond d’un hochement de tête et attrape ses baguettes, pour manger les différents plats, l’air absent. Il vient poser sa joue contre sa main, son coude posé sur la table, oubliant un moment le fait de se contrôler. Ses muscles se détendent. Rio lui fait plus d’effet qu’un carré de chocolat.

N’ayant pas envie qu’elle parte vite après avoir mangé avec lui, il prend son temps pour mâcher, manger, déglutir. Il sert également l’alcool qu’elle a amené, même s’il n’est pas dans ses habitudes de boire. Un verre ne lui fera pas de mal, sûrement, et ne sera pas assez pour lui faire perdre ses moyens pour le lendemain. Difficile de croire que l’enfant face à lui en connaît beaucoup plus que lui en la matière, et a sûrement, il imagine, consommé plus d’alcool que lui durant ses vingt-trois années. Il soupire, pousse le verre rempli vers Rio, et se force à avaler le sien, avec une légère grimace. ça ne se fait pas, de laisser une demoiselle boire seule. Le silence se creuse. Pour ichiro, il n’est pas forcément désagréable, mais peut-être n’est-ce pas la même chose pour Rio. Il culpabilise, souvent, lorsqu’elle est là, de ne pas avoir les capacités de lui faire la conversation. Finalement, il lui demande un “et toi ?” avant de se rendre compte que la question sur sa journée date maintenant de pas mal de minutes. “Tu as passé une bonne journée ?” Il vient rencontrer son regard. Il ne pose pas la question uniquement par politesse, et ce fait le surprend presque autant que le fait d’ouvrir la bouche. Imaginer Rio vivre lui semble tout d’un coup la parfaite distraction pour son esprit engourdi, doux espoir peut-être d’aspirer un peu de sa fraîcheur.



※ ※ ※ the road seems far and you may shed tears with a sad heart. but until the day everything becomes a memory
let's be each other's resting place
avatar
date d'installation : 25/11/2017
messages : 170
pseudo : oska, judas, savage princess
avatar + © : Joy
ice and fire (ava) ; crack in time (sign) ; solsken (icone)
emploi/études : seiyu & bairmaid

Voir le profil de l'utilisateur
Sam 2 Déc - 0:00
aren't you the last one who cares?
EXORDIUM.
(aesthetic)Elle en oublie de manger. Ses baguettes dans les mains, Rio ne mange pas. Elle regarde Ichiro. Ichiro qui pioche dans les plats qu’elle a préparés. Ichiro qui mâche. Ichiro qui avale. Le menton posé sur son point elle n’arrive pas à détacher son regard du jeune homme. Elle sourit, satisfaite. Elle profite de ce moment sans réfléchir. Sans se poser de questions sur le passé ou le futur. Juste le moment présent. Celui qu’elle partage avec ce garçon qu’elle aime. Elle pourrait passer des heures à le regarder en souriant un peu niaisement. Sans penser au reste. Le cœur léger. Les yeux brillants. A se demander comment il fait pour ne pas comprendre. Pour ne pas voir les signaux que la jeune femme envoie. Il y a en a tellement que ça brille dans la nuit. Ça clignote de toutes les couleurs dans tous les sens. Mais Ichiro ne voit rien. Rio ne croit pas qu’il feigne l’indifférence. Ça ne lui ressemblerait pas de se conduire comme ça. C’est juste qu’il ne voit rien et que Rio ne se rend pas totalement compte à quel point c’est évident. Que ses sentiments se lisent sur son front. Ce n’est pas plus mal dans un sens. Une source de stresse en moins. Tout ce qu’elle fait au final c’est boire d’une traite le verre qu’il lui sert. Sans le lâcher du regard. Trop avide des traits réguliers et tellement parfait d’Ichiro. Elle se sent bénit de pouvoir passer un moment privilégié avec un homme tel que lui.

La bulle n’explose qu’à moitié lorsqu’il parle. Elle se rend compte qu’elle le dévisage depuis trop longtemps déjà. Peur d’être en flagrant délit de contemplation, Rio attrape la première source de nourriture qui passe à portée de ses baguettes et la mange rapidement. Avec un peu de chance il n’aura rien remarqué. Elle a encore la bouche pleine lorsque leurs yeux se croisent. Son sourire s’élargit. Un exercice compliqué que de sourire et avaler en même temps. Même Rio s’y risque quand même. Aventurière amoureuse. Ou amour aventureux. « Bonne je dirais. Je suis passé à l’agence aujourd’hui. Mon patron me trouve de bien meilleurs contrats que dans mon ancienne agence. » Fini la période gênante où Rio prêtait sa voix pour des hentais. Un trou noir dans sa carrière que la jeune femme préférait voir tomber aux oubliettes. « Ça te plait ? les légumes arrivent tout droit du potager de mes parents. » Dommage s’il passe pour une campagnarde. C’est ce qu’elle est et personne n’est dupe.




« Just love »
Some people care too much. I think it's called love.
©crackintime
avatar
date d'installation : 25/11/2017
messages : 329
pseudo : cosima
avatar + © : park bogum (c) faust (ava) (c) astra (signa)
emploi/études : interne en chirurgie.

i've lost all hope of ever getting better


dry tears and broken heart

Voir le profil de l'utilisateur
Sam 2 Déc - 1:25
aren't you the last one who cares?
EXORDIUM.
(aesthetic) Il acquiesce, sans avoir réellement d’idée précise sur ce que Rio fait. Il sait qu’elle fait du doublage, quand à savoir en quoi ça consiste réellement.. Il ne lui semble jamais avoir vu d’anime dans sa vie, et son esprit s’évade un instant à imaginer la voix de la jeune femme collée sur une écolière à couettes aux pouvoirs magiques insoupçonnés. Ses sourcils se froncent légèrement, c’est vrai qu’elle a une jolie voix, pense-t-il en mâchant lentement. Ce doit sûrement être pour ça qu’elle a le travail, après tout. Des milliers la connaissent, la reconnaissent. Doit-il se sentir honoré de l’avoir face à elle ? C’est le cas. Elle vrille dans ses oreilles, caresse ses tympans, d’un tremblement et d’une douceur qui lui sont caractéristiques. C’est vrai, sa voix est vraiment jolie répète-t-il une dernière fois, intérieurement, comme pour le graver quelque part comme fait établi, qu’il n’oubliera pas.

Elle le sort de ses pensées en lui posant une question. Pendant un instant, il la regarde, ne comprenant pas pourquoi elle lui demande. Il finit par se dire que ce n’est peut-être pas évident, alors le déclame peut-être un peu trop brutalement “Bien sûr.” puis s’arrête, craint de l’avoir brusquée, pourtant plein de bonnes intentions, et reprend, plus calmement “C’est délicieux. Comme d’habitude.” C’est un compliment, un gros, en tout cas pour lui. Il s’arrête un instant. “De Tsushima ? Il te les ont envoyé ?” Rappel d’une ancienne conversation, elle a dû lui dire où elle était née et ça lui est revenu, il sent un instant l’eau iodée dans ses narines avant de dire. “Je crois que je n’ai pas vu la mer depuis que je suis enfant” Il se remet à nouveau à manger, perplexe face à cette phrase totalement inutile qui s’est imposée à lui, peut-être une envie de partager un petit peu vu tout ce qu’elle lui donne, même s’il est bien conscient du fait qu’elle n’attend presque rien en retour. Il soupire doucement. “Tu aurais dû les garder pour toi, ce n’était pas la peine de…” Une chaleur se propage dans sa poitrine, sans qu’il ne puisse trop savoir d’où elle provient. Touché, sûrement est-il touché, de l’attention qu’elle lui porte en lui partageant les légumes qui viennent de sa maison d’enfance, cultivés durement par le couple qui l’ont fait naître, mais il n’en sait rien. La sensation vient et passe, comme un inconnu sur le trottoir. Il n’en fait pas de sens et n’essaie pas, n’y voyant pas un intérêt immédiat. Ichiro finit par lever les yeux pour la regarder, sans aucune gêne dans le fait de fixer les gens jusqu’à leur embarras le plus profond. Chaleur à nouveau. Affection peut-être. “Reste après le dîner” lance-t-il, avant de préciser “Juste un peu”, maladroit.



※ ※ ※ the road seems far and you may shed tears with a sad heart. but until the day everything becomes a memory
let's be each other's resting place
avatar
date d'installation : 25/11/2017
messages : 170
pseudo : oska, judas, savage princess
avatar + © : Joy
ice and fire (ava) ; crack in time (sign) ; solsken (icone)
emploi/études : seiyu & bairmaid

Voir le profil de l'utilisateur
Sam 2 Déc - 17:03
aren't you the last one who cares?
EXORDIUM.
(aesthetic)Elle n’est jamais trop sûre s’il répond par la positive pour lui faire plaisir où s’il le pense vraiment. Elle ne devrait surement pas se poser la question et croire en la sincérité d’Ichiro mais il est parfois compliqué de comprendre ce qu’il veut dire. Il faut savoir lire entre les lignes avec lui et la jeune femme n’est pas particulièrement douée pour ça. Comprendre la subtilité du moment. Deviner. Rio préfère avoir une lecture simple et linéaire de l’existence. Trop de questions et de virages et c’est la foire aux interrogations intérieures. Quand Rio pense trop elle culpabilise. Et c’est trop dur. Trop compliqué pour son petit cœur de campagnarde. Elle se contente d’acquiescer en souriant. Préférant se faire plus bête qu’elle ne l’est. Préférant se réjouir des compliments qu’il vient de faire sur sa cuisine. Laisser son cœur se gonfler pour de toutes petites choses. C’est comme ça qu’elle est Rio. Rio ne réfléchit pas trop. Rio est heureuse pour un rien. Rio se satisfait de peu de choses. Oui, oui. « Ils font ça depuis que j’ai emménagé à Tokyo. Ça coûte moins cher et les aliments sont plus frais. » Elle prend une nouvelle bouchée comme pour illustrer ses paroles. Grace aux colis de ses parents elle fait beaucoup d’économies. Et à la capitale le moindre yen compte. Ça ne la dérange pas d’avoir peu d’argent. Sa famille a toujours vécu sobrement. C’est juste qu’ici il faut beaucoup d’argent même pour vivre simplement. « Quelle horreur ! » Elle réagit au quart de tour. La mer c’est son élément. Parfois elle va se perdre sur les rives à Tokyo juste pour sentir l’iode. Ne pas voir la mer en sortant de la maison c’est peut-être ce qui lui manque le plus. C’est qu’on s’habitue facilement à regarder cette immense étendue d’eau. « La mer n’est pourtant pas bien loin. » Elle secoue la tête. Sa réaction est un peu excessive. « On devrait y aller la prochaine fois que tu as une journée de libre. » Elle ne se rend même pas compte de ce qu’elle vient de dire. Comme si c’était normal qu’ils passent ensemble le temps libre du jeune homme. Comme un vrai couple. Sa tête est en surchauffe. Elle s’enfonce un peu dans sa chaise et sans un mot de plus se remet à manger.

Ah. Mayday! abort the mission. Elle a chaud, très chaud. Une vague de chaleur l’envahie avec violence. Elle entre ouvre la bouche et la referme en silence. On pourrait croire que de la fumée lui sort par les oreilles. A-t-il seulement conscience de l’effet qu’on ses paroles ? Son cœur gonfle dans sa poitrine. Tellement que ça fait mal. Trop pour sa petite cage thoracique. Elle a peur qu’il explose sous la pression ou pire encore, qu’il soit expulsé hors de son corps. C’est comme s’il ne battait pas. Plus rien de bouche en elle. Plus rien de fait de sens. Et lorsque tout se remet en marche c’est la pagaille. Tout va trop vite pour rattraper le retard. « Oui ! D’accord. Et il y a encore plein de saké. Enfin si tu veux. Je ne veux pas déranger. Mais si c’est toi qui le demande c’est que ça te dérange pas. » Rio parle trop vite. Son cerveau s’embrouille. Elle manque de faire tomber ses baguettes qu’elle rattrape en faisant du bruit. « Je veux bien. » elle se recroqueville sur elle-même. Sans lui en proposer, elle se sert un verre d’alcool qu’elle boit d’une traitre. « Désolé. Tu en voulais peut-être aussi. » Bravo Rio. Belle exemple de la maitrise de soi.




« Just love »
Some people care too much. I think it's called love.
©crackintime
avatar
date d'installation : 25/11/2017
messages : 329
pseudo : cosima
avatar + © : park bogum (c) faust (ava) (c) astra (signa)
emploi/études : interne en chirurgie.

i've lost all hope of ever getting better


dry tears and broken heart

Voir le profil de l'utilisateur
Sam 2 Déc - 17:44
aren't you the last one who cares?
EXORDIUM.
(aesthetic) Il a l’impression d’en avoir trop dit. De quelques mots qui ne seraient rien pour un autre, il a l’impression de s’être épanché et ouvert comme un livre. L’envie de se rétracter et de fuir est grande, tend ses abdominaux, et il s’accroche à sa voix chantante pour ne pas se perdre dans des pensées obscures. La culpabilité vient. Il ne sait pas d’où. Il pense à Anko. Il ne sait pas pourquoi. je ne devrais pas être avec une femme dans notre appartement, mais Rio est-elle une femme ? Il évite la question, l’efface du revers de la main, effrayé par l’angoisse qui semble monter au creux de son ventre. “Mais il fait trop froid…” répond-il à l’invitation d’aller à la mer. Il en veut à la saison qui les empêche d’aller pique niquer dans le sable et d’acheter des chapeaux tressés, et tente de minimiser son excitation par rapport à la possibilité de passer une journée entière dehors avec Rio. Excitation bientôt nuancée par la culpabilité, qui repointe le bout de son nez, jamais bien loin Mais qu’est-ce que tu fais, alors il évite, slalomme, oublie, remise. Elle s’agite pour le distraire, il n’a même pas le temps de dire que bien sûr que non, ça ne le dérange pas, qu’elle commence à créer des accidents. Un fantôme de rire sort de ses lèvres, à la voir aussi éparpillée, sans trop en savoir la raison. Le petit verre qu’il lui a servi n’aurait pas suffi, si ? Verre qu’elle vient accompagner rapidement d’un autre. Il a l’impression qu’il devrait voir quelque chose, dans son comportement, qu’il y a une grosse tâche devant son nez et qu’il est incapable de la repérer, mais il a beau chercher, il n’en fait pas une image. Il sent la peur, il sent la peine, il sent l’envie, la tristesse, l’excitation, la joie, l’affection, et les émotions se mêlent et forment une bouillie infâme dont il ne veut faire sens. C’est mieux ainsi. C’est plus sûr.

Il acquiesce et tend son verre vers Rio pour qu’elle le serve. Il n’a pas particulièrement envie de boire à nouveau mais a envie de l’accompagner, craint qu’elle ne se sente gênée s’il ne le fait pas. “Tu dois bien tenir l’alcool, avec le métier que tu fais” murmure-t-il dans un léger sourire, en reprenant son verre maintenant plein. Il laisse ses narines l’humer avant de l’avaler, ravivé par la chaleur qui embrase sa gorge. Son esprit lui semble plus léger. Les paroles poussent contre ses lèvres, ont envie de se laisser vivre. “J’espère que tu ne m’en veux pas” finit-il par lâcher, alors que la nourriture présente sur la table a presque entièrement disparu. Il laisse la phrase flotter un moment, les yeux fixés dans le fond de son bol, avant de relever le regard vers Rio. “J’ai du mal à le dire mais je suis heureux que tu sois là.. malgré tout” Il souffle un peu, part un moment avant de reprendre la parole, laisse un rire triste s’échapper. “Je crois bien que tu es tout ce que j’ai actuellement. N’est-ce pas tout à fait pathétique ?”



※ ※ ※ the road seems far and you may shed tears with a sad heart. but until the day everything becomes a memory
let's be each other's resting place
avatar
date d'installation : 25/11/2017
messages : 170
pseudo : oska, judas, savage princess
avatar + © : Joy
ice and fire (ava) ; crack in time (sign) ; solsken (icone)
emploi/études : seiyu & bairmaid

Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 7 Déc - 19:59
aren't you the last one who cares?
EXORDIUM.
(aesthetic) Elle a envie de se cacher dans un trou. De se fondre entre les lattes du parquet. De s’évaporer dans l’air. Bref de fuir la scène. Loin, très loin. Pour oublier ce qu’elle vient de faire. Oublier qu’elle vient de se tourner en ridicule. Pauvre Rio. Incapable de contrôler sa gêne. Elle s’attend à tout et en même temps à rien quant à la réaction d’Ichiro. N’importe qui se moquerait d’elle. Et il aurait raison. Mais il n’est pas n’importe qui. Ichiro ne se ressemble pas aux autres personnes qu’elle connait. Ses réactions sont bien trop souvent invisibles. La jeune femme sait qu’elles existent. Elles ne sont tout simplement pas visibles à l’œil humain, à moins de faire pause ou de ralentir le temps pour pouvoir analyser chacun de ses mouvements. Remarquer un subtil changement dans son regard. Un frémissement sur ses lèvres. Peut être que l’autre fille voyait tout ça sans microscope ni pause. Parfois Rio a aussi l’impression de capter quelque chose. Mais elle n’est jamais sûre. Lorsqu’il s’agit d’Ichiro elle n’est jamais trop sûre de rien.

Elle ne sait pas comment réagir à cette histoire d’alcool. Est-ce qu’elle boit trop ? ce n’est pas très féminin. Il n’aime peut-être pas ça. Pourtant il se laisse servir sans rien dire. Elle ne comprend rien et au final préfère laisser tomber. Si elle se pose trop de questions c’est la catastrophe assurée. Alors au final elle ignore cette phrase qui semble ne pas lui être totalement adressée. Il n’y a aucun bruit dans l’appartement alors Rio entend tout, même ses murmures. Ou peut-être que parce que c’est lui qu’elle entend tout. Parce que sa voix est comme une caresse dans les cheveux. Elle pourrait l’enregistrer pour l’écouter avant de s’endormir. Sa voix lui est tellement spéciale. Et personne ne peut vraiment comprendre ça.

Elle le regard sans comprendre. Hausse un sourcil. Que croit-il avoir encore fait ? Elle fronce les sourcils. Qu’il n’aille pas encore se reprocher des choses insensées ! S’il y a bien une chose dont Rio est sûre à propos d’Ichiro c’est qu’il réfléchit trop. Qu’il se prend la tête et s’imagine le pire. Sans se rendre compte de ce que cela implique. Sans chercher à savoir ce que cache toutes ses excuses. Ce n’est peut-être pas plus mal. Elle va pour le réprimander mais les mots se perdent. Tout disparait. S’envole. Explose dans un millier de bulles. Elle sent son cœur fondre dans sa poitrine. S’échapper et couler comme de la lave en fusion. Elle n’en croit pas ses oreilles. Elle pourrait presque en pleurer tellement elle est heureuse. Heureuse et abasourdie. Elle se sent comme la plus heureuse des femmes. Et sans qu’elle puisse le contrôler un immense sourire s’empare de ses lèvres. Son visage tout entier irradie du bonheur qui l’envahie. C’est comme si tête était en feu, son cerveau en ébullition. Un creux se forme dans son ventre mais ça n’a rien de désagréable. Rio va se coucher en femme heureuse ce soir. Pour juste quelques mots. Des mots qu’il ne lui a jamais dit avant. Tellement comblée qu’elle a envie de lui dire qu’elle l’aime. Elle est à deux doigts de lui déclarer sa flamme. Rio qui s’enflamme trop vite. « Tu n’es vraiment pas pathétique. » Parce que je t’aime. « Je suis vraiment contente que tu me dises ça. » Dans le feu de l’action elle rapproche son visage du sien. « J’aime passer du temps avec toi ! » Et là la distance entre eux lui saute aux yeux. Elle louche contre son gré sur ses lèvres. Mord les siennes. Puis se recule violemment en riant. « Pour fêter ça un autre verre. » Elle se sent d’humeur festive. L’envie de célébrer de tous petits mots.





« Just love »
Some people care too much. I think it's called love.
©crackintime
avatar
date d'installation : 25/11/2017
messages : 329
pseudo : cosima
avatar + © : park bogum (c) faust (ava) (c) astra (signa)
emploi/études : interne en chirurgie.

i've lost all hope of ever getting better


dry tears and broken heart

Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 7 Déc - 21:03
aren't you the last one who cares?
EXORDIUM.
(aesthetic) Les mots se sont déversés sans son bon vouloir. Il n’est pas déjà assez pathétique de le savoir, mais de lui dire est encore autre chose : une vague proche de la honte monte depuis ses doigts de pied. Un moment, il se rend compte qu’il accorde beaucoup trop d’importance à ce que Rio peut penser de lui, qu’un sentiment désagréable et paniquant se loge au creux de son estomac à l’idée de la faire fuir. Il ne sait pas bien ce qu’il veut. Persuadé de la garder pieds et mains liées à ses côtés, il se dit pourtant ne vouloir autre chose que le fait qu’elle puisse en être libre. Égoïste, il se complait dans cette situation, la seule qui met un peu de baume sur son coeur. Si tant est qu’il batte encore.

Le sourire qui monte sur les lèvres de Rio le plonge dans la plus profonde incompréhension. Se moque-t-elle ? Il ne comprend pas ce qui, dans ses mots, peut amener une réaction pareille. Il ne lui vient même pas à l’idée que ce puisse être quelque chose qu’elle souhaite, être son ancre. Un léger pli se forme entre ses sourcils, et il attend qu’elle s’explique, qu’elle explique, et puis son sourire est si grand que c’en est inconfortable. Il ne pourrait décrire exactement pourquoi, mais l’expression qui se pâme sur le visage de Rio lui donne envie de fuir, de se cacher. Elle finit par parler, il s’étonne de son choix de mots, contente ? Ses mots se mélangent lorsqu’elle se penche vers lui, et que son parfum sucré vient effleurer ses narines. Il retient sa respiration un instant, pas parce que l’odeur lui désagréable, mais parce qu’elle l’est trop. Malgré les mots dont il aurait ri si ça avait été qui que ce soit d’autre, il ne peut pas douter de la sincérité de Rio. Quiconque plongerait son regard dans le sien verrait qu’il n’y a qu’infinie candeur et bonté, et il s’en sent une nouvelle fois loin d’être méritant. Pendant un instant, une tension monte dans son ventre, évanouie bien vite lorsqu’elle se recule pour revenir à sa place. Il reste planté là, idiot, se surprend à se rappeler de la façon dont elle a mordu sa lèvre, n’ayant aucune idée de pourquoi son regard aurait bien dérivé par là bas. Il finit par esquisser un petit sourire et leur sert à nouveau un verre. Voilà pourquoi elle agit ainsi. Voilà pourquoi il se sent ainsi. C’est parce qu’ils ont un peu bu, voilà tout. Il ne faut pas chercher plus loin. Cette pensée l’apaise et ses gestes sont plus assurés, lorsqu’il vient laisser l’alcool brûler sa gorge. La nourriture est maintenant finie. Il lui a bien demandé de rester avec lui après le repas, mais il ne sait pas ce qu’ils sont censés faire. Ce n’est pas bien son genre, de traîner avec les gens, il lui semble qu’il n’y a rien à faire, rien à dire, s’il n’y a pas d’activité pour détourner l’attention.

Par peur de faire étirer un silence gênant, ichiro s’empare de la vaisselle et vient la mettre dans l’évier. “Je te ramènerai tout demain” dit-il rapidement, s’auto désignant pour la tâche de tout laver lorsqu’elle sera partie. Il se tourne à nouveau vers elle, revient vers la table. “Tu viens t’asseoir ? Je prends ça…” il s’empare de la bouteille et des verres pour aller les poser sur la table basse, en face du canapé. Il attend qu’elle vienne le rejoindre, laisse les mots tourner dans sa tête Je suis vraiment contente que tu me dises ça.; Finalement, quand elle a pris place à ses côtés, il se surprend à reprendre la parole. Son visage est un peu chaud. Peut-être a-t-il finalement trop bu. L’envie de la prendre dans les bras lui traverse l’esprit. Il sent son odeur, imagine sa chaleur. Efface vite l’idée. “merci”, finit-il par murmurer. Qui sait s’il ne se serait pas jeté par la fenêtre il y a un moment, si Rio n’avait pas insisté pour faire de son appartement une seconde maison. S’il le pouvait, il la forcerait à habiter avec lui, qu’elle puisse enchanter chaque coin de l’appartement de l’arc-en-ciel qui semble être son toboggan.


Il finit par avancer sa main pour attraper celle de Rio, entrelace ses doigts aux siens. Il ferme les yeux, pour faire comme si de rien n’était. S’il ne le voit pas, c’est comme s’il n’avait rien fait. Sa paume dans la sienne, son coeur s’apaise, il en imaginerait presque pouvoir s’endormir facilement, ce qui ne lui est pas arrivé depuis un moment. Un léger sourire monte sur son visage, il a l’air serein, il est bien, tellement bien qu’il en pleurerait.




※ ※ ※ the road seems far and you may shed tears with a sad heart. but until the day everything becomes a memory
let's be each other's resting place
avatar
date d'installation : 25/11/2017
messages : 170
pseudo : oska, judas, savage princess
avatar + © : Joy
ice and fire (ava) ; crack in time (sign) ; solsken (icone)
emploi/études : seiyu & bairmaid

Voir le profil de l'utilisateur
Lun 11 Déc - 19:59
aren't you the last one who cares?
EXORDIUM.
(aesthetic) Rio ne voit pas la gêne que son entrain soudain à put jeter dans l’appartement. Elle ne voit rien, trop occupée à se réjouir. L’alcool lui brûle la gorge et fait chauffer ses joues. Mais ce n’est pas grave parce que c’est trop bon. Parce qu’il est là. Parce que Rio est trop heureuse pour se soucier du reste. Sans se rendre compte que son comportement n’est pas loin de ce qu’elle qualifie d’égoïsme. Bien que sa définition de l’égoïsme soit un peu viciée et étriquée lorsqu’il est question d’elle. Trop gentille pour se soucier d’elle-même. Mais là ce n’est pas pareil. Car quand il est question d’Ichiro, la frontière de ce qui est bon ou mauvais devient flou. Parce que Rio est une jeune femme amoureuse.
Elle grimace malgré elle lorsqu’il emporte toute la vaisselle. C’est à elle de la faire. Il travail tellement alors qu’elle ne fait pas grand-chose de ses journées en comparaison avec un interne en médecine. Et dans il ne lui vient pas une seule seconde l’idée que c’est une juste répartition des choses. Elle fait la cuisine et lui fait la vaisselle. Cela dit, ça lui fera une bonne raison de se voir demain lorsqu’il lui rapportera ses boites. Cette pensée la fait glousser comme une idiote pendant qu’Ichiro est encore dans la cuisine. Et lorsqu’il revient cette idée, pourtant anodine, est encore gravée dans l’esprit de la jeune femme. Elle a les joues légèrement rosées. Un doux mélange d’alcool et de pensée au romantisme prononcé. Rien de déplacé. Même dans sa tête Rio n’est que pureté et innocence. Et ce n’est peut-être pas plus mal comme ça. Parce qu’elle n’arriverait surement plus à le regarder si ses fantasmes prenaient une tournure plus adulte.

Elle le suit en essayant de ne pas sautiller. Elle regrette que le canapé ne soit pas un peu plus petit pour avoir une bonne raison de ne pas se coller à lui. Qu’ils se touchent sans que ça ait l’air suspect. C’est comme effectuer un calcul savant. S’assoir suffisamment près pour ressentir la chaleur de son corps mais pas trop même. Avoir une position confortable sans trop avoir l’air de prendre ses aises, pour maintenir une certaine illusion de féminité. C’est ce qu’elle se dit en tout cas. Et soudainement le vide. Son esprit n’est plus qu’une grande page blanche. Son cerveau arrête de fonctionner. A quoi bon prendre tellement de précaution s’il vient prendre sa main ? Elle ne s’est jamais sentie aussi proche d’Ichiro. Elle reste immobile. Elle a peur de bouger ou parler. Comme si ce moment allait disparaitre. La peur que la bulle explose et que le chemin la distance qu’elle a parcourue se creuse de nouveau. Alors elle sourit en silence. Le sourire aux lèvres.

[…] La bouteille est presque vide. Rio n’est plus sûre que ce moment silencieux à se tenir la main est vraiment réel. Elle ne voit pas trouble ni ne titube mais ses pensées ne tournent plus rond. Le regard brumeux elle se tourne vers Ichiro. Plisse les yeux pour mieux le regarder. Elle est prise de l’envie de le toucher. Pour vérifier s’il est bien là. Il y a un truc qui cloche et qu’elle ne pourra pas élucider si elle ne fait que le regarder. Elle passe son temps à le regarder et rien n’a vraiment changé. Sans trop réfléchir, elle tend le doigt et l’enfonce doucement dans la joue du garçon. Elle plisse les lèvres mais ne dit rien. Satisfaite elle retire son doigt comme s’il ne c’était rien passé. « T’es vraiment vrai hein ? » Elle demande, au cas où. Elle est en droit de se poser la question.





« Just love »
Some people care too much. I think it's called love.
©crackintime
avatar
date d'installation : 25/11/2017
messages : 329
pseudo : cosima
avatar + © : park bogum (c) faust (ava) (c) astra (signa)
emploi/études : interne en chirurgie.

i've lost all hope of ever getting better


dry tears and broken heart

Voir le profil de l'utilisateur
Lun 11 Déc - 20:16
aren't you the last one who cares?
EXORDIUM.
(aesthetic) Impudent, sûrement. Mais la chaleur qui remonte le long de son bras et qui se propage dans sa poitrine efface les cris de culpabilité, de regret ou les remontrances qui auraient pu se former. Il laisse sa main là, a l’impression de sentir les pulsations du coeur de la jeune femme dans le creux de sa main, peut-être bien que c’est son propre rythme cardiaque, ses notions de médecine ne lui sont tout d’un coup plus très utile. Il reste silencieux. Le temps s’étire. Si lui ne se ressert pas un verre, Rio semble s’y donner à coeur joie. Il ne lui fait aucune remarque, trop soucieux de ne pas briser le moment. Il se dit que peut-être, elle va se rendre compte qu’il lui tient la main, et vite la retirer. Il sent son regard mais ne le croise pas, tout impliqué à garder les paupières à demi closes et se détourner de la gêne possible. Il ne rouvre totalement les paupières qu’en sentant l’index de Rio s’enfoncer dans sa joue, et si celles de son amie sont rebondies, ce n’est pas vraiment le cas des siennes. Il vient croiser ses yeux, attend une explication, peut-être, même si le geste, en lui même, ne l’a aucunement surpris. Peut-être est-il à demi endormi, pour que tout se paraisse d’un voile familier, même les gestes les plus incongrus. Il accueille sa question avec un léger sourire. “Je crois bien, oui. Vrai de vrai.”

Qu’elle est mignonne, les joues rosées, le regard perdu. Son sourire s’agrandit un peu, bien qu’en réalité, il ne soit guère de grande envergure. On ne change pas le personnage. “Je crois que tu as un peu trop bu, Rio” ajoute-t-il en laissant son regard se poser sur les signes évidents qui transparaissent sur son visage. Il ne sait pas depuis combien de temps ils sont assis ici. Elle devrait dormir. Et son inquiétude brise le moment, ses doigts se dénouant rapidement des siens. Sa posture se raidit, et il vient la regarder plus franchement. “Tu devrais y aller. Je t’ai pris trop de temps.” les mots lui coûtent, il veut qu’elle reste là, jusqu’à ce que le soleil se lève et après encore. égoïste. Jusqu’au bout. Sa raison heureusement prend le relais, sans se douter de sa future défaite face à la ténacité d’une Rio alcoolisée.




※ ※ ※ the road seems far and you may shed tears with a sad heart. but until the day everything becomes a memory
let's be each other's resting place
avatar
date d'installation : 25/11/2017
messages : 170
pseudo : oska, judas, savage princess
avatar + © : Joy
ice and fire (ava) ; crack in time (sign) ; solsken (icone)
emploi/études : seiyu & bairmaid

Voir le profil de l'utilisateur
Lun 11 Déc - 21:50
aren't you the last one who cares?
EXORDIUM.
(aesthetic) Elle n’a pas réalisé qu’il n’y a qu’elle qui boit ou presque. L’alcool occupe son esprit. Evite de penser à cette main qu’il ne veut pas lâcher. A la chaleur qui se propage dans tout son corps. A l’envie de lui demander de rester, pour toujours. Elle voudrait ne jamais lâcher sa main. Ne jamais le quitter. Les pensées s’entremêlent dans la tête de Rio qui ne fait plus le tri. Ne juge plus ce qui est judicieux ou mauvais de faire. Elle se dit que ce garçon est un peu trop parfait pour elle. Qu’elle n’a rien fait dans sa vie pour mériter ça. D’ailleurs le karma le lui rend bien en mettant un garçon comme Ichiro sur sa route. A la portée des ses mains et pourtant inaccessible. Si parfait que Rio en vient à se demander s’il existe vraiment ou pas. Elle pourrait très bien délirer. Après tout elle est un peu saoule. Tout est possible. Alors pour vérifier elle exécute un test physique avec contact. Le résultat est positif mais la jeune femme doute toujours. Comme n’importe quel scientifique elle se doit d’enquêter pour être sûre. On ne valide pas une hypothèse après un seul essaie. C’est pour ça qu’elle se renseigne à la source. Et peut-être que s’il est une illusion il lui dire la vérité. Deuxième test positif. Ichiro est bien réellement et elle est bien perchée, aussi. Elle hoche la tête. Comme si elle rangeait une précieuse information dans un coin de son cerveau. Parce que c’est vrai que ça peut être utile à savoir, que Saito Ichiro existe pour de vrai. Si jamais elle doutait encore.

AH NON. Elle n’est pas d’accord. Elle ne veut pas rentrer. Elle ne veut pas lâcher sa main. Elle le regarde avec un air de chien battu. « Tu veux que je parte ? » Pauvre enfant qui ne fait plus la part des choses. Et l’idée qu’il puisse essayer de la mettre à la porte réveil quelque chose en elle. Un petit quelque chose caché au fond du cœur de Rio. Un vieux démon qu’il est mieux de garder endormi. Son regard change. Moins doux qu’à l’accoutumée. Elle lâche la main d’Ichiro et se met à quatre pattes sur le canapé. Pose une main tout près de la cuisse du garçon. Ne le quitte plus du regard. Une étrange flamme de détermination brûle dans ses yeux – un peu comme quand on fait flamber une crêpe au Grand Marnier. « Tu vas pas te débarrasser de moi comme ça. J’y suis, j’y reste. »





« Just love »
Some people care too much. I think it's called love.
©crackintime
avatar
date d'installation : 25/11/2017
messages : 329
pseudo : cosima
avatar + © : park bogum (c) faust (ava) (c) astra (signa)
emploi/études : interne en chirurgie.

i've lost all hope of ever getting better


dry tears and broken heart

Voir le profil de l'utilisateur
Lun 11 Déc - 22:24
aren't you the last one who cares?
EXORDIUM.
(aesthetic) Elle lui pose une question. Ses cils battent. La façon dont elle le regarde est tout à fait perturbante, et il est extrêmement difficile pour lui de continuer à la regarder. Il essaie de lui dire que ce n’est pas son intention mais ce qui sort de sa bouche ne semble pas très clair, et il abandonne rapidement. Ichiro ne la reconnaît pas, et les idées de regret montent rapidement dans son esprit. Il n’aurait pas tant dû la laisser boire. Pourquoi ne dit-il rien? Pourquoi ne bouge-t-il pas ? Figé. Ses membres en béton. Et elle le regarde, avec des grands yeux de biche, jusqu’à faire fondre l’intérieur de son ventre d’une manière qu’il ne se connaît pas. L’alcool ne me réussit pas. Lorsque la jeune femme change de position, il est obligé de détourner le visage violemment. Son coeur bat à toute allure. Panique à bord. Son cerveau, d’habitude si performant, semble avoir pris la poudre d’escampette. Des mots apeurés semblent tourner en boucle dans sa boîte crânienne, et il n’est que trop conscient de la main de Rio tout près de lui. Calme toi, ce n’est que Rio., même s’il ne sait pas exactement pourquoi son corps est dans un état qui doit nécessiter d’être calmé. Il se rend compte qu’il a retenu sa respiration un peu trop longtemps, et laisse un long soupir lui échapper. “Mais tu…” commence-t-il à protester, mais les mots se perdent. Si Ichiro parle peu, en général il parle bien, mais pour une raison qui lui échappe rien de ce qu’il connaît ne semble être à l’appel. Ses paupières se ferment. Il n’entend plus que le bruit de son coeur. Assourdissant. Il craint de faire une attaque. Peut-être que c’est ça qui se passe. Il a une crise cardiaque.

Voyant qu’aucun engourdissement ne semble prendre part de ses membres, bien au contraire, il rouvre les yeux et décide de ne pas se laisser emporter par la situation. Ce n’est pas comme lui de laisser de si petites choses le faire tomber à la renverse. Il se promet rapidement de ne plus boire, du tout, du tout. Pourtant il n’a pris que quelques verres. Rio, quand à elle, s’est enfilé toute une bouteille.

Il tourne le visage vers elle. Bien trop proche. Mais pas question de détourner le regard, il faut faire preuve d’un peu d’autorité. Il attrape son bras. “Rio.” dit-il d’un ton qu’il espère être assez dur “Il faut que tu aille te coucher. Tu ne vas pas dormir là, si ?” demande-t-il en croisant son regard, ses entrailles recommençant à faire des siennes. Je suis en train de mourir, je suis en train de mourir, ça y est, et je n’ai même pas terminé mes études, quelle triste fin. Il déglutit difficilement et passe sa main dans le dos de Rio pour remonter son pull, afin d’éviter qu’elle ne lui présente un spectacle qui n’est pas censé être pour lui. Dans l’action, il frôle la peau de son dos, brûlante, et sent son bas ventre frémir. Il déglutit à nouveau, mais sa bouche est bien trop sèche. “Ne fais pas l’enfant” dit-il finalement, espérant de tout coeur qu’elle ne prenne pas sa phrase trop au sérieux.




※ ※ ※ the road seems far and you may shed tears with a sad heart. but until the day everything becomes a memory
let's be each other's resting place
«Contenu sponsorisé»
Contenu sponsorisé
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
EMOJIS & CIE  ::  :: shinjuku :: résidences-
Sauter vers: