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  everything is weird and uncomfortable ft. noa

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TOKYO AND ME


MessageSujet: everything is weird and uncomfortable ft. noa   Lun 11 Avr - 21:49

save the day ft. noa

Un souffle des abysses de ma gorge surgit d’entre mes lèvres, la différence de niveau sonore entre la librairie et le restant du monde extérieur me laisse perplexe, me vaut un désagrément mental. Mes doigts se posent et massent délicatement mes tempes parce que j’ai toujours cru que ça apaiserait mes maux mais c’est probablement psychologique. Rien que pour ça, je continue en faisant mon chemin vers le centre commercial. J’avais décidé d’y passer pour satisfaire mes réserves de tisanes et d’huiles essentielles. Je me sens telle une grand-mère intérieurement, voulant accélérer le pas pour rapidement retourner à mes livres mais mes gambettes m’emmerdent et mes muscles me tirent de courbatures.

Alors je traine le pas le long des allés, je cogne mes épaules à des passants, les frotte sur les murs pour éviter les collisions, mais j’ai plus trop envie de salir mes fringues alors je me retrouve de nouveau dans la foule et c’est dur de passer outre la cacophonie humaine d’un endroit aussi prisé.

J’aurais dut tracer ma route au concept store pour ne pas trahir mes habitudes, mais les différentes animations éparpillées dans le centre ont barrées des routes et je me retrouve au milieu de nulle part, perdu et désespéré de me tailler d’ici. J’abandonne un moment  et pose mes reins contre une rambarde. Trois souffles et un regard plus tard, ma migraine reprend et je lève la tête pour cracher sur le destin et pour éviter un deuxième regard. Mes sens me titillent et c’est plus fort que moi, je retrouve la silhouette de Noa au loin, ses courbes parfaites et ses angles trop bien tracés trop droits.

C’est mauvais, c’est vachement mauvais. J’envisage de fuiter cet endroit pour retourner au boulot. La sortie me sourit droit devant et un ricanement malicieux résonne en moi – avec une once de remord de l’éviter, avec un peu de pitié pour l’homme que je ne suis pas.

On me donne un prospectus au passage et j’ose pas refuser, les mains affreusement libres sans excuses de ne pas chopper le bout de papier entre mes doigts. Bien rapidement, c'est le commercial qui me sors son discours de tête. Ah, puisque vous avez pris ce papier, laissez-moi vous expliquer que- Je ferme les yeux, peut-être dans un minime espoir de les rouvrir dans un univers alternatif où on me fout la paix, ou peut-être juste dans mon concept store. Si le monde avait été conçu de cette manière il y a bien longtemps que je ne serais plus à Tokyo. Alors j’écoute, les mots coulent de mes oreilles et mes paupières s’élèvent à ce cliquètement plus bas. Mon regard tombe sur la même personne qui m’avait fait son discours, et son sourire est trop grand pour être bon et son étreinte autour de mon poignet me vaut une expiration trop profonde que j’en aurais tapé une crise.

Une menotte. Ok. Calme. J’aurais dû m’en douter, coincé au milieu des animations. Mauvais jour mauvais moment mauvais endroit. Le désarroi sèche sur mon visage et sombre dans mes pupilles, mon regard glisse le long de la corde de la menotte sur ma main gauche et il a fallu que je développe une aise pour la main de Satan, nique.

Et il a fallu qu’à l’autre bout de la corde, un mètre et quelques plus loin, je retrouve les douces amandes de Noa.

Ça aurait pu être une bénédiction mais le contexte est tellement moisit qu’un énième soupire m’échappe et j’attrape alors la corde tombante dans ma main pour la ramasser et m’approcher de ma… compagne ? Une fois trop proche d’elle, il m’aurait fallu cinq ou six cachets pour calmer les battements de mon cœur et je me vaux une remise en question.

« Salut, » Ma voix sort roque pour avoir été renfermée trop longtemps. J’aurais pu avoir une meilleure approche mais la pression autour de mon poignet m’arrache presque une crise de nerfs. « T’as pété un miroir ce matin ? Ou alors t’as pensé treize fois à moi dans la journée et voilà où on en est ? »

Y’a des sourires autours, des regards attentifs et intéressés, des sifflements et apparemment sa bande de potes qui s’étale au loin. J’ai plus que ma fierté pour me garder debout. J’empoigne la corde du côté le plus rapproché de son poignet et la tire dans une allée à l’égard d’une foule divertie et bruyante et, ah, du calme, c’est tout ce dont je rêvais. « J’ai pas trop compris le délire, mais j’ai un boulot à reprendre et une vie à mener donc ça, » j’élève brusquement nos poignets au niveau de nos regards. « ...bah écoute ça m'emmerde vachement. »
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MessageSujet: Re: everything is weird and uncomfortable ft. noa   Lun 11 Avr - 23:59

ugh





Elle étouffait dans cet appartement, elle en avait déjà fait part à sa meilleure amie, pourtant elle n’arrivait pas mettre un pied devant l’autre jusqu’à l’adresse de cette dernière, comme si elle avait peur de s’effondrer. Ce n’est pas comme si c’était quelque chose dont elle pourrait avoir honte en compagnie de Moe mais comme beaucoup de choses insignifiantes ces derniers jours, ça trotte dans sa tête. C’est peut être pourquoi aujourd’hui elle a décidé de sortir un peu avec des amis qui ne se poseront pas plus de questions que ça ; c’était ce qu’elle voulait, que personne ne se préoccupe de savoir si ça a réellement ou pas, qu’on ne fasse pas attention. Oh, elle sentait bien que si elle allait chez Moe d’une façon ou d’une autre, elle craquerait probablement sans s’en rendre compte. Dans ce cas-là elle ne préférait pas y aller, pas tout de suite, pas avant de devoir quitter Tokyo avec elle pour quinze jours ; tout ce qu’elle voulait c’était un petit coin de soleil avec sa meilleure amie à l’heure actuelle. Et pour être honnête, peut être que c’était ce dont tout le monde devait rêver.

Alors elle est là, mais elle n’est pas vraiment là, et parfois un sourire se dessine sur ses lèvres ; et ça cause ça cause. Par miracle des fois, elle arrive à suivre et fait l’effort de se concentrer. Progressivement elle sent qu’elle arrive à revenir au moment présent, qu’elle remonte à la surface et elle oublie tous ses problèmes pendant ce déjeuner dans un restaurant ; toutes ces questions trop compliquées s’effacent de son esprit, ce tunnel noir dont elle ne voyait pas la fin, tout s’efface et alors son éternel sourire revient à la charge ; toute cette agitation la garde occupée, trop occupée pour revenir à ce qui lui donne d’éternelles migraines. Quelques heures s’écoulent et elle ne pense même plus à son emploi du temps à l’agence ; oui, parce que c’est là-bas qu’elle devrait être, et si son manager savait, alors il serait probablement là, à lui parler de l’importance de ce contrat qu’au départ elle voulait plus que tout. L’art de détruire les choses, c’est tout ce qu’elle maîtrisait ces derniers jours, détruire avant que ça ne finisse par la toucher d’une façon ou d’une autre.

Marchant le long de l’allée dans le centre commercial, il y a tellement de monde ici, sa main s’accroche par réflexe à celle de son amie histoire de ne pas la perdre. Elle croise le regard d’une femme qui raconte tout un blabla et ses amis tombent pour ça, totalement dans le panneau, parce qu’ils ont du temps à perdre de toute façon, vu n’est pressé aujourd’hui, Noa l’oublierait presque. Dans un léger haussement d’épaules, elle accepte elle aussi bien que moyennement emballée. Seulement si ses amis y participent elle ne fera pas la gueule pour autant. Puis dans toute cette foule elle reconnaît un visage familier ; elle ne l’a pas vu depuis un moment, parce qu’elle a décidé de devenir un fantôme. Alors peut être qu’elle le regarde un peu trop longtemps, peut-être même qu’elle le dévisage sans le vouloir. Avant même qu’elle n’ait le temps d’y repenser, les paroles du jeune homme la ramène à la réalité.

Ce sont ses paroles, d’habitude, c’est elle qui dégaine la première, alors comprenez si elle ne réagit pas tout de suite. Pendant quelques secondes, elle semble absente, comme si elle assimilait encore la situation. Puis la seconde d’après, il est déjà trop proche. Ou peut être qu’elle n’a tout simplement pas tout suivit. Doucement, elle inspire, parce qu’elle en aurait presque oublié de respirer, puis tout rendre dans l’ordre, Noa redevient Noa ;

Noa – Parce que tu crois que ça me fais plaisir de te voir ? Abrutit ! Tu vois, à la limite, si j’ai vraiment cassé un miroir, ou que je suis passée sous une échelle, je te refilerais ça, je te refilerais tout ! Je t’entrainerais dans ma chute ; C’est le seul truc que je partagerais avec toi. Puis ça ferait un imbécile de libraire en moins. Elle marque une pause avant d’ajouter en faisant le plus de pas possibles jusqu’à ce que la corde tire Et puis quoi encore !


Et puis agitant le bras libre elle tente d’attirer l’attention de la femme qui l’a foutue dans ce pétrin mais elle fait comme si elle ne l’avait pas entendue ;

Noa – Excusez moi ! J’ai changé d’avis, je peux pas rester avec lui ! Ca va pas être possible je-

Amie – Noa, tu dois retrouver les clés cachées dans le centre commercial, sinon, les menottes ne s’ouvriront pas avant deux bonnes heures

Noa – Deux…- Non non non, tu comprends pas, il- elle dit en le désignant subtilement de sa main menottée, ce qui fait vivement bouger la corde

Amie – Si j’étais toi, je me dépêcherais ! Elle dit en s’éloignant


Et la jeune femme ne peut rien faire d’autre que la regarder partir avec une mine légèrement désespérée. Un soupir quitte ses lèvres et au moment même où elle a l’intention de partir, elle se souvient à quoi elle a été attachée. Elle passe alors la main sur son visage. Qu'est-ce qu'elle a bien pu faire de mal pour mériter ça encore ?

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MessageSujet: Re: everything is weird and uncomfortable ft. noa   Mer 13 Avr - 2:42

save the day ft. noa

Ça aurait pu être n’importe qui. N’importe qui, vraiment ; la gamine qui pleure en fond sonore ou un vieux desséché passant. Barack Obama ou Paris Hilton. Treize millions et des poussières d’habitants à Tokyo et c’est à une acquaintance aussi déplaisante que Kim Noa que je me retrouve menotté. Y’a un truc qui m’échappe et c’est surement mon sang froid quand la demoiselle ouvre sa grosse bouche et hurle ses malédictions au cœur de mes tympans. Ça m’extirpe une grimace et y’a rien qui m’empêche de lui exposer directement. Sa voix m’aurait presque manqué si ça avait pas été pour la haine qu’elle déverse sur mon existence à chaque syllabe. Il y a bon nombre de choses qui m’aident à me calmer et la voix de Noa en faisait partit jusqu’à il y a peu. Too bad.

Son excitation sur la corde s’agite et ça commence un tantinet à me les casser et ça risque de s’allonger sur les deux prochaines heures de ce que j’en ai compris. J’ai un gros doute quant à la collaboration qu’on réussira à avoir pour finir ce jeu et répondre aux attentes des animations du centre commercial… profondément en moi je cherche le but d’avoir organisé une telle activité et ça résonne dans mon esprit qu’il peut y avoir une bonne récompense à la clé. Un sourire s’arrache sur un coin de mes lèvres mais la foule m’empêche de penser plus longtemps. La détresse sur le visage de Noa étire mon rictus.

« Arrête de pleurnicher, je t’ai connu plus fière que ça Noa. » Le calme reprend sur mon visage et ma voix s’adoucit parce qu’on réussira pas à communiquer autrement, et c’est notre seul moyen de déceler nos poignets. « Y’a surement un prix à gagner. Tu pourras tout garder, laisse-moi juste allez faire mes courses. » Et c’est pas une paire de menottes et une pissbaby sur le dos qui risquent de me barrer ma route vers mon concept store.

Emporté dans un mouvement quelque peu égoïste, je n’attends pas la réplique de Noa pour faire ma vie et dirige le pas vers ma destination.
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MessageSujet: Re: everything is weird and uncomfortable ft. noa   Mer 13 Avr - 21:56

ugh






Elle le regarde et se dit qu’elle ne devrait pas être autant dévastée par sa présence, même si ça fait longtemps. Peut-être qu’elle le dévisage toujours inconsciemment sans s’en rendre compte. Honnêtement si ce n’était qu’une affaire de menottes, elle ne serait même plus là, elle serait peut-être au bout du monde. Il n’y a pas de quoi être dévastée, ça existe les histoires qui ne fonctionnent pas, c’est ce qu’elle s’est dit pour garder son calme. Elle finit par détourner le regard la première, s’intéressant soudainement plus à cette corde. C’était irritant mais elle avait l’impression d’être une enfant à côté de lui, pourtant elle ne pouvait pas s’en empêcher. Secouant doucement la tête, elle relève la tête vers lui quand il parle d’aller faire ses courses ;

Noa – Et pourquoi je devrais-

Elle n’a pas vraiment le temps de temps de finir sa phrase qu’elle sent qu’elle ne pourra pas rester sur place, peu importe si elle traîne les pieds. Un soupir à peine audible s’échappe de ses lèvres quand elle sent qu’elle est obligée de presser le pas, mais n’ayant pas envie de marcher à ses côtés, elle garde la distance maximum entre eux… Il lui faut un moment pour réaliser que ce n’est pas une si bonne idée, que ça gène les passants, qu’il y a trop de monde et elle se retrouve à marcher à côté du concerné. Une moue contrariée que l’on voit rarement s’installe sur son visage quand elle sent son épaule frôler la sienne. Peut être parce qu’à cause de ça, des bribes de souvenirs apparaissent à nouveau dans sa mémoire ; des lèvres qui s’effleurent, deux souffles qui se mêlent dans le froid. Mais elle revient bien vite.

N’allez pas penser qu’elle est aigrie au moment où elle tente de lui faire un croche-pied, ou que c’est son kiff de le voir souffrir. Non non, elle veut juste voir autre chose qu’un sourire sur son visage, parce qu’il est bien trop heureux. Alors le simple fait de le voir presque tomber et se rattraper suffit à la rendre heureuse intérieurement, et elle détourne le regard comme si de rien n’était.  

Noa – Depuis quand ce genre de jeux t’intéresse de toutes façons ? Je pensais que c’était pas ton truc, que t'aimais pas les gens, que tu préférais les livres...


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MessageSujet: Re: everything is weird and uncomfortable ft. noa   Lun 18 Avr - 2:12

save the day ft. noa

J’ai l’habitude de casser, des verres et des meubles, des milles et des cents et des gorges et des bras. On attribue la maladresse à mon nom et si ça avait été un royaume, j’en roulerai sur mon trône pété en deux. C’est jamais volontaire. C’est toujours ma dernière table Ikea qui se casse la gueule ou la vaisselle de ma grand-mère qui finit pleurante sur le sol, mais quand la volonté y est c’est comme si mes mains étaient faites de plumes et que Dieu m’avait gracié d’une impossibilité à détruire. J’ai scruté les menottes pendant un moment et j’ai essayé, discrètement, de les casser. J’ai dû abandonner  si je tenais à une quelconque image masculine et crédible. Je me suis contenté de relever la tête et endurer, y’a pas d’autre moyen. Si ce n’est se couper la main, mais vraiment, non.

La foule nous rapproche et nous bouscule et ce n’est plus les contacts avec Noa qui me dérangent, mais l’incapacité de pouvoir y répondre. J’aurais pu l’englober d’une étreinte pour la protéger du monde, pour marquer une possessivité extrême en publique parce que c’est toujours quelque chose qui booste ma confiance, mais je garde ma main libre enfouie dans ma poche et l’autre, menottée, lasse le long de mon corps. J’essaye de croire à ma maladresse de retour plutôt qu’à un croche patte volontaire de la blondasse à mes côtés quand je trébuche et manque de l’emporter avec moi. Sa jugeote me laisse perplexe. « Depuis quand ce genre de jeux t’intéresse de toutes façons ? Je pensais que c’était pas ton truc, que t'aimais pas les gens, que tu préférais les livres... »

Mon regard se plisse sous mes paupières et son quasi reproche m’arrache un nerf. « Aux dernières nouvelles j’ai pas choisis de coincer mon poignet là-dedans et toi non plus. A moins que… » Une pensée me traverse l’esprit et c’est mauvais, ça me fait hausser un sourcil. Je jette un regard à Noa. Elle aurait très bien put sauter sur l’occasion de me voir ici et organiser tout ça, bien qu’elle se cachait jusqu’à présent sous le statut de fuite. Les femmes sont encore un spécimen qui m’échappe. «T’aurais pas organisé tout ça juste pour assouvir ton fétiche de me voir en menottes ? Pas besoin d’un centre commercial tu sais. » Ma langue fourche, et ça me rappelle notre première rencontre trop fugace trop mauvaise.

La foule le bruit et les veines qui se compressent sur le dos de ma main me font divaguer, j’essaye de coller mon regard autre part que sur le bout des lèvres cerise de Noa. J’essaye de guider mes pas lourds vers la boutique mais le chemin m’a l’air plus long que d’habitude et les divinités en haut se jouent de moi et de mon moral au plus bas. «J’ai jamais fait de chasse au trésor » Avec les clopes de mon paternel et les bouteilles de ma maternelle, peut-être. « je compte sur toi pour trouver les clés, rapidement. »
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MessageSujet: Re: everything is weird and uncomfortable ft. noa   Mar 19 Avr - 15:12

ugh






Elle qui ne voulait collectionner que les moments de bonheur ; qu’est-ce que c’était ça ? Honnêtement, elle ne savait même pas si elle devait, pouvait être heureuse de voir le jeune homme. Alors, dans un mécanisme d’auto-défense, elle avait préféré choisir l’options où elle se souvenait de comment cette relation avait prit fin et pourquoi surtout ; et elle se souvenait de la raison pour laquelle elle n’était pas si heureuse que ça de le voir. D’ailleurs pour être encore plus précis, elle ne le regarde même pas ; elle n’a pas envie d’être frappée par d’autres souvenirs que son cerveau stocke pour lui ressortir parfois, comme ça, comme pour lui dire « hé, tu te souviens de lui aufaite ? ». Comme si elle avait besoin de ça en ce moment. Si elle se noyait dans des tracas comme ceux-là alors elle ne remonterait plus à la surface ; ce serait le coup de grâce, la cerise sur le gâteau, le comble. Alors aussi simplement que ça, elle ne le regarde pas.

Mais rapidement elle change d’avis et reporte son attention sur lui avant de le frapper au niveau de l’épaule, parce qu’elle en avait envie, et surtout parce qu’il l’avait bien cherché. Mais elle se doute bien que ça ne doit pas faire mal de toute façon.  

Noa – Oh, sois pas stupide…

Elle préfère ne pas entrer dans son jeu, mais n’étant pas douée pour garder le silence généralement, il faut que vous compreniez à quel point c’est difficile pour la petite dame de l’ignorer. Puis encore plus quand elle est attachée à lui, littéralement, avec ces menottes. Un soupir à peine audible s’échappe de ses lèvres.

Noa – Parce que tu penses que c’est mon truc les chasses aux trésors ? On est pas dans la merde elle dit en secouant la tête avec un faible sourire désespéré de vouloir se débarrasser de ces menottes.

Elle regarde autour d’elle, son esprit est remplit de poussière faite à partir de souvenirs, soudainement. C’était pourtant facile au départ, de couper les ponts, de partir, de marquer ses limites, prendre ses distances ; c’était facile et maintenant il y a un arrière-goût d’amertume qu’elle n’est pas en mesure de comprendre, et qu’elle ne veut pas comprendre. Elle pose le regard sur une boîte colorée et presse alors le pas pour aller vers celle-ci et l’ouvrir. Elle y retrouve alors une des clés à retrouver et un bref sourire se dessine sur ses lèvres l’espace d’un instant. Elle regarde alors la corde et insère la clé dans le numéro qui lui correspond, mais ce n’est pas vraiment ce qu’elle attendait qui se produit. Non non, la corde devient simplement moins longue d’au moins trente centimètres, réduisant alors la distance entre eux.

Noa – Attends… Alors c’est la dernière clé qui est censée ouvrir ce fichu-…


Elle comprend alors enfin dans quel genre de situation elle se retrouve.



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MessageSujet: Re: everything is weird and uncomfortable ft. noa   Lun 30 Mai - 1:25

save the day ft. noa

C’est tout un monde qui se retourne et se fout de nous, ce nous qui n’existait plus, qu’on avait choisis de ne plus faire exister. Un très petit nous fugace et fragile mais qui n’avait jamais lâché prise de mon esprit et qui n’avait jamais laissé indifférent quelques battements de mon organe vital. J’aurais payé des milliards pour m’incruster dans les pensées de Noa et savoir si elle pensait à ce nous d’autrefois, pour chercher une once de regret dans son corps et peut-être me rassurer de cette réciprocité. J’essaye, avec quelques coups d’oeils et essayant de ne pas trahir mon horoscope. Si j’en suis mes courtes analyses de la gente féminine, si elle me haïssait vraiment jusqu’à la moelle, elle aurait déjà pendu ses cordes vocales aux lampadaires et étalé son sang par terre. Or, j’aurais beau vérifier, elle est de toutes pièces et l’expression sur son visage en serait presque sereine.

Noa se remet à s’agiter. Je la laisse s’évader non loin et je la suis derrière, le pas las, gardant un œil sur la corde pour conserver une distance telle qu’elle ne s’étirera pas et évitera donc que l’un d’entre nous se fasse trainer comme le dernier des caniches. Malgré ça, je ressens une certaine tension sur mon poignet et me laisse tirer par la corde qui se rétracte de… beaucoup trop à mon gout ? J’en sentirai presque mon espace personnel violé, mais quand je vois les centimètres qu’il reste sur la corde je réalise que mes peines risquent de s’étendre sur encore bien longtemps.

Après frustrante constatation que cette clé vient de nous gâcher la vie et que toutes ses copines feraient de même, je m’approche de Noa et attrape la clé pour la balancer dans un buisson artificiel non loin. « Dans les films c’est jamais la première clé la bonne… » Je reprends la marche d’un pas plus haleté, presque pressé. « ni même la deuxième ou la troisième. Au bout de sept ou huit on y arrivera peut-être. » Le peut-être résonne dans ma tête et  me fait oublier que je suis censé reprendre le travail dans quelques minutes. J’appellerai. Je trouverai une excuse bidon. Un sourire se crispe sur mes lèvres.

« Look, » Je lui lance un regard – j’essaye aussi de pas avoir l’air aussi nerveux que je le suis – puis détourne les yeux vers un étalage en hauteur. « C’est la même boîte. » C’est la même boîte qui pourrait nous sauver la vie ou nous enfoncer encore plus, là juste là, presque à portée de main si ce n’avait pas été pour le bon mètre au-dessus de ma tête.

Autant je m’élance sur mes jambes tel un étalon sur sa piste, autant faut arrêter de se foutre de ma gueule et nous balancer des obstacles comme ça. Je soupir sans gêne et me tourne de nouveau vers demoiselle.

« Tu te sens de monter sur mes épaules pour la chopper ou alors tu risques de m’étrangler entre tes cuisses ? » J’hausse un sourcil parce que j’ai pas trouvé meilleure mimique pour aller avec cette tournure. En anticipation de sa réponse, je pose un genou à terre et me tourne afin de lui offrir mon dos pour qu’elle y grimpe.
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MessageSujet: Re: everything is weird and uncomfortable ft. noa   Dim 5 Juin - 0:49

ugh







La main toujours élevée après qu’il lui ait prit la clé, la jeune femme ouvre la bouche mais se ravise. Bon. Peut-être qu’il n’a pas si tort que ça, sauf que ce n’était pas un film tout ça. Pas possible de zapper, pas possible d’éteindre, d’arrêter. Pas possible alors mademoiselle se contente de suivre. Silencieuse comme elle n’a jamais été ; elle passe sa main libre dans ses cheveux et jette alors un regard au concerné tandis qu’il ne la regarde pas et peut y apercevoir un bref sourire. Ce sourire est différent certes, de ceux qu’elle a pu voir mais étrangement, tout ça la renvoie assez loin dans le temps. Trop loin sans doute, alors elle décide de revenir vite et détourner le regard pour le poser sur la boîte indiquée.

Un sourire amusé vient se dessiner sur ses lèvres et tuer l’expression blasée qui s’était installée depuis qu’elle avait vu son visage pour la première fois. Puis alors dans un faible rire elle lance alors d’un ton à peine audible à l’attention du plus âgé ;

Noa – T’as l’air d’un abrutit…

Toutes fois, son sourire amusé s’estompe quand il se tourne vers elle ; elle n’a pas envie qu’il en soit témoin ou qu’il pense une seconde qu’elle s’amuse. Elle détourne le regard la première à nouveau et hausse alors les épaules d’un air nonchalant avant d’ajouter ;

Noa – Je verrai sur place si ça vaut le coup.

Elle se met à regarder ses chaussures et puis pose à nouveau son attention sur Yuuri avant qu’une légère moue s’installe sur son visage. Et puis alors elle finit par se lancer, sa main légèrement tremblante en cherche une autre qu’elle ne trouve pas avant qu’elle se retrouve tout en haut. D’ailleurs, un bon mètre quatre-vingt plus au moins un bon mètre soixante-dix, ça ne passe pas inaperçu, normal qu’elle commence à flipper.

Noa – T-tu… Tu me laisses pas tomber hm… Elle marque une pause et ajoute Yuuri je plaisante pas ! Elle dit en posant ses bras le long de l’étagère.

Puis alors elle se décide à lui faire passer la boîte d’une main avant de progressivement descendre. Noa n’a jamais été à l’aise avec les hauteurs, encore plus en shooting d’ailleurs. Rapidement elle teste la clé et rapidement il s’agit d’un échec de plus. Un soupir quitte ses lèvres alors qu’elle balance la clé qui termine son chemin sur un banc. Son regard croise alors le sien quelques secondes à peine avant qu’elle ne se concentre sur autre chose. Puis elle sent la corde qui les lie rétrécir encore un peu et elle panique, forcément.

Noa – On peut y aller maintenant ? Elle demande d’un ton légèrement impatient sans vraiment chercher ou attendre une réponse.

La marche reprend alors, d’un rythme un peu plus rapide cette fois, peut être aussi rapide que les battements de son cœur qu’elle n’arrive pas à maîtriser, ces battements de cœur qui l’exaspèrent. Elle mord légèrement sa lèvre inférieure, honnêtement, elle n’a plus envie d’être ici, elle en a assez. Marchant sans regarder, son genou fini par cogner dans un des bancs en bois, si elle croyait au karma alors elle commencerait à s’en vouloir d’avoir espéré que ça arrive à Yuuri. Pas aigrie, pas aigrie tu parles… A présent pliée en deux, la main posée sur son genou, elle reste silencieuse… Juste un court instant, marmonnant déjà d’un ton à peine audible des jurons à sa façon ;

Noa – Fichue saloperie de banc…



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MessageSujet: Re: everything is weird and uncomfortable ft. noa   Mar 28 Juin - 2:46

save the day ft. noa

Même ses mots les plus corsés apportent une certaine chaleur à mon cœur et une satisfaction à mon esprit. Pendant tous ces mois mit sous silence, je soupirais l’absence du son de sa voix, et même si ça avait été pour qu’elle me récite un livre sur la torture pratiquée au Moyen-Âge, j’aurais payé pour ses mots au creux de mes oreilles. J’aurais payé pour percevoir ses susurres ou pour me faire briser par ses cris, mais le manque s’est allongé et j’en suis venu à oublier comment sa voix sonne et se marie avec les mélodies des cigales en amour et à quelle puissance son rire pouvait alimenter l’éblouissement du soleil. Alors quand elle me traite d’abrutit, j’enregistre ça dans un précieux coin de ma mémoire.

Pourtant, elle semble alertée de la situation et me refuse le moindre rayonnement sur son visage et je ricane à ses efforts pour me cacher ses émotions. Et Dieu sait que j’aurais lâché prise sur ses jambes pour la faire payer de ses conneries et lui faire manger des remords amers, mais la petite musique du centre commercial me conserve dans une bonne humeur et dans les bons souvenirs plutôt que les mauvais.

Nos regards se croisent d’un désespoir alors que la clé nous lâche et que la corde se restreint encore une fois. J’ai déjà établis un certain quota de clé avant que je me mette à tenter d’exploser ces menottes et on se rapproche dangereusement de ce chiffre.

On reprend alors la marche et je jette un coup d’œil à la corde, assez longue pour me laisser respirer mais trop courte pour rétablir ce système de sécurité qu’on avait au début. Forcés à marcher côte à côte, ça accélère le rythme et c’est comme si je pouvais sentir Noa nerveuse à travers le lien qu’établis la corde entre nous. Si ça avait été une technologie rénovant qui fais qu’on ressent les émotions de la personne relié à nous par cette corde, mon Dieu que j’aurais été dans la merde, mort décédé et enterré depuis un quart d’heure déjà.

Je me retourne alors quand elle disparait de mon champ de vision et que la pression sur la corde me précipite accroupi à ses côtés.  « Hey, ça va ?.. Je suppose que non mais galanterie obligée. » Et c’est la dernière des choses que j’aurais dû dire. Je lui lance tout de même un regard concerné et je pose la main sur la sienne sur son genou. « Ecoute j’suis à deux doigts de péter les plombs là maintenant tout de suite et pas à cause des menottes. En partie, mais pas complétement. » Je me relève et tire sur la corde pour forcer Noa debout, la retrouvant à un niveau presque égal.

« Tu la sors d’où ta semi-haine pour moi ? Soit tu me fais la paix soit tu me fais la guerre, y’a pas d’entre-deux Noa. » Et je sais pas d’où je sors cet élan de franchise en plein jour en plein public, mais c’est mauvais et je le regrette bien vite, mais je garde mon regard fixé dans le sien et pointe un doigt au bout de son nez. « Nos souvenirs me pourrissent la vie. Tu me pourris la vie, Kim Noa. » Boum, j’en suis déjà à cinq heures de sommeil en moins, à trop penser à m’en ronger les ongles.
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MessageSujet: Re: everything is weird and uncomfortable ft. noa   Lun 25 Juil - 0:02

ugh







Noa – Depuis quand la galanterie a quoi que ce soit à voir avec toi ? Elle demande sur un ton légèrement ironique, tentant de s’accoutumer à la douleur qui finit par doucement s’estomper.

Doucement, elle écarte sa main de la sienne, un réflexe automatique probablement ne supportant plus le contact physique avec le jeune homme. Ce serait comme être touchée par une illusion… Puis après tout c’était suffisant pour Noa, il était déjà parvenu à toucher son âme une fois ; pour y faire fleurir des espoirs et cruellement les laisser faner.

Noa – Qu’est-ce que tu veux que ça me fasse Yuuri, on est dans le même bâ-

Elle sent la corde tirer vers le haut et se relève malgré elle, plissant légèrement les yeux à cause de la douleur qui finit par disparaître au bout de quelques secondes. Au moment où elle est sur le point de se plaindre, elle n’a pas le temps de placer ses lignes la première. L’ébauche d’un sourire se dessine sur ses lèvres, bien qu’elle ne soit absolument pas amusée par la situation, il s’estompe presque aussitôt lorsqu’il semble avoir touché un point faible ; comme un coup porté au niveau de son abdomen, elle perd de son dynamisme, comme si elle manquait de souffle soudainement... Au dernier moment, elle réaliste que l’émotion est d’un trop grand luxe pour une situation pareille et secoue doucement la tête ;

Noa – Non, je ne vais pas aborder ce sujet avec toi... Elle marque une courte pause et ajoute avant qu’il n’ait le temps de trop en dire Tu as eu ton moment d’égoïsme, alors maintenant c’est à mon tour.


Elle reprend alors la marche avant de s’arrêter et rajouter ;

Noa – Tu as l’impression que tu vas y rester pas vrai ? Tant mieux ! Et quand ces souvenirs t’étoufferont au beau milieu de la nuit, je serai aux premières loges. Elle inspire légèrement ajoutant T'es qu'un putain d'égoïste Yuuri ! -Imbu de lui même par dessus tout- tu trouveras un moyen de survivre ! Les personnes comme toi ne crèvent pas d'amour après tout.






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everything is weird and uncomfortable ft. noa
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