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B I T T E R (naoki)

«Kinoshita Asae»
damnée
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date d'installation : 27/11/2017
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pseudo : JEUNESSE DU FAUVE
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emploi/études : professeur de musique; harmonie sensuelle, tu joues de tes doigts fins d'envoutants sortilèges devant toute sorte d'étudiants

fetish
you got a fetish for my l o v e,
i push you out and you come right back,
don't see a point in blaming you,
if were you,
i'd do me too,
you got a fetish for my love

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Dim 7 Jan - 21:05



B I T T E R


le verre en main, asae contemple la scène. des rires, des cris, des larmes. elle observe, souffre, car elle sait qu’un destin pareil n’est pas fait pour elle. non, elle n’était pas née pour ce bonheur suprême. son mariage à elle, n'est que grande peine. un pacte. un contrat. rien de plus. rien de moins. asae n'est rien de plus qu'une enveloppe vide, et en elle, s'abrite toute son amertume. désormais, elle est sa chose, sa fiancée, sa femme. une parfaite épouse ; un vulgaire rôle qu'elle manie à la perfection, et pourtant dans chacun de ses mouvements elle se trahit, dévoilant ses rêves latents. asae veut partir, fuir cette terrible séquence d’une vie heureuse. c’est insupportable. pourquoi était-elle venue d’ailleurs ? elle le sait pourtant, rien de tel ne se produira. et aucun appel à l'aide ne la sauvera. prisonnière de cette douloureuse chimère à contempler de loin la félicité flamboyante de certain. cette autre de son existence, celle qu'elle voudrait être, qu'elle ne sera jamais, qu'elle ne peut pas faire exister. aucun choix. elle doit être autre. et c'est le sourire souffrant qu'elle part loin des costumes noirs et blancs, loin de l'insouciance, loin de de cette joie qui agit sur elle douloureusement.

malgré les sentiers de cette impitoyable vie, asae trouve tout de même la force d'avancer. et l'esprit ailleurs, dans ce voyage intouchable, elle est là, présente et absente, hochant la tête de temps en temps, parcourant, l'âme errante, ce chemin de ses pas nonchalants, vers cette maison qui ne sera sans doute jamais la sienne. endroit sombre qui cache de longs tourments et des voeux insensés. l’amour, croit-elle, est une cause de peine extrême. pourtant, quand elle franchit le seuil de l’entrée, plane toujours en elle un petit air de doute et de mélancolie. avec le temps, peut-être, l’aimera-t-elle. avec le temps, peut-être, éprouvera-t-elle un semblant d’affection à son égard. un jour, sûrement, quand elle aura tout abandonné jusqu’à son être. « Je suis rentrée. » un, deux, trois, toujours ce même silence, écho de sa solitude. « Naoki ? » personne. pour une fois, elle est heureuse de rentrer.

cinq heure. nouvelle journée. dur est le réveil, triste est la réalité. asae s'éveille, lentement, tendrement, réveillée par un tapage nocturne. c'est difficile à entendre, mais elle perçoit distinctement des voix ; elle en est sûre, il s'agit de celle de naoki ainsi que le chant grossiers de plusieurs inconnues. « Naoki, c’est toi ? » aucune réponse. juste des rires, des bruits, un vase qui casse, à nouveau des rires, des chuchotements, puis le silence. asae s’approche, elle veut s’avoir ce qu’il se passe, fiancée sans doute un peu trop curieuse, sans réellement se soucier de ce qu'il pourrait lui arriver, de ce qu'elle pourrait trouver. lui. imbibé d’alcool un peu trop complice, et à ses côtés deux sombres inconnues. « Tu peux m’expliquer ce qui ne va pas dans ta tête ? Il est cinq heure du matin, dans trois heures tes parents arrivent, et tu ramènes deux putes à la maison ? »
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Jeu 25 Jan - 17:07



B I T T E R
« Elle est où ta nana Naoki ? » « Elle rêve de notre mariage ! » riai-je. « Maintenant la ferme et distribues les cartes ! » Mes pensées glissèrent alors sur le joli trophée que je me plaisais à exposer à mon bras, cette fiancée pourtant inattendue mais qu’indéniablement je possédais…. Comme tout le reste. Si son visage s’était imposé de lui-même dans mes songes, je le fis disparaître aussi rapidement qu’il était venu, les sentiments n’étaient pas de mise dans notre relation et je n’avais d’intérêt que pour sa plastique envoûtante. Qui pourrait prétendre ne pas être intéressé par les apparences ? Sans difficulté, j’oubliais ma jolie fiancée pour me concentrer davantage sur la soirée. Les rires tonitruants qui éclataient aux quatre coins de la pièce, le tabac qui embaumait les lieux et les esprits qui s’échauffaient déjà, poussés par l’alcool qui coulait à flot. La conscience s’effritait à mesure que les verres se succédaient, et je m’enfonçais dans une léthargie volontaire, plongeant dans les affres d’un monde frappé par l’illégalité. Le jeu et l’alcool n’étaient, néanmoins, plus suffisant et c’est à cet instant précis que les travailleuses de la nuit firent leur entrée, étirant davantage mon sourire lorsque je reconnus les habituées qui étaient embauchées pour cette soirée. « Je savais que je te trouverais ici ce soir Naoki… » Son regard glissa sur moi et je pus y déceler une lueur familière, celle d’un jeu de séduction auquel j’étais ravi de succomber. « Et donc ? Tu me cherchais ? » Elle planta ses iris dans les miens, prenant place à mon côté et posant sa main délicatement sur le haut de ma cuisse. « Toujours… » Les mots roulèrent sur sa langue avec une sensualité indécente dont elle ne manqua pas de faire preuve le reste de la soirée. Les cartes défilaient et les minutes s’égrenaient pour que la porte s’ouvre une dernière fois. Eirin s’agita soudainement et m’offrit un large sourire avant de me couver d’un regard amusé. « Naoki… » J’avais horreur du ton doucereux qu’elle employait, et mon état d’ébriété ne m’aidait en rien à garder mon calme. « Si tu veux quelque chose Eirin, cesses de faire l’enfant et parles ! » Mes paroles avaient eu l’effet d’une gifle, mais elle me connaissait suffisamment pour savoir comment retourner la situation en sa faveur. « Gardes donc tes forces pour plus tard, j’ai une nouvelle protégée à te présenter. La pauvre a dû escorter ce vieux M. Hashimoto depuis qu’elle est arrivée et j’envisageais de lui faire découvrir…. Disons autre chose. » Le sourire étira ses pulpeuses, et je compris sans difficultés ce qu’elle sous entendait alors qu’elle faisait glisser ses mains manucurées sur le tissu de ma chemise. « M. Hashimoto ? Et donc, tu veux lui donner un peu de chair fraîche pour palier à ce traumatisme ? » Ses longues mèches brunes se balancèrent alors qu’elle acquiesçait, relevant vers moi un regard mutin avant d’attraper mon col pour prendre possession de mes lèvres. Un baiser sauvage mais bref avant qu’elle ne m’entraîne vers sa nouvelle collègue. « Sakura… Je te présente Naoki. Et maintenant ? On va chez toi Naoki ? »

Le trajet en voiture fut un supplice, Eirin jouait avec moi alors que je tentais de rester concentré sur la route, elle fit glisser ses mains à la découverte d’un corps qu’elle connaissait déjà. Mais devant la porte de ma demeure, je reprenais le contrôle, entourant sa taille d’un bras, ouvrant la porte de l’autre je la poussais à l’intérieur, suivi de près par sa nouvelle recrue. Je me délectais de ses lèvres et son cou avec avidité, et à chaque pas, elle provoquait davantage ma virilité déjà dressée. Je ne vis pas tout de suite le meuble sur lequel trônait un vase qui n’avait d’utilité que son prix exorbitant, et qui se fracassa sur le sol. « Oups. » pouffai-je. Le rire d’Eirin fit écho au mien, et j’avais presque oublié qui elle était réellement. Glissant sournoisement sa main dans mon pantalon, enroulant ses doigts autour de moi avant de s’approcher pour venir murmurer directement au creux de mon oreille. « J’espère que l’alcool ne t’a pas affaibli… je n’aimerais pas que Sakura soit déçue… » Provocatrice invétérée, elle taquinait l’homme, un doute qui ne manqua pas de me faire sourire à nouveau, dardant mon regard sur sa collègue aux joues rougissantes. Mais notre conversation fut interrompue par la maîtresse des lieux, ma fiancée au yeux fatigués et ébahis devant la scène surréaliste qui se déroulait devant elle. Comment aurait-elle pu réagir autrement alors que son futur époux était en compagnie de deux femmes aux mœurs légères et dont l’une d’elles jouait avec l’instrument de son désir. Je n’eus pas le temps de réagir que les yeux d’Eirin s’assombrirent. « Fais la partir Naoki, nous sommes occupés. » Si elle pensait avoir une quelconque emprise sur moi, elle se trompait lourdement. Mais j’étais dans l’optique de passer la nuit avec mes deux conquêtes et son apparition eut le don de m’irriter. « Asae. Soit gentille et remonte te coucher. Fais donc comme si tu n’avais rien vu et ne t’inquiète pas, je serais à l’heure pour mes parents. » Je me voulais ferme et intransigeant, mais je n'oubliais pas non plus qu'Asae savait faire preuve de hargne lorsqu'elle l'avait décidé.



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