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r o u g e (hee jun)

«Kinoshita Asae»
damnée
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date d'installation : 27/11/2017
messages : 527
pseudo : JEUNESSE DU FAUVE
avatar + © : lee chaeeu + (tragie bb)
emploi/études : professeur de musique; harmonie sensuelle, tu joues de tes doigts fins d'envoutants sortilèges devant toute sorte d'étudiants

fetish
you got a fetish for my l o v e,
i push you out and you come right back,
don't see a point in blaming you,
if were you,
i'd do me too,
you got a fetish for my love

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Jeu 4 Jan - 15:10


R O U G E


un soupire se dessine. asae veut déjà rentrer. elle est fatiguée, lasse de ses soirées mondaines que son fiancé se donne tant de mal à organiser. les yeux abimés par ses sourires hypocrites, elle observe ces braves gens : des politiciens, des entrepreneurs, des procureurs, et même des ministres. la haute société réunie en un lieu. et elle, exposée comme un vulgaire trophée, dans cette somptueuse robe rouge contrainte de porter, se pavanant au bras du plus puissant. depuis deux heures c'est toujours la même rengaine : salutations, sourires forcés, échanges hâtifs. une véritable mascarade qu'elle subit avec force, mais quel ennui. puis, une nouvelle rencontre, mais cette fois-ci, il s'agit de cette veille harpie de Tamagi. ancienne femme du premier ministre, à présent veuve mais richissime, et la famille asato manque cruellement de fond pour superviser leurs nouveaux projets. « Enchantée Madame Tamagi. » elle marque une courte pause, stupéfaite par l’identité de son cavalier enfin dévoilée. « Je vois que vous êtes en très bonne compagnie ce soir. » elle contemple intensément le jeune homme qui se tient à ses côtés. il ne lui est pas inconnu. au contraire. bien trop souvent il s’était égaré entre ses douces cuisses. hee jun. « Qu’il est beau. C’est votre petit-fils ? » question rhétorique, sourire maléfique, asae connait déjà la réponse. mais elle s’amuse des réactions de sa convive, prenant plaisir à l'humilier : secrètement elle la déteste, fixe son visage disgracieux avec hautain, méprise son bonheur avec celui qu'elle convoite tant. mais au fond, elle l’envie, tout simplement. il faut croire que la simple présence de son amant suffit à la torturer. et telle une âme en peine, à présent, elle a soif de lui. maintenant. tout de suite. asae veut sentir sa chaleur au plus profond de son être. malheureusement pour elle, son futur mari n’est pas du même avis et la somme de le suivre. nouvelle parade en perspective. et avec amertume elle observe, triste et muette, sa majestueuse silhouette qui s’éloigne promptement dans la direction opposée. mais pas question pour elle d’abandonner. envie soudaine de le retrouver. après tout, cela faisait bien deux mois qu’ils ne s’étaient pas adonnés aux plaisirs de la chair. « Chéri, je reviens je dois aller au toilette. Messieurs, je vous prie de m'excuser. Je reviens toute de suite. » excuse stupide, simple, limpide, mais qui fonctionne à merveille. en l’espace de quelques secondes il la libère de son étreinte forcée. enfin, asae respire. enfin libre de prendre la fuite.

telle une fugitive, elle se presse le pas hâtif vers ce corps qui lui manque furieusement. le bouscule légèrement, assez pour qu’il la remarque, effleure ses doigts délicatement. c’est simple et furtif, soucieuse des regards indiscrets, mais suffit amplement à électriser son esprit. puis repart dans l’hymne fracassant de ses talons qui frappent le marbre le suppliant de ses prunelles enflammées de la rejoindre dans ce vaste couloir ombragé.

sublime et silencieuse, elle a le coeur qui palpite sous sa cage thoracique, nerveuse, espérant avoir été assez discrète. elle profite du vaste miroir pour nouer ses cheveux ondulés, unique moyen pour se distraire, tout en admirant sa silhouette de nymphe parfaitement soulignée par ses vêtements d’enchanteresses. mais plus que tout, elle sourit, sûre d’elle, car elle sait qu’il ne saura résister à son appel. et désespérément elle attend. elle ne saurait languir plus longtemps. puis, la porte s’ouvre, elle soupire soulagée, mais affamée de ses ardents baisers. « Excuse-moi, mais je pense que tu t’es trompé. Ici c’est les toilettes des Dames. »
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âge du perso : 26
emploi/études : escort-boy


Je voudrais m'échapper vite, comme la fumée toute noire
Dans mon petit bolide quant on fend le brouillard
Comme des météorites l’atmosphère nous sépare



On croit tuer l'ennui quand on soulève nos verres
On passe nos meilleures nuits quand le soleil se lève
Association de mâles fêtards, mâles fêtards
Association de mâles fêtards, mâles fêtards



Elle était sucrée
Une part de mangue en été
J'ai bien cru que ça serait salé sans pépins
Une part de moi s'entêtait
Elle n'est pas dupe je souhaitais goûter son venin
Assis en tailleur au pied d'un chêne centenaire elle m'a dit parle un peu de toi et moi je ne sais pas me taire
Elle a su m'allumer ce soir un grain de sucre en mon thé vert
J'ai voulu la diriger chez elle mais il y a le cran de sûreté
Souvent on s'adore mais des fois t'es trop piquante
J'ai l'impression d’être assoiffé dans un pays tropical
T'es originale, mais moi je suis au régime
Je sais pas d'où t'es originaire mais ça te rend géniale
On s'aimait c'était voué a l’échec est-ce une partie de carte ou un dîner romantique
Elle était belle mais voulait voyager si loin
Pour combien de temps j'aurais plus son arôme antique



Pour toi j'ai toujours de l'appétit
Pour ou nuit ou pour l'apéritif
Je te veux plus quand c'est interdit
Ma boisson sucrée mon additif

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Jeu 4 Jan - 16:46


R O U G E


Il croit tuer l'ennui quand il soulève son verre. Interminable soir de pluie. Les gouttes s'écrasent contre les grandes vitres de la salle de réception. Le monde ne se préoccupe pas du déluge qui s'abat dehors. Et il attend, esclave d'un univers auquel il n'appartient pas. Intrus, étranger, il est pourtant sur son 31 afin de se fondre dans la masse. Une veuve de la cinquantaine à son bras qui a loué ses services le temps du banquet, il étouffe et se perd dans cet éternel inconnu. Quand cela prendra-t-il fin ? Il sent que ça le tiraille, que ça l'empoisonne. Il n'est pas à sa place ici, mais il sait qui il est: une bête de foire. Son joli minois coréen se démarquant de toutes ces têtes japonaises. Sa cliente est satisfaite d'attirer autant les curieux. Elle resplendit à ses côtés, rit faussement face aux réflexions des convives. Les femmes, la bague au doigt ou non, ne peuvent s'empêcher de toucher à ce qui semble être une belle bête. Sage, enchaîné, il croit simplement tuer l'ennui quand il soulève son verre, et qu'il leur sourit pour faire flancher leurs esprits trop habitués aux corps nus de leurs petits maris. Source de fantasme, source de désir, il est tout ce qu'elles veulent. De l'aventure, du rêve, mais aussi et surtout un paradis artificiel.

Et parmi ce gratin de la haute société japonaise, une silhouette réussit à éveiller son regard auparavant automate. Une robe rouge, un rouge à lèvres écarlate, des bijoux brillants, un corps qu'il a longtemps chéri dans des draps de satin. Dans cette même pièce où ils se retrouvaient. Leur petit secret. Madame Kinoshita, affublée de ce qui semble être son fiancé. Il le voit enfin en face, lui ne se doute pas du terrible secret qui lie sa promise à l'escort. Il connait la chaleur de ses cuisses, le doux son de sa voix qui s'évapore lorsque l'orgasme l'atteint. Il ne change pourtant pas de comportement, ne souhaite pas tout gâcher, se contentant simplement de s'incliner pour la remercier de ses doux compliments. Une façade, un jeu dont il est expert. Sa cliente, Madame Tamagi, reste aussi hypocrite que sa jeune comparse, avant que le couple du diable ne s'éloigne d'eux. Un simple échange, et un brasier grandit dans le creux de son estomac. Les souvenirs de toutes leurs rencontres lui reviennent en mémoire. Sa peau juvénile se marquant de ses coups de reins. Ses yeux pétillant de bonheur. Délicieuse Madame Kinoshita. Il se rend compte qu'elle lui manque terriblement. Quelle erreur.

Quelques minutes interminables les séparent. La tentation grandit, le désir s'intensifie. Il sent sa douce main glisser sur sa hanche pour attirer son attention. Ca fonctionne bien, il la suit intensément du regard, comprenant rapidement qu'un moment à deux s'impose. Alors, il termine sa coupe de champagne, prend congé momentanément de sa cavalière, et se fraye un chemin parmi les invités pour rejoindre la couleur rouge de la passion. Il entre discrètement dans la salle d'eau réservée aux femmes, se moquant éperdument qu'il n'a rien à faire ici. Mais elle est là, sa belle Madame Kinoshita. Il voudrait s'échapper vite, comme la fumée toute noire. Dans son petit bolide quand il fend le brouillard... Et comme des météorites, l'atmosphère les sépare. « Je me trompe rarement, quand vous avez le diable au corps. » Il s'approche d'un peu, observe son reflet dans le miroir mural. Il reporte ensuite son regard sur elle, la dévisage, la dévore même. Il a envie de s'approcher du soleil, de se brûler les doigts et les lèvres. Il a envie de goûter à l'élixir de vie, le poison du vivant. « Le pêché vous va si bien, Madame Kinoshita. »



s e x u a l i t y

you deserve every star in the galaxy laid out at your feet.
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