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i miss u too (kimi)

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Dim 31 Déc - 20:13
a rose
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Misa n’a jamais arrêté de bouger. Ca doit faire plus d'une vie qu’elle n’a pas arrêté une seule seconde. Pourtant quand on la regarde on ne remarque ni fatigue, ni maladie, ni de lassitude. C’est vrai quand on la regarde on ne voit que l’ennui, qui précède l’excitation, qui elle même précède un nouvel ennui. Ca a toujours été ainsi, cette boucle temporelle qui la plonge dans une éternelle rechercher: comment faire disparaître l’ennui. Mais elle a beau cherche de toutes ses forces rien n’y fait, ça revient toujours. Alors elle n’a pas le choix, elle trouve quelque chose d’autre pour chasser sa plus grande peur. Parce qu’elle a l’instinct de survie cette petite. C’est ce qui fait son imagination, son coté unique, sa vivacité, son courage, sa joie, son malheur, sa liberté, sa prison, sa personnalité, sa mort, sa vie. Elle cherche les sensations et pour cela elle invente, elle trouve de nouvelles idées encore plus folles les unes que les autres. Elle devient de plus en plus insensible à la douleur des autres, de plus en plus égoïste. Elle s’en fout de toute, elle s’en fout du monde. Il pourrait courir à sa perte ça ne lui ferait ni chaud ni froid. Elle s’en fout comme sa première chemise. Donc le monde pourrait bien disparaître, ce qui l’intéressera toujours c’est sa propre vie, sa quête, rien d’autre n’a de sens pour elle.

Ses fantasmes sont devenus son univers, et l'univers des autres, il n'y a qu'elle dans son monde, les planètes tournent autour de Misa Miura, la gravité, les femmes, les hommes, les dieux, tout ces artifices sont là pour elle. Elle est la Reine, et elle le sait. Ses anecdotes elle les romances, pour faire croire à tous qu'elle est plus ou moins intègre, et plus ou moins incroyable. Elle est merveilleuse Misa, les lumières bougent autour d'elle, tournent, encore et encore, jusqu'à ce qu'elle tombes par terre, d'ivresse. Ses histoires, elle sait même plus si elles sont vraies ou pas, elle ne se souvient plus de son passé, y'a plus que ce qu'elle a inventé. Et elle y croit dur comme fer. C'est ce qui l'intéresse, faire rêver les gens, qu'ils la regardent avec admiration, qu'ils ne puissent plus se passer d'elle, qu'ils la vénèrent et l'aiment. Pourtant, bien au delà de ça, il y avait les autres.
Mais ce soir, ô ce soir, madame s'ennuyait.
Son esprit s'enlisait face à ce morne défilé de bourgeois endimanchés.

▬ Tu ne crois pas qu'on pourrait trouver meilleur distraction ailleurs?

Misa, elle se pencha vers le visage de sa distraction de la soirée pour teinté de carmin sa peau de lait, glissant sa main sur sa hanche avant que son regard n'accroche une silhouette bien plus familière. Kimi. Elle ne la quitte pas du regard. Jusqu'à ce qu'elle ne pousse la porte donnant sur le jardin, repoussant ses boucles folles par dessus son épaule. Elle haïssait définitivement ce genre d'évènements. Elle s'ennuyait. Misa.

Misa. Indomptable Misa, elle caresse la chaire blanche d'une cuisse.
Misa. Vulgaire Misa, elle s'allume une cigarette en appuyant son bassin contre le rebord de la balustrade.
Misa, qui passe une main dans ses cheveux en expirant un nuage de fumé grisâtre, qui passe de reine aux apparences d'une traînée.

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Mar 2 Jan - 21:42

APPARAÎTRE. Tout en haut de la to-do list de la jeune fille au regard écrasé par les sales nuits blanches, le mot écrit en lettres rouges majuscules aveuglait.
Puisqu'il fallait apparaître, la naïade resserra son corset et se drapa d'une robe de styliste taillée pour mettre en valeur sa silhouette gracile. Les mèches brunes arrivaient aux épaules, ce qui déplaisait fortement l'insatisfaite. Elle ferait avec. Ses chaussures lui brûlaient les talons à chaque pas.
Son corset était de nouveau noué trop fort. Elle se dit qu'elle devait être la seule femme de son âge aussi désuète dans ses goûts pour les dessous.
Un demi-sourire décoché, elle entra dans la villa à la décoration rappelant les halls de ces grands musées antiques. Les flûtes de champagne passèrent plusieurs fois devant son regard impassible. Alors que l'ennui s'installait, elle repéra un coin isolé près du jardin. Kimi se rendait  bien compte que dans l'action d'apparaître, il ne suffisait pas de se présenter mais également de faire acte de présence et d'échanger avec les hôtes, de préférence. Mais l'artiste préféra se défaire  des mondanités pour cette fois.
Installée proche d'une lampe chauffante, Kimi admira la soirée depuis l'extérieur bien plus calme.
La clameur ne l'intéressait plus autant qu'auparavant. Elle était devenue hautaine et seul son talent pourrait la porter vers de nouveaux horizon, disait-elle.
Les pupilles désormais collées aux étoiles, elle se détacha du monde entier. Jusqu'à ce qu'une odeur familière ne vienne l'effleurer; un bal acidulé mêlant odeurs fleuries et forestière - celle des pins.
Puis s'y mêla l'odeur âcre d'une cigarette fraîchement incendiée.
- Toujours aussi encline à te crever avec des saloperies.
Elle lâcha, le regard recadré sur l'intérieur de la villa.
- Un client, je présume?
Qu'elle confia presque, promenant son regard dédaigneux sur Misa toute entière.
Kimi pensait se défaire de son ombre en ne se rendant qu'aux soirées mondaines.
Il lui semblait une fois de plus que ses connaissances sur le sujet Misa étaient lacunaires.
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Mer 3 Jan - 4:07
a rose
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Misa, elle a toujours aimé regarder les gens droit dans les yeux pour voir lequel des deux baissera sa garde en premier. On dit que ce n'est pas poli. On dit que ça déstabilise. On dit que ces regards là, on quelque chose qui tue. Mais madame n'est pas suffisamment puissante pour flinguer quelqu'un d'une oeillade. Mais ciel, qu'elle aimerait pouvoir le faire. Elle aimerait pouvoir tuer en un regard. Elle aimerait pouvoir crever les globes oculaires de l'humain pour ne plus avoir à supporter l'avidité dans leurs yeux... Cela doit faire plus d'une vie qu'elle a apprit à la reconnaitre. Une vie qu'elle l'a regardé vraiment. Une vie que son ombre l'asservit. L'avidité, elle avait apprit à en déceler l'éclat. Elle avait apprit à en lire les caprices sur l'agilité d'une langue, dans les promesses d'un regard. Elle l'avait goûté. Qu'elle soit sexuelle ou affective, amicale ou monétaire. Elle avait embrasser les coeurs avides, les avaient déchiré à coup d'amour, de morsures au goût de folie. L'avidité était, après tout, ce feu coulant dans ses vaines, les ricochets de la démence battant dans ses tempes. Misa savait reconnaitre une femme avide. Il lui suffisait de se regarder dans une glace pour le voir.

▬ Une connaissance, il suffit parfois de bien peu de chose pour connaitre du beau monde.

Misa.
Un rictus, comme elle savait si bien les savourés, car après tout, la reine des apparences et de la moquerie, c'est bien elle, et doucement, elle laisse le tube de nicotine glisser contre la chaleur humide de sa lèvre, le teintant de son emprunte carmine. Elle soupire, un brin ennuyée, un brin lassée alors que son regard se porte sur son accompagnatrice de la soirée.
Misa, elle avait le regard mutin.
Des airs de vilain lutin.

▬ J'imagine que je n'ai pas à faire l'effort des courtoisie.

Madame ne s'embrassait guère d'amabilité. Un baiser, et elle la congédiait. Une caresse, et elle s'en allait. C'était une symphonie, une chorégraphie rythmé par les caprices de son infamies, par un requiem qui n'avait pour seul objet Misa et Kimi. Kimi et Misa, lalala.

▬ Mais je suis surprise, notre chaton a retrouvé sa langue.

Après tout, c'est bien connu: Madame ne pardonne pas.

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Mer 3 Jan - 22:55
Kimi sourit. Un sourire doux, presque chaleureux.
Touchée. Il est plus aisé d’envoyer paître Misa via un écran tactile et quelques mots. Sceller la réprimande de paroles prononcées semblait bien trop éloigné de cette pratique enfantine. De plus, la Sato aimait à rappeler au monde l’entourant que l’enfant de jadis ne lui ressemblait plus, que son entrée dans l’âge adulte s’était fait depuis bien longtemps. Cependant, naissait de ses interactions avec Misa une farce adolescente qui l’invitait à jouer. Enfant facile.
- Je n’ai rien à te dire, Misa.
Les mots ne manquaient pas spécialement, Kimi n’avait simplement rien à dire, pas depuis leur dernière conversation. Rien de constructif, du moins. Les excuses n’étaient ni le genre de Misa, ni celui de Kimi ; les deux n’en attendaient ni n’en formulaient. Ça ne se faisait pas entre elles. Tout se faisait autrement. Les mots avaient beau piquer les lippes roses de Kimi, son orgueil la portait au-delà de cette conversation qui lui donnait encore bien des frissons. Une conversation aussi petite, se disait-elle, lorsqu’elle y repensait. Quel âge avait-on ? 15 ans ? Elle avala sa flûte de champagne et fit une grimace, réaction au piquant des bulles mêlé à la note alcoolisée de la boisson, Kimi aimait surjouer.
- Tu le pensais vraiment ? Que je n’ai pas de carrière ?
Elle trembla presque en prononçant les dernières syllabes. Sa carrière. Kimi, actrice en devenir. Kimi, sans cesse sur le banc de touche. Trop souvent, elle se demandait si elle faisait tout pour rien. Si elle était talentueuse et si son élocution, sa gestuelle, son regard enchantaient les spectateurs. Elle fixait Misa de ses yeux sombres.
Parfois Kimi pense vouloir tout oublier et recommencer. Elle dirait oublions-nous et les gens disparaîtrait. Elle déciderait alors qui réapparaitrait. Sa vie n’était pas fade et Kimi recevait un support sans faille de la part de ses parents. Savaient-ils même de quoi ils parlaient lorsqu’ils évoquaient son talent ? Elle ne se le demandait plus. Prenait les compliments plats et redondants.
Alors Misa l’avait blessée. Kimi l’aurait-elle blessée en premier ? Misa n’était pas cœur crevable, qu’elle se répétait. Misa pouvait tout encaisser, tout dégager d’un revers de manche sur ses lèvres mouillées. Cliquer sur suivant.
Puis elle était talentueuse, Misa.
- Oublie.
Qu’elle lâcha avant de s’affairer, prête à abandonner son interlocutrice.
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