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sweet temptation (kyo)

«Kinoshita Asae»
damnée
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date d'installation : 27/11/2017
messages : 527
pseudo : JEUNESSE DU FAUVE
avatar + © : lee chaeeu + (tragie bb)
emploi/études : professeur de musique; harmonie sensuelle, tu joues de tes doigts fins d'envoutants sortilèges devant toute sorte d'étudiants

fetish
you got a fetish for my l o v e,
i push you out and you come right back,
don't see a point in blaming you,
if were you,
i'd do me too,
you got a fetish for my love

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Mar 19 Déc - 15:42


SWEET TEMPTATION
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déjà  neuf heure et demi.
déjà éveillée, encore épuisée. hier tu t’es couchée trop tard ;
impossible de dormir,
impossible de balayer les étoiles,
épiée par tes regrets, tourmentée par les remords, prisonnière d’une impétueuse insomnie.
tellement mortelle comme sensation, tellement humain ; c’est comme un poids qu’on porte en son seing, un scrupule qui mine l’âme, qui fait pâlir les plus ardents émois.
aujourd’hui tu es fatiguée.
allongée dans ce lit,
abimée par la semaine.
et malgré le soleil, malgré les vent glacés qui animent ce corps fané,
qu’est-ce qui pourrait te raviver ?
un espoir.
aujourd’hui, tu as besoin de croire. tu as besoin de croire que demain sera un autre jour. que tout ira mieux. que ton quotidien hostile aura disparu. qu’il fera place — le moment venu — à un destin plus lumineux. plus joyeux. plus harmonieux.
car tu as beau crier à en perdre la voix,
personne ne t'entend,
personne ne t’écoute,
il n'y a que ton écho.
tu es invisible,
ton désir de vivre leur est nuisible,
tu n’as pas le droit d’espérer mieux.
tu n’as plus le droit à cette divine liberté.
tu n’as pas le droit de demander pourquoi.
tu n’es plus qu’un objet, celui qui leur permettra de parvenir à leurs fins, et ta parole ne vaut plus rien,
tu n’es qu’une parenthèse,
la solution de leur vulgaire équation.
tellement ironique, tellement triste, tellement prévisible, mais tu souris à ce terrible venin qui ronge ta chair, qui dévore tes vaines espérances.
ah ! quel joli rictus qui berce tes lèvres ; beau sourire amer, où l’esprit s’égare, où la haine se partage.
mais tu préfères migrer ailleurs dans tes rêves immenses,
dans un monde qui est le tien,
dans un monde qui ne te t’appartient pas.  
déjà dix heure et quart.
drapée dans tes tissus de soie,
étendue dans le berceau de tes sanglots,
regard froid,
ton esprit fait comme tes yeux, il cherche des repères dans cette chambre que tu ne sembles pas connaitre,
et tu attends un je ne sais quoi pour sortir tranquillement du néant.
puis, tu entends le souffle de l’espérance.
un message,
mais pas de n’importe qui,
lui.
ton visage s’illumine d’une tendresse tendre malgré ton coeur qui s’agite sous la détresse du petit texte.  
tu arrêtes de penser ;
envie subite de le retrouver,
de brûler le temps,
de marcher vers lui les yeux grands ouverts,
même si ce n’est qu’un instant,
de le sauver de son infortune,
lui,
ce charmant gamin faisant toujours preuve d’insolence.

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date d'installation : 10/12/2017
messages : 40
pseudo : cosima
avatar + © : park hyung sik + eriam
emploi/études : acteur de drama en vogue, apparaît en parallèle dans diverses publicités, petits rôles dans des films et fait un peu de mannequinat

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Mar 19 Déc - 16:39


SWEET TEMPTATION
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Il se réveille tôt pour désactiver son alarme. Se roule dans les draps, jusqu’à en perdre sa couverture, s’entoure de ses propres bras pour défendre une nudité qui ne fait pourtant spectacle à aucun autre dans la pièce. Un léger courant d’air vient le chatouiller, et alors que ses plans de rester au lit toute la matinée semblent bien dessinés, un pouvoir supérieur semble lui avoir trouvé un autre destin. Il grimace. Laisse les ongles de ses doigts de pieds crisser sur le matelas, tend ses muscles de frustration avant de se redresser d’un coup. Qui tente-t-il de tromper de toute façon, les grasses matinées c’est toujours mieux dans sa tête qu’à faire. Son corps ne supporte pas de rester trop longtemps au lit. Il a besoin de bouger, de s’occuper, et son cerveau commence souvent à tourner en rond, dans des pensées qu’il juge nuisibles, grignotant bout à bout le minimum de patience qu’il possède.

Qui a laissé la fenêtre ouverte ? Il la referme avec une rage qu’il aurait dû garder pour devant la caméra. Il est bien rentré avec quelqu’un, hier, non ? Peut-être. Sûrement. C’était peut-être avant hier. Qui sait. Les soirées ont cette caractéristique aussi enivrante que déprimante de ne pas pouvoir être distinguées. C’est à en perdre la notion de ce qui a de la valeur ou pas. Une paire de fesses en vaut une autre. Un verre ne diffère dans les faits d’un autre que par son prix, mais finit tout pareillement dilué dans son sang. ça fait longtemps qu’il a abandonné le fait de savoir quel jour de la semaine on est, et s’il a quelque chose à faire, son équipe prend les précautions et vient le cueillir en avance. Il n’a rien à gérer par lui même. Son cerveau libre de s’évader là où il le souhaite. De plus en plus oppressant.

Un café, deux. Il ne devrait pas. L’énergie ne lui manque pas, et pourtant, il cède à la tentation d’un “plus” dont la quête semble interminable. Après deux heures passées à tenter de s’occuper, il s’empare de son portable, scrolle sur les notifications qui s’empilent, mais qu’il ne désactivera jamais. Rien de plus satisfaisant de se sentir assez important et de voir tout qui s’amoncelle, sans plus s’occuper du contenu que de la simple présence.

En parcourant son répertoire des yeux, il trie. Deux colonnes. Les gens qui l’attirent, les gens qui le repoussent. Les critères sont flous, d’une peur de l’attachement qui sûrement lui date de loin, mais apparemment, plus les gens sont compliqués, difficiles, ou dans des situations dont il devrait s’éloigner, plus il craque. Asae, il se mord la lèvre inférieure, ouvre leur conversation. ça fait bien une semaine qu’il ne lui a rien envoyé. Il est comme ça. Il vient, il disparaît, insupportable et imprévisible. Il se fait désirer. S’emporte quand on ne s’accroche pas. Vient coller à son tour.

Il ne lui envoie rien. Kyo enfile une tenue et s’éclipse de son appartement, une écharpe nouée autour du cou jusqu’à cacher une moitié de son visage. Il prend sa voiture et conduit jusqu’à chez elle. Provocation, tant pis. Il vit pour cette étincelle. Et le jeune homme se gare non loin, vient se planter devant la porte, sans prendre la peine de toquer ou sonner, et lui envoie un message. “Me fais pas attendre”. Rien que ça. Il ne sait même pas si elle est chez elle. Il le saura bien assez vite, de toute façon. Il lève le visage vers sa fenêtre, se demande si elle y jetera un coup d’oeil, fixe la vitre pour capter son regard si jamais il tente une apparition.



    hopeless
    All you touch and all you see, is all your life will ever be. △ And the seasons, they go round and round, and the painted ponies go up and down. we're captive on the carousel of time. we can't return, we can only look behind from where we came, and go round and round and round in the circle game. ©️endlesslove
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