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whispers of pain, met only by silence (ichirio)

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Mar 12 Déc - 11:16


whispers of pain, met only by silence
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la tenue du jour “Rio ?”
“Rio, je m’inquiète”
“Pourquoi est-ce que tu ne réponds pas ?”
“Rio. S’il te plait.”

et des dizaines d’autres, laissés sûrement non lus, s’est-il dit au bout d’un moment. Lorsqu’il parvient à s’arracher à son travail, parfois même juste pour cet acte qui lui semble de plus en plus insignifiant, il vient frapper à sa porte, doucement, appelle son nom. Elle semble avoir disparu. Pendant un instant, il craint qu’elle n’ait déménagé de l’immeuble, mais sur les boîtes aux lettres, son nom est encore là. Un voisin l’a croisée il y a peu. Il s’en veut de tant insister. Peut-être ne veut-elle juste plus le voir. Il a tout gâché. Tout gâché. Elle le prend peut-être pour un affreux pervers, encore un homme qui ne peut tenir à une fille chastement, et il s’en veut d’avoir faibli un moment. Les raisons lui sont floues, affreusement dénuées de sens, et il ne tente pas de les démêler. Son objectif principal est de la voir, la peur de perdre à nouveau sa personne grande dans son esprit. Cela se répercute dans son travail. Il fait des erreurs d’inattention, heureusement, qui ne créent pas de problèmes assez grands pour mettre en danger la santé de patients. La fatigue se lit dans ses cernes, sur son visage, et il ne dort pas pourtant moins que d’habitude. Sa tête est lourde. La solitude se referme sur lui, malgré les contacts qu’il a pourtant régulièrement, rien qu’avec son travail. Quelque chose lui manque, il en a des envies de pleurer, de frapper, qui lui viennent par accoups, et qui disparaissent bien vite, reléguées au fond de son crâne douloureux.

Il a pris l’habitude de garder une de ses mains en permanence dans la poche de sa blouse blanche, serrée contre son portable, de peur de manquer des vibrations. Une semaine, deux semaines passent. Il sait au moins qu’elle est en vie. Maigre consolation.

Ses paupières peinent à rester ouvertes, et il prend un temps incommensurable à retirer son bleu, le mettre dans son casier, se vêtir pour rentrer chez lui. On le félicite d’enfin sembler avoir une vie, s’ils savaient que ça ne consiste qu’à rentrer chez lui, à toquer, à rentrer chez lui et à fixer le mur, absent. Il n’arrive pas à déterminer si elle doit s’en vouloir ou lui en vouloir. Il sait qu’il a failli. peut-être souhaite-t-elle sa mort. Qu’il cesse de l’importuner. Peut-être qu’elle le hait. Cette idée serre douloureusement sa poitrine.

Il prend le bus, laisse les lumières défiler devant ses yeux à demi clos, sa tête taper douloureusement, ses doigts se replier. Il en manque presque son arrêt, et sort précipitamment, remarque en entrant dans l’immeuble qu’il a mis son pull à l’envers. Il en rit intérieurement, nerveusement, avant d’attendre l’ascenseur. Il est en train de monter, est parti peu avant qu’il ne rentre à l’intérieur du bâtiment, et il se décide alors à prendre les escaliers, histoire de s’aérer l’esprit. L’ascenseur a dû faire des arrêts sur le voyage, car les portes s’ouvrent alors même qu’il s’engouffre dans le couloir. Il la voit partir vers sa porte. “Rio !” s’exclame-t-il en la suivant, alors que ses pas la mènent jusqu’à la porte de son appartement.

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Mar 12 Déc - 22:36


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la tenue du jour ☾ Elle a le cœur en ruine. Cassé. Atrophié. Mutilé. Plus rien ne bat dans sa poitrine. Ou alors ça bat mal. Dans le mauvais sens. Discrètement pour ne pas troubler sa propriétaire. Parce que lorsqu'il se manifeste de manière bruyante ça fait trop mal. Ça la lance dans la poitrine. Deux semaines que Rio n'est plus que la moitié d'elle. Elle a laissé une part d'elle-même dans l'appartement d'en face. Une partie qu'elle n'ira jamais récupérer. Parce que Rio ne veut plus traverser le couloir. Elle ne veut plus le voir. Plus penser à lui. Même son nom est tabou. Les deux semaines qui viennent de s'écouler ont un amer goût de déjà vu. Mais cette fois Rio refuse de le laisser entrer. Elle se recroqueville et se bouche les oreilles quand il vient taper à sa porte. Deux semaines que la jeune femme est prise de panique lorsque son téléphone sonne. Deux semaines qu’elle vie avec la peur au ventre de croiser son voisin. Si elle a arrêté de mouiller son oreiller quand la nuit vient, Rio dort mal. Et lorsqu'elle se retrouve dans le noir des pensées parasites l’assaillent. Elle a l'air transparente Rio. Le teint pâle et les traits tirés. Son sourire n'est plus aussi radieux. C'est pas grave. Ça va passer. Et puis elle ne peut que s'en vouloir à elle-même. C'est elle qui l'a embrassé. Elle n'aurait pas du. Il en aime toujours une autre. Elle aurait dû le savoir. Elle se sent affreuse d’avoir profité de la faiblesse d’un homme. Il ne l’aimera jamais et elle désire l’homme d’une autre. Rio se trouve monstrueuse. Alors maintenant tout ce qu'elle veut c'est oublier. Mettre ses sentiments de côté. Les ranger pour à la longue les voir disparaître. Elle va arrêter de l'aimer mais il faut lui laisser du temps. Elle ne veut pas le voir. Plus jusqu'à ce qu'elle passe à autre chose.

Elle regarde dans le couloir avant de sortir de l'ascenseur. La voie est libre elle s’élance d’un pas rapide. La tension tiraille son intestin. Son prénom sonne dans le couloir silencieux. Elle sursaute comme un petit animal pris par surprise. Non. Non. Non. C'est beaucoup trop tôt. Rio n'est pas prête. Elle ne relève pas la tête. Refuse de le regarder. La panique tire dans son ventre. Elle court presque jusqu'à sa porte. Elle est malheureusement obligée de poser son sac de course pour chercher ses clés. Son trousseau est caché au fond de sac. Rio n'arrive pas à le trouver. Il lui faut ces foutus clés ! Elle cherche plus vite. Ses mouvements sont saccadés. Elle est à deux doit de renverser le contenu de son sac sur le sol. Et toujours rien. Elle a envie de pleurer. L'angoisse lui fait perdre toute logique. Et lorsqu'il a parcouru la faible distance entre eux, Rio n'a toujours pas trouvé ces traitresses de clés. Elle se fige. Regarde sur le côté pour voir ses chaussures et son pantalon tout prêt. Elle est prise de sueur froide. Et là les voilà, ses clés. Trop contente d'être sauvée, Rio les brandit hors de son sac et dans la précipitation les fait tomber. Et cette saleté de trousseau termine sa chute aux pieds d’Ichiro.


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Mar 12 Déc - 23:00


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la tenue du jour ☾Elle le fuit. Son cerveau lui indique de partir, de la laisser, de ne pas lui imposer ce dont elle ne veut pas. Ses jambes bougent d’elles mêmes, ses pas les rapproche, et il se rend compte de la tristesse qui le submerge de la voir agir ainsi. Il s’en veut. Terriblement. Et alors même qu’il est juste à côté d’elle, il ne peut qu’observer le spectacle de Rio qui veut le fuir, jusqu’à en trembler et perdre ses moyens. Rio qui ne peut pas le regarder, qui ne peut pas l’affronter. Son coeur tombe jusqu’à ses doigts de pied, dans une sensation qui lui semble trop vive pour être vraie. En baissant le regard, il s’aperçoit que quelque chose est en effet tombé sur sa chaussure. Sans y penser, il se baisse pour les ramasser, ôtant la liberté à Rio de pouvoir s’échapper. Il regrette instantanément. Il se sent dictateur, bourreau, et il ne comprend pas comment en si peu de temps, il s’est retrouvé dans la position de quelqu’un qui pourchasse sans sembler se soucier des sentiments de sa proie. Que veut-il ? Il la veut elle. Il se meurt sans sa présence. Purement égoïste. Les sentiments humains. Et il veut savoir : ce qu’il a fait de mal, ce pour quoi il doit s’excuser, ce qu’il doit faire pour se faire pardonner. Elle lui dirait déménager à l’autre bout du pays qu’il le ferait, sans hésiter, et cette idée envoie des frissons le long de ses bras.

Il garde le trousseau dans une main, attrape le bras de Rio de l’autre. Sans violence, il la force à être face à lui. Sa gorge se contracte. Son visage se tord, ses sourcils se froncent. ça fait trop mal. Tout lui revient dans la figure. A chaque fois qu’elle est devant lui, il est obligé de faire face à ses sentiments turbulents, ceux qu’il s’efforce chaque jour de remiser dans un grenier poussiéreux. Ceux qui ne lui amènent que du tort, de la souffrance, des obstacles. “S’il te plaît” murmure-t-il du bout des lèvres, cherchant son regard fuyant. Il sent ses doigts trembler contre la manche de Rio, prend une inspiration pour tenter de calmer son coeur en cavale, son sang qui s’agite pour nourrir un corps qui semble proche du malaise. Il perd le contrôle, encore une fois. “Ne m’abandonne pas” sort-il difficilement, entre des dents serrées, un corps pris par la peur, une angoisse qui le submerge. Il a l’impression que s’il lâche son bras, que s’il lui tend ses clés, elle va partir, et qu’il va se retrouver seul, face au trou béant laissé là depuis la disparition d’Anko. Un enfant, on dirait un enfant, sans défenses, incapable de trouver les moyens d’affronter les flèches lancées de toute part, pris aux peurs irrationnelles de sa jeunesse. “Dis moi au moins pourquoi” finit-il par lâcher. Il ne peut pas la retenir, la menotter, l’enfermer dans une cave, et il mourrait plutôt que d’envisager de mettre son pinson en cage. Si quelque répit on peut lui apporter, ce serait au moins la raison de sa sentence.


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Sam 16 Déc - 23:15


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la tenue du jour ☾ Voilà la preuve que le karma n’est qu’une invention pour obliger les autres à bien se conduire. Parce que ce qui vient de se passer est un injuste. Horrible. Rio qui ne fait jamais rien à personne ne devrait pas se retrouver dans une telle situation. Elle devrait crouler sous l’argent, avoir une carrière fleurissante et un amour partagé. Ou alors c’est sa punition pour avoir osé aimer et embrasser l’homme d’une autre. Sa punition pour profiter de la mort de quelqu’un. Son cœur se serre encore un peu plus. Son sang se glace. Il a pris ses clés.  Elle se sent prête à le supplier à genoux de la laisser tranquille. De lui rendre son précieux sésame. Ça ou partir. Fuir en courant et abandonner ses courses dans le couloir. Passer la nuit chez quelqu’un d’autre. Ne jamais revenir dans cet appartement. Ah non. Elle n’a pas les moyens de s’adonner à pareille fantaisie.
Sa manche de manteau a beau être épaisse, c’est comme si sa peau était contre la sienne. Ça la brûle. Et sa voix a l’effet dans coup de poignard. Elle suffoque. Ne veut pas l’écouter. Plus il parle et plus elle hurle. Elle crie pour qu’il se taise. Pour masquer sa voix. Pour éviter qu’elle ne résonne dans son être. Pour endiguer l’effet qu’elle a sur Rio. La voix d’Ichiro. Cette voix qu’elle aime tellement. Qu’elle ne veut plus aimer. Avant si douce maintenant c’est comme si on lui arrachait la peau avec les ongles. Elle se retrouve avec une plaie béante. Qui suinte de sa culpabilité. Sois égoïste, qu’elle se répète. Sois égoïste et ne te laisse pas avoir cette fois. Parce que si elle abdique encore une fois face à la détresse d’Ichiro, autant aller donner son cœur à manger aux chiens tout de suite. C’est tellement dur. La souffrance des autres est son talon d’Achille. Celle d’Ichiro encore plus. La douleur des autres plutôt que la sienne. Mais c’est trop. Pas cette fois. Il ne faut pas. Même si elle meurt d’envie de le prendre dans ses bras et de lui promettre qu’elle ne partira plus jamais. Non tu ne dois pas.
Elle lève les yeux pour le regarder. L’erreur à ne pas faire. Son cœur est pétri de douleur. Tellement qu’elle pourrait le vomir. Le recracher pour que plus jamais il ne l’importune. Ses yeux piquent. Et sans pouvoir rien faire contre, elle pleure. Elle pleure en silence. « C’est pas ta faute. » Mensonge. C’est lui qui l’a fait pleurer. Mais la vraie raison s’est logée en boule dans sa gorge. « C’est pas ta faute si tu peux pas aimer. » Elle a conscience que ça n’a pas de sens. Mais c’est son moyen de se soulager. De dire les choses sans les dire.


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Dim 17 Déc - 7:57


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la tenue du jour ☾ Stupide Ichiro. Aveugle Ichiro. Lorsque les larmes commencent à perler dans les yeux de Rio, il se sent pris de court, tout air se bloquant dans sa poitrine. Une vague de culpabilité vient le submerger, à nouveau, et il se hait d’une telle force d’être la cause de tant de peine chez la jeune femme. Devrait-il se forcer ? Devrait-il essayer de comprendre, pour de vrai ? N’a-t-il pas, au final, déjà compris, depuis longtemps ? Plus facile de supporter le monde avec des oeillères, l’idée qui vient cogner dans son crâne ne peut tout de même pas sortir, même si elle parvient à entrouvrir la porte. Il ne peut pas. Il a peur de ce qu’il ressentirait s’il cessait de se voiler la face, peur de ce qu’il se passerait s’il cessait de fonctionner comme à ses habitudes. Et il l’observe, pleurer. Il se hait. Plus que jamais. Et malgré ce sentiment qui vient vicier chacun de ses vaisseaux sanguins, qui tend ses muscles jusqu’à la douleur, il ne parvient pas à lâcher son bras, faire ce mouvement plus simple que tout et lui rendre ses clés.

Les mots de Rio, qui tentent encore de lui enlever toute responsabilité, viennent taper un nouveau coup contre la porte. Elle ne pourra jamais, hein ? L’accuser. Le frapper. Lui crier dessus et lui attribuer ses pleurs. Elle prendra éternellement sur ses épaules tant qu’il ne la forcera pas au contraire, mais a-t-il seulement ce pouvoir ? Il la hait d’être la personne la plus humaine qu’il ait connu, et à la fois la plus douce. Il n’a jamais été homme à avoir beaucoup d’espoir en l’humanité, persuadé que chaque sourire est un paravent aux vices. La bonté il ne la voit que peu, même dans un endroit comme l’hôpital. Idéaliser fait mal. Il ne s’est jamais fait attraper par ce piège, s’est maintenu dans un pragmatisme presque défaitiste. C’est ce qu’il connait. Ce qu’il a toujours connu. Ichiro est un homme de routine, d’habitude, il n’aime pas s’écarter des chemins établis, pas sans être sûr d’arriver à destination en tournant ses pas.

Et elle parle, répète ses mots, en ajoute de nouveaux. Le mot aimer tente de s’engouffrer par l’interstice, dans une bourrasque de vent bien trop agressive, et il peine à garder les joints en place, pousse son dos contre la porte. Il ne veut pas voir le visage d’Anko. Il ne veut pas se rappeler. Il ne veut pas ressentir. Et plus que tout, il ne veut pas laisser un autre sourire entrer dans le paysage pictural de ce mot.

Il laisse ses doigts descendre le long de sa manche, attraper ses doigts fébrilement. Il maudit les mitaines, qui l’empêchent de profiter de l’entièreté de sa paume Monstre. Ne devrait-il pas arrêter là ? Elle a dit tout ce qu’elle avait à dire. Et il l’accule, sans presque aucune considération pour ce qu’elle désire. Uniquement mû par un désespoir qui risquerait de tout détruire sans inhibiteur.

“Si, c’est ma faute.” finit-il par murmurer en baissant le regard. Après quelques secondes, il vient rencontrer ses yeux à nouveau. “Pourquoi tu ne le dis pas ? Pourquoi est-ce que tu continues à être aussi…” La peine se mêle à la colère, d’avoir croisé le chemin d’une femme si altruiste, si douce, si gentille, si prête à s’oublier pour quelqu’un d’autre. Et il continue à s’imposer, la souille sûrement. “Je te demande pardon” lâche-t-il dans un souffle pénible. Il parle trop. Ce n’est pas comme lui. Un sentiment le ronge, d’avoir l’impression de ne pas avoir assez de mots dans la langue pour lui exprimer ce qu’il voudrait, embrassant celle d’en avoir beaucoup trop. “Si j’étais plus fort je te laisserais tranquille. J’arriverais à te croiser dans le couloir sans t’accorder un regard. Je réussirais à ne pas regarder l’écran de mon téléphone toutes les deux secondes, dans l’espoir que tu m’aie envoyé un message. Je ne me mourrais pas sans toi. Mais je suis faible. Et égoïste. Je n’y arrive pas.” Il finit par lâcher sa main. Tend l’autre, pour lui rendre ses clés. Un triste rire s’échappe de ses lèvres. “Ce que tu veux moi est ce dont j’ai peur.” Il regarde dans le vide, à travers elle, presque, parce que ce n’est pas possible autrement.“Je ne le craindrais pas si j’en étais incapable”.


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Mar 26 Déc - 0:41


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la tenue du jour ☾ De grosses larmes dévalent sur ses joues pâles. Un flot impossible à arrêter. Rio s’en fou d’ailleurs. Elle s’en moque complètement de pleurer. Plus rien n’a d’importance. Elle se sent prise au piège. Tellement vulnérable. Elle pleure comme si elle vivait ses derniers instants avec résignation. Comme si son cœur allait exploser d’une minute à l’autre sans qu’elle veuille lutter. Rio veut juste que le temps passe. Qu’il se lasse. Qu’il abandonne parce qu’elle dit toujours les mêmes choses. Qu’il comprenne qu’elle n’est pas si fiable dans le fond. Qu’il la laisse. Il va bien finir par lâcher l’éponge, non ? Elle y croit fermement. Alors Rio attend en silence que les choses se tassent. Au fond d’elle Rio entend le bruit sourd d’un verrou qui se ferme.
Elle n’aime pas ses doigts qui se mêlent aux siens. Elle n’aime pas ce qu’elle ressent. Les frissons qui remontnt le long de son bras malgré elle. Elle ne veut plus ressentir ça. Plus jamais. Les mots passent sans vraiment qu’elle les filtre. Du moins elle essaie. Elle essaie de les faire glisser sur elle sans la moindre incidence.  Qu’ils passent sans laisser de trace durable. Luttant pour qu’aucun mot de s’insinue en elle. Pour que la porte reste close. Qu’ils ne trouvent pas l’entrée et ne puissent la forcer. Mais rien n’y fait. Rio reste Rio. Et le mal se propage doucement. La souffrance des autres est marquée au fer rouge dans sa chaire. S’immisce dans son corps comme un poison.
Il a besoin d’elle. Cette vérité s’abat avec violence dans son esprit. Ses convictions ne sont plus qu’un château de cartes face à la puissance d’un tsunami. Rien. Du vent. Une tentative ratée. La bataille fait rage à l’intérieur. Retomber une nouvelle fois, souffrir mille mots pour son bien à lui. Ou couper le cordon une bonne fois pour toute, tout abandonner pour peut-être aller mieux. Faire le choix entre elle ou lui. Se brûler les ailes ou s’arracher la langue.
Ses jambes plient sous le poids de ses tourments. La main toujours dans la sienne. Bras tendu et genou fléchi. Rio le visage enfoui dans son autre bras. Et ses larmes qui coulent de plus belle. Son corps tremble sous l’effet de l’émotion. Elle n’est plus trop sûre de rien. Elle ne veut pas croire en ce qu’elle a entendu. Elle n’est même pas sûre de ce qu’il a dit. Elle refuse d’y réfléchir. De se poser les bonnes questions. « Mais moi je t’aime. » Lâche-t-elle entre deux sanglots. « Alors laisse-moi tranquille. J’oublierais tout. Laisse-moi. » Elle supplie la voix entrecoupée de hoquets.

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Mar 26 Déc - 15:03


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la tenue du jour ☾ Il endosse le rôle de geôlier, de tortionnaire, malgré lui. Il sait que chacune des larmes versées sur ses joues sont de son fait. Qu’à parler, qu’à s’accrocher, il n’arrange en rien les choses pour la jeune femme. Il ne resterait pas s’il était persuadé de ne pouvoir lui offrir que le creux béant dans sa poitrine, le vide qui grignote petit à petit sur son âme depuis maintenant plusieurs mois. Ca ne servirait à rien, hein ? On ne demande pas d’être sauvé sans aucun espoir de revenir à la surface, pour reprendre une goulée d’air. L’admettre lui est difficile, éprouvant, il ne sait pas trop quelles implications y sont mais si c’est la seule façon de lui faire comprendre que sa souffrance n’aura peut-être pas raison d’être, il le lui dira. Si ça lui permet de la garder à ses côtés, de garder la bouche hors de l’eau, il le fera. Il sait qu’il n’est pas voué à faire dévaler les larmes sur ses joues, car après tout, qu’ils se soient embrassé, ou pas, la situation aurait été exactement la même. Simple démonstration de sentiments qui rongent, simple obligation de les regarder en face et de décider quoi en faire, au lieu de se voiler la face. Mieux vaut aujourd’hui que plus tard. Et même si Ichiro n’est pas capable de penser à tout cela consciemment, de le prendre entièrement, il le sait. Il n’est pas idiot. Il a beau se cacher éternellement dans le masque de l’incompréhension, de l’apathie, parce que ça l’arrange, il comprend plus que ce qu’il ne laisse paraître. Doué pour faire semblant. Pour ignorer certains faits, afin que l’apparente réalité l’arrange, qu’elle soit moins compliquée.

Il baisse le regard vers Rio. Sa gorge ne laisse plus passer qu’un mince fil d’air, que ses poumons ont du mal à produire. Ses intestins sont en nœud, une douleur vient lui percer les côtes, en rythme avec chacun de ses sanglots. Il serre un peu plus la main de la jeune fille contre la sienne. “Je sais” répond-il “je ne veux pas partir et, par ma fuite, te dire que tes mots, tes actions ou tes sentiments sont un poids, ou déplacés. Je ne veux pas que tu prennes tout sur tes épaules et que tu te noie sous une douleur qui ne devrait pas être.” Il s’accroupit en face d’elle, mais ne tente pas de décrocher le bras qu’elle utilise pour se cacher le visage. Il peut au moins lui laisser cette intimité, non ? Lui même ne sait pas comment son cœur tiendrait à voir l’état de son visage. “Je ne veux pas te laisser tranquille.” dit-il, “Ne me prive pas de la possibilité de t’aimer à mon tour”

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Mar 26 Déc - 23:57


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la tenue du jour ☾ Le silence du couloir est rompu par ses sanglots déchirants. Elle crie sa peine aux murs. Aux planches du parquet. Au petit monde qui est le leur. Un couloir un peu vétuste où deux appartements se font face. Un univers à la fois trop grand et trop petit pour son cœur au bord de l’explosion. Un cocon douillé qui l’effraie. Le paradoxe de la maison où l’on voudrait se cacher et du couloir qui nous fait peur. Coincée en un entre-deux synonyme d’une agonie lente et mortelle. La lutte pour survivre et oublier. Ou oublier pour lutter.  Survie périlleuse et ingrate. Et Ichiro qui refuse de la quitter.
Elle s’enferme dans une boite. Recroquevillée sur elle-même. Rio fait l’autruche. Si je ne le voie pas, il ne me voie pas non plus. Elle ferme les yeux plus fort encore. Front et sourcils plissés. Si elle y croit suffisamment fort son bras et ses genoux deviendront vraiment un trou. Un trou profond et hermétique qui ne laisse filtrer aucun son. Elle ne veut pas entendre. Pas savoir. Il ne l’aime pas. Elle le sait déjà. Pas la peine de le dire. Elle a compris depuis longtemps. Faites qu’il se taise. Elle a déjà eu sa réponse quand il lui a demandé de partir après l’avoir embrassée. Les mots ont trop d’incidences. Ils sont vicieux. Ne laissent aucune place à l’espoir ni à l’imagination. Ils rendent les choses trop réelles. Et sa réalité à elle est déjà trop difficile à supporter. Sa réalité est en train de la tuer. Lui arrache la peau pour exposer sa chaire à l’air libre. L’éviscère avec un doigté expert.
Et au milieu de ce chaos, une phrase surgie de nulle part. elle croit rêver. Elle l’a inventée. Ses ongles s’enfoncent dans la paume d’Ichiro. Les jointures de ses articulations blanchissent. Elle serre trop fort. Seul moyen de ne pas sombrer. Plongée dans le noir, c’est la chose qui semble la maintenir encore un peu dans le réel. Si elle lâche elle sombre. Disparait dans le néant. Se noie.
Il ment. Il ment. Il ment. Il ment.
Il ment pour qu’elle arrête de pleurer. Il ment pour la rassurer. Il ment pour tout arranger. Il ment c’est sûr.
« Menteur. » Elle sonne comme une enfant boudeuse. Cachant son visage pour ne pas avoir à affronter la réalité. Elle secoue la tête entre ses genoux. « Je sais que tu mens. Tu m’as déjà rejetée et maintenant tu cherches un moyen de te réparer. » Les inepties sortent d’elles-mêmes. Elle invente pour mieux se protéger. Rio ne veut plus croire. Rio ne veut plus imaginer.


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Mer 27 Déc - 0:25


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la tenue du jour ☾ Elle n’a aucune raison de le croire. Les mots qui dévalent de ses lèvres ne le surprennent en rien. Qu’a-t-il démontré, jusqu’alors ? Il a agi comme un enfant, et elle comme une mère. Il n’a jamais donné un quelconque signe d’un intérêt autre qu’amical à son égard, s’est perdu à s’accrocher à elle pour oublier son défunt amour. S’il ne peut pas affirmer comprendre ou sentir sa peine, il tente de l’imaginer du mieux qu’il peut, d’essayer de reconstruire leurs moments passés ensemble vus de ses yeux à elle. Les pensées qui ont dû traverser son esprit, ce qu’elle a dû se dire, ou interpréter de son comportement. Il n’y a guère à interpréter d’Ichiro. Il ne donne rien. On ne peut que supposer, se dire que, et il sait qu’ainsi, il mène beaucoup de personnes dans des chemins qu’il n’a même pas l’intention d’indiquer. Il s’en veut, souvent. On ne le croirait pas, à le voir si froid, si composé, d’une apparence si fière, à quel point il souffre de ses lacunes sociales, de ses expressions qui ne montrent rien, de ces gens qu’il fait fuir et de ceux qu’il amène à la fascination. Tout entier absorbé dans son palais intérieur pour s’écarter de ceux qui pleurent devant le bout de son nez, persuadé qu’il n’y tiendrait pas s’il agissait comme Rio et ouvrait toutes ses pores. Il a choisi l’armure. Elle lui fait défaut, plus souvent que jamais. Et lorsqu’il voit les effets qu’elle a, sur ce petit bout de femme, accrochée comme à son dernier brin de vie à ses mains qu’il la laisserait déchiqueter si elle le voulait, son coeur se tord un peu plus, se replie sur lui même, se dit que peut-être, s’il continue, il disparaîtra totalement, n’aura plus l’occasion de faire valoir sa présence, jamais.
“Je ne sais pas mentir.” déclare-t-il. Et elle le sait, alors pourquoi le ferait-il à ce moment là ? Par pitié ? Il n’a pas pitié. On ne la donne qu’aux gens qui ne comptent pas, ceux pour qui on dresse une barrière et qu’on regarde de loin, d’un air peiné. Rio, il l’envelopperait jusqu’à ce qu’elle se fonde en lui, si cela pouvait effacer ses pleurs, si cela pouvait conforter ses heurts. “Pourquoi est-ce que tu acceptes si pleinement le rejet sans déplacer ton regard quelques minutes en avant ? Pourquoi est-ce que je t’aurais embrassée ? Pour ne pas te faire de la peine ? C’est ce que tu penses ? Je t’ai embrassée, Rio. Toi, tu as posé tes lèvres sur les miennes, et moi, je t’ai donné un baiser.” Il secoue la tête, baisse le regard. Lui aussi a envie de fuir à présent, tout son corps le lui supplie. Il ne s’est jamais senti aussi claustrophobe. “Tu peux faire ce que tu veux. Tu peux décider de ne plus jamais me revoir, de ne plus me parler. Je ne suis personne pour t’ôter ce droit là. Mais ne va pas douter de ce qui me prend tout un monde pour admettre. Jamais je n’irai mentir sur mes sentiments. Jamais. Je ne joue pas avec ça.” Ses membres tremblent, les larmes lui montent aux yeux et il serre les dents. Il se force à desserrer ses doigts, si elle veut le relâcher, elle le peut. Il ira jusqu’à son appartement. Il ne lui dira pas un mot de plus. Elle pourra rentrer. Il ne l’embêtera pas.


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Mer 27 Déc - 0:58


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la tenue du jour ☾ Il n’y plus de place pour le doute. Pour la première fois depuis qu’elle le connait. Pas de place pour l’interprétation. Pas de questions à se poser. Il parle et pour la première Rio comprend. Tout parait tellement clair. Au milieu des embruns. Malgré la tempête qui souffle en elle. Sa voix lui parait lipide.  Et enfin Rio sort de sa cachette. Les larmes se sont taries. Le nez et les joues rosées. Les yeux encore un peu humides. Un petit animal qui quitterait son terrier pour vérifier que le danger est passé. Prête à replonger au moindre craquement suspect.
Elle a envie de pleurer. Encore. Mais plus pour les mêmes raisons. Son cœur se gonfle au point de faire mal. Trop vite et trop fort. Trop habitué à être compressé. Elle redécouvre cette sensation. Le bonheur qu’elle croit ressentir semble tellement irréel. Un délicieux mensonge aux contours étrangement réalistes. Tellement vrais qu’elle pourrait les toucher.
Les yeux embués d’Ichiro ne lui brisent pas le cœur cette fois. C’est même plutôt l’effet inverse. Et grand première, Rio ne s’en veut même pas. Elle sourit bêtement. Une drôle de grimace sur son visage ravagé par les larmes. Un rayon de soleil sur les cicatrices laissées sur ses joues. Elle a chaud et froid en même temps. Envie de dormir et de courir un 100 mètre.  De se rouler sous les draps et de sortir crier en pleine rue. L’imbécile est trop heureuse. Trop sonnée par la nouvelle.
Elle lâche sa main. Le monde réel ne lui fait plus du tout peur. Elle bascule sur ses pieds et vient écraser un peu maladroitement son corps contre le sien. Enserre ses bras autour de son coup. Sourit contre sa nuque. Elle a le cœur si léger qu’elle pourrait s’envoler. Rio presse leurs deux corps et murmure avec une assurance qu’elle ne se connaissait pas. « Si tes sentiments te font mal alors je veux que tu souffres tous les jours. » Elle enfouit son visage dans coup. La figure en feu.  


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Mer 27 Déc - 1:29


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la tenue du jour ☾ Il ne se rend même pas compte qu’elle relève la tête. Il fixe le vide, qui se trouve dans l’endroit général de la petite boule que forme Rio, et ses yeux embués ne lui laissent pour image que des tâches de couleur dont il ne fait sens. Il pourrait la sentir bouger, mais il est autre part. Il revient lorsqu’elle lâche sa main. Il atterrit sur terre, la lueur se ravive dans son regard et il vient la regarder. Elle sourit. Il cligne des yeux, sans rien y comprendre. Il n’a pas le temps de réfléchir, elle vient s’écraser contre lui, et il n’en a qu’une demi conscience, tout entier absorbé dans la tâche de réactiver son cerveau pour comprendre ce qui vient de se passer. Il a beau essayer de refaire le chemin dans un sens, dans l’autre, il ne comprend pas pourquoi elle est là, contre lui, pourquoi son odeur vient chatouiller ses narines, pourquoi ses doigts s’enfoncent dans sa nuque et y détendent les noeuds. Il se rappelle d’inspirer. Inspirer. Déglutir. Il prend soudainement conscience du corps de Rio contre lui. Elle n’a rien d’un enfant. Il ferme les yeux et la laisse l’étreindre. Ichiro n’a pas la force de passer ses bras autour d’elle, il n’a pas encore digéré tout ce qui vient de se dérouler en l’espace de quelques secondes, et peine encore à comprendre si Rio est maintenant triste, heureuse, ou si elle est en train de perdre tout simplement la tête. Lorsqu’elle vient murmurer à son oreille, son bas ventre s’emplit de papillons et il plisse les yeux, tente de déglutir à nouveau pour trouver sa bouche dans un état de sécheresse affolant. Il est gêné. Saito Ichiro est gêné, un peu plus et le rouge lui monterait aux joues. Il tente de se reprendre, de retrouver un peu de sa contenance habituelle et passe un bras autour de sa taille pour la presser un peu plus contre lui. Mauvaise idée. Tant pis. Il ne sait pas quand elle s’arrachera de lui à nouveau, et il veut mettre toutes les chances de son côté pour parvenir à la retenir. Il lui semble qu’il y a une minute les larmes dévalaient sur ses joues. Il ne sait quoi dire. Il n’y a rien à dire. Il entoure son corps de son deuxième bras et s’en aide pour les relever. Si lui a les deux pieds sur le sol, ceux de Rio flottent un peu au dessus, et il la tient fermement avec l’intention de ne pas lui laisser l’occasion de courir à toutes jambes. Et puis comme ça, il peut venir la regarder, lui rendre un peu de la gêne qu’elle lui a occasionné; Il vient déposer un bisou sur sa joue, comme un enfant. Un autre, sur le bout de son nez. Il sait qu’on va le pincer dans les prochaines secondes, qu’il va devoir se réveiller, alors il vient poser des baisers sur son menton, sur son front, sur ses sourcils et le long de sa mâchoire, trace tous ses traits de ses lèvres avant de la reposer par terre. “Bonne nuit” finit-il par lâcher, sans détourner les yeux. Il attrape sa main. Ichiro a envie de l’embrasser. Louche sur ses lèvres. Il a soigneusement embrassé toutes les parties de son visage sauf celle-ci. Il ne sait pas vraiment s’il a le droit. Il n’y comprend encore rien, cligne des yeux comme un idiot et tourne le regard vers la porte de son propre appartement, avec l’envie de s’y réfugier illico. Il veut se mettre dans son lit, dormir, se réveiller et s’assurer que tout n’est pas dans sa tête.

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Mer 27 Déc - 2:19


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la tenue du jour ☾ Elle oublie d’être gênée. Elle oublie les mots qu’elle a prononcé. Oublie tout. D’un coup. Elle s’oublie contre Ichiro. Se perd dans un plaisir tout nouveau. Son corps devient coton. Son esprit fond. Se dilue dans l’air. Les parois étriquées du couloir semblent s’être éloignées. Comme si les murs n’existaient plus.
Rio meurt de chaud dans son manteau. Elle rit en silence. Pas gênée le moins du monde par son audacieuse déclaration. Ce n’est pas grave s’il souffre. Rio sera là pour panser ses blessures. Ce n’est pas grave s’il souffre pour la bonne cause. Et pour la première fois de sa vie Rio ne se préoccupe plus de la souffrance d’un autre. Ce n’est pas grave, elle ira bien pour deux. Promis. Elle agrippe un peu plus fort le pull d’Ichiro. Se colle un peu plus fort. Presse son corps pour qu’ils ne fassent plus qu’un. Elle voudrait qu’ils fusionnent pour être sûr de ne plus jamais partir. Qu’il lui donne une raison de ne plus jamais vouloir fuir.
Elle glousse un peu quand il la soulève. Et encore plus quand elle sent ses lèvres venir butiner son visage. Elle fond un peu plus. Se liquéfie. S’il la lâche, elle sent qu’elle pourrait couler sur le parquet. Son cerveau grille un peu. Elle pourrait presque sentir de la fumée lui sortir par les oreilles. Elle attend. Les yeux clos Rio attend où il cessera de tourner autour du pot pour venir l’embrasser. Mais rien ne vient. Difficile de cacher sa déception.
Elle papillonne en rouvrant les yeux. Sa peau la chatouille là où les lèvres d’Ichiro sont passées. Ça parait irréel. Est-ce que s’est vraiment arrivé ? Son bonne nuit la stresse. Elle a peur que la magie disparaisse. Que chacun retourne à sa petite vie et que demain matin tout ait disparu. Elle s’attache à sa main. Tire sur son bras pour l’obliger à rester. Le supplie du regard. Rio voudrait qu’il l’emmène avec lui. « Tu veux bien dormir avec moi. » La fin de sa phrase se dissout dans l’air. Elle a un peu honte mais l’idée que tout recommence une fois la nuit passée l’effraie trop.


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Mer 27 Déc - 2:41


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la tenue du jour ☾ Il n’attend que la délivrance, mais telle une enfant qui a peur qu’on l’abandonne, Rio s’accroche fermement à sa main. Ichiro ne sait pas comment réagir. Est-ce que son “bonne nuit” n’était pas assez clair ? Veut-elle autre chose ? Il croise son regard et fait une micro moue à voir ce qui apparaît dans ses yeux de chien battu, même s’il n’a toujours pas cerné où elle veut en venir. Peut-être veut-elle tout simplement rester un peu plus longtemps avec lui. Il aurait pensé qu’elle aurait voulu un peu de temps seule pour digérer la situation, lui sait qu’il en a bien besoin. La phrase tombe et il la regarde bêtement, silencieusement, un long moment. Quoi ? Sûrement que quelqu’un va se ramener de l’ascenseur, lui annoncer que ce n’était qu’une caméra cachée et que Rio est une fantastique actrice. On est passé de 0 à 100 en à peine cinq minutes, son coeur et son cerveau ont tous deux beaucoup de mal à suivre. Il ne peut pas lui dire non. Comment dire non face à cet air de chiot battu, face à sa poigne insistante. “Si tu veux” finit-il par répondre. Il s’attend à ce qu’elle revienne sur ses mots, ou lui avoue qu’elle vient de faire un terrible lapsus. Ca ne semble pas être le cas. Est-il déjà entré dans l’appartement de Rio ? Il lui semble que non. C’est toujours elle qui vient chez lui, la situation inverse ne semble jamais s’être produite. Il laisse son regard tourner vers la porte et attend qu’elle continue dans sa lancée puisqu’il semble à ses prises. Il commence à accepter le fait de se faire tirer dans un état un peu passif, surtout que cela octroie à son cerveau un repos durement mérité. Ichiro a quand même du mal à envisager gagner ne serait-ce qu’une demi heure de sommeil s’il doit être dans le même lit que Rio, et il sait qu’il en pâtira le lendemain. Il évite par tous les moyens possibles de penser à autre chose qu’aux répercussions factuelles, s’attend encore à ce que quelqu’un révèle la supercherie. “Enfin, tu es sûre ?” demande-t-il quand même. Il ne s’imagine pas qu’elle ait d’intentions en dehors du fait de dormir. Mais le simple fait d’y penser lui met maintenant le doute à l’esprit. S’il a été des dizaines de fois seul avec Rio dans son appartement auparavant, il lui semble maintenant assez stressant d’envisager la chose à nouveau avec la scène qui vient de se dérouler. Il s’éclaircit la gorge. Il n’aura qu’à improviser au fil des mouvements d’humeur de la jeune femme. Ce soir, elle semble partie sur des montagnes russes.

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