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lies we told (asae)

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date d'installation : 26/11/2017
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pseudo : wolf haley.
avatar + © : dong sicheng + laura mon main sang
âge du perso : 17
emploi/études : on suit le chemin du père et on se tait. qu'il soit enterré ou non, on s'en fout, ce qui compte, c'est l'honneur de la famille, non? alors, il faut étudier, il faut continuer de s'abrutir avec les banalités générales, aucun requiem n'a jamais aidé personne.
「 寂しいとか愛とかわかんない 」

i can’t embrace the identity that’s full of crudities, i can’t get out from this small theater. in the end, before i knew it, i want to run away. i came so far by constantly muting background chatters like that; everyone is desperately protecting themselves, waiting for someone to offer help.

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Mer 29 Nov - 17:40

L I E S       W E       T O L D


il y a les choses que l'on entend, et les choses que l'on écoute.
sosuke a décidé de ne jamais rien percevoir. protégé par la carapace de ses rêves écrasés, le monde extérieur ne l'a jamais séduit plus que ça. il se fiche des voix, des mots qui voyagent les airs sans buts précis. manque d'intérêt où détachement naturel souvent perçu comme de l'égoïsme par les plus terre-à-terre, le garçon préfère nommer ça comme une répulsion pour tout ce qui n'est pas harmonieux à ses oreilles. n'ayant jamais trouvé quoi que ce soit qui satisfasse pleinement ses précieux tympans, il avait préféré se couper de tout. dans une salle de classe, le garçon s'adonnait à de simples contemplations de paysages, rêvant secrètement de briser les fenêtres et de s'échapper du plus vite qu'il le pouvait. quelques murmures lui parviennent, les piaillements ordinaires d'adolescents impossibles à tenir en place - pas assez d'espace pour la jeunesse ratée. ceux qui ont besoin de faire du bruit pour se sentir exister. sosuke n'a rien à redire là-dessus. lui aussi, à sa manière, il ne se sent vivant qu'à travers un certain type de bruit. celui des touches qui se taquinent, qui s'enchaînent, qui se coursent pour finalement harmonieusement se mêler. égaré dans ses pensées à la diversité pesante,
il entend finalement. une phrase décousue, sans fond, qui lui écorche le cerveau. ses sourcils se froncent, ses yeux se plissent et alors, tout son visage se meut dans une expression de contrariété certaine. ça ne lui plaît pas du tout. ça sonne si faux, les accords sont laids et la mélodie est déplorable. « t'es sûr de toi? » sa voix plus grave qu'à ses habitudes, traductrice d'une curiosité sévère. vile rumeur. dires inutiles, lettres mélangées qui n'ont aucune importance. sosuke les méprise. parce qu'il s'agit-là d'une futilité dont les simples d'esprits sont adeptes; répéter stupidement des murmures qu'on a écouté l'air mauvais, juste pour les disperser et s'en amuser. le garçon qui n'écoute pas se trouve, pour une fois, plus attentif que jamais. et à l'instant même ou la sonnerie libératrice brûle les murs de l'établissement, il se lève, les yeux ardents. si puéril. et c'en est désagréable, cette sensation négative qui s'empare lentement de ses organes écrasés. vif, son regard s'attarde peut-être trop longuement sur l'objet de ses frustrations. la même silhouette qui le hante, qui le fascine terriblement. qui l'empoisonne, à lui en ronger les veines.
il s'attarde sur la figure divine, parce qu'il veut essayer de la détester, juste quelques secondes, seul dans le vacarmes du mouvement et des chaises. il veut essayer de toutes ses forces, il est persuadé. si quelque chose d'aussi intense que l'obsession existe, alors, la haine n'est pas si lointaine.
non, il n'y a rien à y faire. nerveusement, sosuke s'empare de son sac dans un geste enflammé, fais subir à ses épaules le ridicule supplice d'un sac à moitié vide, et vise la sortie.
parce que la fuite a toujours été préférable. comme si la lâcheté étreignait ses membres à chaque fois qu'il se trouvait dans la même pièce qu'elle. 


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«Kinoshita Asae»
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FETISH
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Mer 29 Nov - 23:30


LIES WE TOLD
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La lune a ses nuages, ta réflexion à ses défauts.
Sentiments étranges, non. Tu essaies de croire qu’aucun jour ne se ressemble. Pourtant c’est toujours la même rengaine; vide, tu étouffes dans ce monde qu’on t’impose, enfant sacrifiée, esprit indompté, aux chimères noires idéalisées. Tu la rêves ta vie, tu la dessines de ton regard ivre posé sur cette fenêtre, à dominer ta haine, regret après regret. Jolie lucarne où tu peux contempler ton doux visage forcé à sourire dans l’aigreur de ce quotidien hostile; occupation sans saveur, à se soucier d'inconnus au regard secret.
Jeunesse profane, qui ne prend plus le temps d’apprécier, d’aduler, d’écouter les sonates brulantes d’un clair de lune.
Un long soupire s’échappe, d’un calme rare, tu t’abandonnes à cette berceuse assommante, les mains sur les tempes, à supplier ta fin. Prière exaucée, les élèves sont enfin libérés, mais malheureusement il te reste une dernière corvée. « Pas tout de suite, je dois vous p—» Interrompue, tu t’arrêtes, stupéfaite, ton front attiré par ce jeune homme à la démarche agitée.  « Sosuke, retourne à ta place je n’ai pas encore terminé. » Pas un mot. Simplement le bruit frénétique de ses pas chantant entre les murs du vieux bâtiment.  
Jeunesse insolante. Ta peau brûle. Ensorcelée par la volupté de son regard embrasé. « Sosuke ! ». Voix éteinte, étouffé par cette angoissante torture. Furtif frisson qui te pousse à le poursuivre. « Attend, je n’ai pas terminé ! »
Tu sillonnes l’épais couloir, ton oeil impatient appuyé sur son large dos sombre. Il est plus grand, plus jeune, plus rapide. Tu laisses la distance s’instaurer. Il va fuir. Dépêche-toi. Tu t’élances. Tu veux gagner cette course effrénée, comme si tu avais quelque chose à prouver. Sentiments étranges, non. Tu essaies de croire que tu es simplement énervée.
Tes doigts frôlent les siens. Tu les attrapes d’une violente délicatesse cessant tout mouvement. Mains l i é e s. « Tu t’arrêtes tout de suite ! Non mais, tu te prends pour qui ? » La colère habillait avec profondeur les traits de tes expressions ennuyées. Tiraillée par ce sentiment étrange. Totalement intriguée. Pour la première fois tu éprouves de l’intérêt pour quelqu’un, pour un gamin  q u e l c o n q u e. Sentiments étranges, non. Tu es simplement inquiète.
« Tu me regardes quand je te parle. » Tu surveilles chacun de ses mouvement, scrutant avec émerveillement ce visage enivrant, espérant établir un contact.
Rencontre fortuite. Premier regard. Ses yeux accrochants les tiens, comme deux aimants, s’emmêlant dans ce tourbillon de désir. Tu y perds pied. Idiote, ne t’y noies pas. « Je— juste, suis-moi. ». La main sur la poitrine, tu sens ton coeur vibrer.  Alors tu brises cette chaine, apeurée par ce sentiment incertain. Tu fuis, effrayée par ce plaisant frisson qui tourmente ton être. Tu fuis, effrayée d’avoir effleuré cette douce passion. Sentiments étranges, oui. Pour la première fois depuis longtemps, ton monde tremble.

ta conscience brûle
d’une brûlure ardente
d’une fièvre dévorante


☾☽             

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Jeu 30 Nov - 19:46

L I E S       W E       T O L D


sa voix à elle.
ponctuée d'une autorité piquante, sosuke prend tout de même le soin de l'apprécier, peu importe si les flammes qui s'échappent de sa gorge son directement lancées sur lui. il n'a jamais été si fasciné par un tel éclat. lorsque le feu prend la forme d'un visage soigneusement tracé, perturbé par des émotions brutales. lorsque la vivacité devient telle que les couleurs en sont indescriptibles, transcendantes. "le garçon qui n'écoute pas" devient soudainement l'être le plus attentif de la planète, agrippé aux sons mélodieux d'une voix qu'il aurait souhaité enregistrer. même énervée, la divine femme qui sévit d'une autorité cinglante le fascine, inévitablement. leurs doigts se mêlent, et sans qu'il ne comprenne grand chose, sosuke veut rire, il veut se défaire de la stupide façade qui lui colle au visage et céder à ses nerfs qui tambourinent son être entier. il aimerait serrer un peu sa main, rire qu'il n'a jamais pensé tout les horribles mots qui hantaient son crâne. d'accord, il allait arrêter, la regarder, rester pendu à ses lèvres sans une once d'hésitation. « je vous regarde, là. » commenta t-il, sentant un rictus insolent gagner son visage de pierre malgré lui. yeux figés contre les siens, immobile, perçants. il ne faisait que ça, pendant des heures, se fichant pleinement de savoir si elle en était consciente ou non. et s'il était doté d'un quelconque talent graphique, il n'aurait fait que son portrait, acharné à saisir le mystérieux de celui-ci.
il aurait pu la suivre jusqu'à ce que ses pieds s'écorchent. jusqu'à ce que ses jambes envoient des signaux alarmants à son cerveau et qu'il soit obligé de ramper pour être en mouvement derrière elle. dès que le contact est éclaté, sosuke se ressaisit. ses mains viennent se cacher dans ses poches, encore vibrante d'un toucher brisé trop tôt à son goût. ses sourcils se froncent, il ne comprend pas ce qu'on lui veut. il doit s'enfuir, rester, se taire, disparaître? l'arrogance qui nourrit ses veines lui criait de cesser ce jeu dénué de sens, et de quitter la scène de théâtre sans même se retourner. « vous m'emmenez ou? » se débarrassant peu à peu du glacial qui lui glaçait le moral, il se traînait derrière elle sans montrer plus de résistance que ça. « c'est la fin des cours, je suis censé rentrer chez moi. je suis pas sûr que vous soyez autorisée à me retenir. » la vérité, c'est qu'il n'en avait strictement rien à faire. le temps n'était qu'une notion qu'il piétinait. sosuke n'avait rien de réconfortant qui l'attendait chez lui, personne qui s'impatientait devant le bâtiment en tapant du pied, aucun ami qui comptait sur sa présence. il n'y avait que madame kinoshita, comme toujours.
rien qu'elle et ses mélodies enivrantes.


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Sam 2 Déc - 19:20


LIES WE TOLD
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qu’on peut être stupide à dix-sept ans,
preuve est faite sous tes yeux.
mais tu ignores tout du complot qui ce trame.
alors inconsciemment tu lui accordes ton pardon. comment lui en vouloir, lui, vivant dans dans la fleur de l’âge.
jadis, n’étais-tu point ainsi ?
tu ne sais pas, du moins tu ne sais plus.
pensées désespérées, qui retiennent toutes tes folles colères qui te poussent à crier. mais tu résistes, silencieuse, face à son air insolant, face à son arrogance angélique, tu dois canaliser ces vaines émotions.
calme, tu respires, calme, tu masques ton visage irrité par ta divine ardeur, ta douce fureur, t’approchant de cet adolescent qui ose te faire face. ton visage bercé par l’éclat de ton doux sourire brutal, ce même sourire feignant de le punir, ce jolie sourire qui sait faire danser tes lèvres à la couleur si charmante du délice. mais cette situation ne t’amuse pas, non, au contraire, elle te contrarie, et dans une tentative de réflexion, presque fébrile, tu te souviens que les maris sont plus doux à dompter que les enfants.
tu le regardes, hautaine, et plus belle que jamais tu l’attaques de tes mots aux consonances brutales, presqu’un ordre, de ta voix qui tonne et qui instruit. « Je décide, tu écoutes. » d’ordinaire, tu n’es pas aussi sévère, mais aujourd’hui il y a cette pierre qui opprime ta poitrine peureuse. face à lui, tu restes hésitante, provoquant en toi des éclats de détresse. « J’ai deux mots à te dire sur ton comportement, mais on en parlera en classe, tranquillement, si tu le veux bien. »
d’une certaine manière tu avais remarqué ce changement inattendu dans son attitude; l’élève attentif était devenu bruyant, l’élève appliqué s’était métamorphosé, et cela sous ton oeil impuissant. continuellement, il te livrait ses absences, son regard toujours plongé dans le vide à contempler ce monde sans émotion, seul, isolé, perdu dans son propre asile, accoudé et mélancolique le visage tourné vers cette même fenêtre que tu contemplais avec lassitude.
tout deux enfermés dans cette même cellule.
et aujourd’hui, pour la première fois, tu lui fais face dans cette même salle de classe, vide, sale, aux allures froides et inchangées, où tout avait commencé.
« Je t’en prie, assis-toi. » prudente, tu t’assoies soigneusement, révélant les courbes généreuses de ta douce cuisse entre les plis fuyant de ta jupe. devant toi, ce même regard fuyant, ce  regard qui parle un peu trop, qui laisse supposer l’impensable. « Tu as des problèmes en ce moment ? On peut en parler si tu veux. »
comme une amie fidèle, âme sincère, coeur pur, tu cherches en aveugle le remède à son problème.
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Mar 5 Déc - 21:39

L I E S       W E       T O L D


madame kinoshita. concentré de fantasmes, mélodie intense et envoûtante. sosuke était persuadé qu'elle était conscient de l'effet qu'elle produisait sur son entourage. avec une telle assurance dans le regard, une telle façon de se tenir et d'être, la présence d'une moindre insécurité était difficilement envisageable. dans ses traits déformés par un sentiment lisible comme une douce brutalité, l'enfant trouve pour la première fois de son ennuyante adolescence l'occasion de se divertir par intérêt. c'est ça qu'il voulait, provoquer quelque chose. causer des réactions. éveiller des émotions, aussi négatives soient-elles, si cela pouvait lui donner une importance quelconque aux yeux de quelqu'un, c'était suffisant. la sévérité claque de plus belle, une électricité redoutable qui vise directement sosuke et son arrogance improvisée. « à vos ordres. » souffle t-il entre ses lèvres. comme il est amusant de se donner des airs, de défier l'autorité en jouant avec une insolence obtenue sans trop chercher. ça ne lui ressemblait en rien, ce schéma typique du lycéen creux qui veut affronter n'importe quel obstacle. installés dans la scène quotidienne qu'ils partagent, les deux se font face de nouveau, dans un contexte pourtant si différent.
et étrangement, ça plaît à sosuke. le privilège, l'avantage de ses enfantillages. toute cette petite mascarade sans but réel n'a même pas lieu d'être. gamin au coeur trop réactif, le brun avait choisi de s'essouffler sur quelque chose de radicalement différent. un caprice, rien de plus. obéissant, il s’assoit en face de la divine statue et plante ses billes enflammées dans les siennes. lui aussi s'appuie sur cette assurance qui ne l'a jamais quittée. il n'a rien à perdre - et, décidément, rien n'à gagner. « tout va parfaitement bien. » une déclaration qui salit sa bouche. il n'en sait rien sosuke, et puis ça veux dire quoi, aller bien? ça ne lui dit rien, ça l'ennuie d'avance. sa mère cadavérique lui vient à l'esprit, mais le refus de l'évoquer est catégorique. il n'avait certainement pas le souhait de se confier, de se révéler ou de s'ouvrir. il n'en était tout de même pas rendu à ça. « mais on peut quand même parler. » toute la vie, si vous le voulez. quelques mots suffisent. l'idée de dialoguer est plaisante, celle d'échanger, ravissante. revêtant de son masque le plus réussi, le prétendu petit insolent refuse de briser le contact visuel. chaque seconde qui passait le satisfaisait pleinement; mais ça n'était pas sans oublier l'amertume qui pourrissait sa gorge. il n'avait pas oublié. pourquoi il s'était senti si révolté, pourquoi est-ce qu'il avait été en proie à une frustration surprenante. « à vrai dire, je m’inquiétais plutôt pour vous. » mensonge. son égocentrisme, ses désirs malsains et ses chimères obscures ne concernaient que lui. il poussait sa petite personne en avant, ne considérait que ses priorités à lui. « il y a des rumeurs qui circulent, à votre sujet. c'est pas forcément une bonne chose. et puis, certaines parlent de mariage, mais je n'écoute pas trop. » ses sourcils se haussent, remettant en cause la fiabilité de ses sources.
il n'avait pas envie de faire face à aucune vérité.


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Sam 9 Déc - 19:22


LIES WE TOLD
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tu ressentis d’abord un véritable ennui. il n’y avait rien a faire. inconsciemment, tu savais qu’il ne te dirait rien. alors pourquoi tant d’interrogation ? simple question aux allures pourtant tellement frustrante. néanmoins, il sut éveiller en toi une certaine curiosité.
au début, tu crus mal entendre. mais finalement le mot mariage avait été prononcé provoquant en toi de vives émois. « Tu n’écoutes pas trop… ».
sous sa divine ignorance il t’expose ton cruel destin rouvrant cette terrible cicatrice où tant d’amertume s’était écoulée. pourtant, d’une vierge espérance tu pensais pouvoir y échapper, désirant recommencer ta vie, retrouver l’enfance, rapprendre l’ignorance.
tout serait tellement plus simple, plus doux, plus paisible à supporter. car à coup sûr, tu ne serais pas une épouse heureuse, une douce mère, toi et ton coeur plein de jeunesse, toi, aux rêves sots qui bâtissaient sans fin de grandes aventures, toi, âme naïve aux espoirs nourris aux folles impostures ; âme décalée soumise au bon vouloir de ton père. car personne ne t’as laissé le choix. personne.
le désespoir est un venin. un venin qui t’envahit chaque jour servant de baume à ton coeur cousu de blessures.
et lui au parfum de l’innocence, réveille en toi le bruit du malheur : tu ne seras jamais celle que tu voudrais être, toi, jeune femme soumise aux règles et conventions arbitraires. « Je vois que tu es bien informé, mais on parle de toi actuellement, pas de moi. »
tu sembles vouloir éviter le sujet, où plutôt cette confrontation. il y a tellement d’accusation dans sa voix. il y a tellement de répréhension dans ses yeux d’azur en feu, dans son regard que rien ne voile, endroit où tu te perds parfois saisie de frissons et de la foudre divine, frappant ta poitrine, t’épouvantant toi-même.
tu n’oses pas l’affronter, tes yeux détournés éprouvant cette étrange sensation que ses prunelles noires pouvaient lire ton âme, pourraient y découvrir cette perte d’espoir, tes rêves brisés, ta vie sans goût, sans saveur, sans chaleur. quelle honte, quelle humilité si ce visage d’ange percevait ce qu’il y a de plus mauvais en toi.
mais plus que tout, tu détestes ce sentiment incertain lorsque tu le regardes. il n’y que lui, seulement lui, dont les gestes et les mots font des ravages. seul, il est le blanc et le noir qui s’entremêlent sans cesse, ne te laissant aucun répit. esprit obscur dont tu n’arrives pas à te saisir, l’insaisissable nuage de fumé, voilà comment tu le définis.
« Et puis, je ne vois pas quel intérêt il y a, à en parler. Pas dans un tel contexte en tout cas. »
car oui, il faut bien le dire, cela ne le regarde pas.

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