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whoz that girl? (ft. miura hikaru)

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Jeu 18 Aoû - 17:17
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whoz that girl,
i'm selfish, impatient and a little insecure. i make mistakes, i am out of control and at times hard to handle ; hika'&bo




Lorsque la nuit tombe sur la mégalopole japonaise, les lumières multicolores de l'excentricité viennent l'illuminer; elle jaillit du noir, laissant l'obscurité s'accaparer des plus étroites ruelles non fréquentées. Tout est visible à Tokyo. Chaque enseigne est allumée, striée de rose ou de jaune, de bleu ou de vert, ça s'additionne et se soustrait. Chaque personne est dehors à la quête des derniers lieux branchés; tout le monde se voit, se regarde, se dévisage et se juge dans ces tenues de soirée qui parfois ne diffèrent pas de celles de journée. La nuit, la ville vit comme le jour, seules les étoiles ont fait apparition derrière les nuages de pollution, permettant alors de définir ce qu'est la nuit et ce qu'est le jour à Tokyo.

C'est sous la lueur quasi inexistante de ces mêmes étoiles que Bo, Chinoise perdue au Japon, s'est retrouvée à se balader à la sortie d'une taverne distribuant différentes saveurs de bières, allant de la blonde à l'ananas, de la brune jusqu'à celle à la sauce tomate. Définitivement, les Japonais goûtent à tout, si bien qu'une bière à l'urine est exposée derrière le bar. Mais Bo ne s'est laissée aller que pour une bière à la cerise, quelque chose de pas très original, et finalement d'assez courant. Elle marche ainsi, mains dans les poches, un arrière goût sucré dans la gorge, les pas assez lents pour faire croire qu'elle apprécie le moment, assez rapides pour rentrer au plus vite. Elle n'est pas seule, l'une de ses nouvelles collègues l'accompagne, mais bien qu'elle ait discuter avec elle la soirée durant, elle est incapable de mettre un nom sur son visage lisse; elle se souvient juste que son bureau est au même étage que le sien.

Au détour d'une rue, il est là à enlacer une femme. Environ trente-cinq ans, cheveux rattachés en un chignon désordonné, un sac de marque française sous l'épaule - Yves Saint Laurent à vue d’œil, une robe un peu courte, moulant son petit corps légèrement potelé d'une soie blanche qui brille sous les feux d'un lampadaire encastré juste au dessus d'eux. Il la tient par la taille, la serre contre ses côtes, la laissant zieuter sa chemise à moitié déboutonnée, un collier argenté miroitant contre son torse presque à découvert. Bo les regarde de loin, s'étant stoppée pour mieux voir ce dégoûtant spectacle.

« C'est un hôte, tu n'en as jamais vu?, lui demande naïvement sa collègue.
- Si. », riposte-t-elle une once de haine entachant son intonation.

Elle les fixe, froide, sèche, implacable. Le jeune homme tourne sa tête vers elle, lui rend durant un instant son regard, avant de se retourner, et de partir dans la direction opposée en compagnie de cette immonde femme. Le cœur au bord des lèvres, Bo signale à sa collègue qu'elle doit rentrer; une urgence féminine s'excuse-t-elle. Elle marche cette fois-ci bien trop vite pour que cela paraisse naturelle, mais qu'importe. La colère ronge son corps et son cœur. Elle rentre à Bunkyo furieuse et dévastée. Elle claque la porte de l'appartement, défait de rage le lit qu'elle prend habituellement soin de faire chaque matin, et finit par insulter nerveusement tout ce qui se trouve là dans sa langue maternelle. Elle n'a jamais autant détesté quelqu'un.


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Ven 19 Aoû - 20:33
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whoz that girl

Tout avait commencé par une soirée de boulot normale, le club avait ouvert à l'heure habituelle , et j'avais reçu quelques clientes fidèles. Plus le temps passe et plus je suis populaire dans le club, je suis de plus en plus demandé , les filles m'apprécient ... enfin non ... elles apprécient Jin ! Ce rôle superficiel que je me suis créé , chemise, bijoux en toc et cheveux coiffé à la manga avec une tonne et demi de laque sur la tête. Certain soir , je porte même les circle lens que la patronne nous a donnés. Je donne tout dans ce métier que je n'aime pourtant qu'à moitie. Il paie bien ... pas assez , mais mieux que la plupart des métiers de serveur.
Cela fait presque 2 mois que je ne suis plus à la rue, je me sens extrêmement reconnaissant envers ma sauveuse , cette beauté venue d'ailleurs au parfum si agréable. Je me rends compte que plus le temps passe , et plus j'ai tendance à penser à elle régulièrement. Ce qui m'inquiète finalement un peu. Elle reste une femme ... peut être un peu comme les autres ... comme ma mère ? Mais elle est si douce. Le jour ou je suis arrivé chez elle, j'ai pu manger un plat fait maison ... je n'en avais plus mangé depuis quand déjà ? Depuis que « maman » est partie ! Il y a de cela 5 ans.

Une femme entre dans le club , une nouvelle cliente. Elle me demande , je l'accueille , topo habituelle , je lui retire sa veste , m'occupe de lui trouver une bonne table. Elle n'est pas très jolies , mais elle semble extrêmement riche. Je redouble donc d'effort ... lamentable n'est-ce pas ? Ne suis-je au finale pas un peu comme toutes ses femmes ? ... peut être ... mais œil pour œil , dent pour dent.
Cette femme me propose de boire avec elle ... la règle dit «  tout ce que le client paie ... le client l'obtient » je me charge donc de lui faire passer une bonne soirée sans pour autant négliger mes autres clientes ... ce serais dommage qu'elles ne reviennent plus à cause de moi.
La nouvelle arrivante laisse de vraiment bon pourboire , la soirée se passe bien, les quelques bouteilles de champagne qu'elle achète sont partagées entre elle et moi. Elle ne me raconte pas sa vie , elle se contente de gober mon flirt , comme les autres. Elle sourit à mes faux compliments , elle rougit au mot que je lui chuchote lentement au creux de l'oreille. Et plus elle boit ... plus elle paie.

Il est maintenant 1h du matin , ma soirée de boulot devrais de terminer dans 4h , mais ma nouvelle cliente me demande de la ramener chez elle. J'accepte. Je suis sûr qu'elle saura bien me récompenser ! Je n'en aurais que pour une petite trentaine de minute , ensuite je reviendrais m'occuper de mes autres clientes.
Je vais lui chercher sa veste , elle paie sa note. Et nous partons tous les 2 en direction de son appartement.
Mon jeu de séduction continue , je la tiens tout contre moi , et je continue de discuter avec elle d'une voix chaude et presque sensuelle.
Je n'ai pas pour habitude de faire ce genre de choses ... mais là je pense que ça en vaut clairement la peine ... tout ça pour l'argent.
Nous plaisantons tous les 2 , elle évidemment plus émécher que moi. Nous marchons côte a côte , je sens sa main me tripoter un peu partout , mais je me laisse faire. Si ça peut lui faire plaisir de toucher.
Je ne prenais pas attention au nombreux regards qui se posaient sur moi , mon style extravagant et mon accompagnatrice un peu bruyante. ... je n'y prenais pas attention ... jusqu'à ce que je croise le sien. Le regard de Bo. Mon visage se fige durant quelques secondes , puis je détourne le regard , agissant comme si je ne l'avais pas vu. Je suis vraiment désolé , je me sens coupable. Mais elle sait dans quoi je bosse et ce que cela implique.

Au bout de quelques minutes de marche ... nous arrivons enfin a destination. La cliente me laisse entrer, je l'accompagne. Son appartement est très luxueux.
Une fois entrée, elle se jette littéralement sur moi , je la repousse poliment , lui assurant que ce n'est pas mon travail de faire ce genre de choses , mais elle insiste et me promet une belle somme d'argent en échange ... clairement plus que ce que je pourrais gagner en une seule semaine... elle sait ce que je veux ... et je sais ce qu'elle veut. Je réfléchis longuement et fini par plier.
Je m'approche de cette femme pas si jolie que ça , je regrette déjà. J'enlève ma veste , dézippe cette robe qui ne lui va pas du tout , et je lui donne ce qu'elle veut.

[...]

Je me rhabille rapidement , je me sens sale , pitoyable , lamentable ... pire que n'importe qui ... mais je l'avais déjà fait ... et je le referais sûrement. Elle m'assure que je dois vite partir, que son mari va rentrer ... et je me sens encore plus mal. Commettre l'acte qui pourrait détruire cet homme ... pourquoi j'agis ainsi ? Une fois la liasse de billet soigneusement ranger dans la poche de ma veste je sors et m'empresse de partir. Soudainement , je repense à elle et à son regard froid , accusateur ... comme si j'avais mal agi ... je sais que j'agis mal. Je décide de retourner au boulot , je m'excuse auprès de tout le monde , j'invente une excuse et m'en vais. Il faut que je la voit...
Je me dirige vers son appartement et rentre rapidement ... pourquoi ai-je un mauvais pressentiment ? Pourquoi suis-je rentré plus tôt ?
« Tadaima »
J'attends sagement sa réponse.


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Sam 20 Aoû - 14:18
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whoz that girl,
i'm selfish, impatient and a little insecure. i make mistakes, i am out of control and at times hard to handle ; hika'&bo


Le chaos s'est installé dans l'appartement. Après avoir étalé sa haine sur le lit en balançant à la volée les draps et oreillers, elle sort toute la nourriture des placards, cherchant de quoi noyer son terrible chagrin. Une bouteille d'alcool de riz brillant au fond d'un tiroir attire ses yeux rougis par la colère et les larmes. Capricieuse comme jamais elle ne l'a été, elle s'en sert un grand verre d'eau, seule leur couleur translucide rapproche réellement ces deux boissons, buvant à grande gorgée ce liquide brûlant. Il anesthésie peut-être son corps mais pas son esprit. La tête lui tourne, sa gorge s'enflamme, et c'est en titubant qu'elle cherche de quoi atténuer cet état qu'elle n'a connu en aucun cas auparavant. Jalousie, abandon, alcool dans les veines, un triste refrain qui courre dans sa tête. Elle arrache les carreaux de chocolat d'une tablette meurtrie, qu'elle amène à sa bouche d'une main attaquée par les fourmis de fin de soirée arrosée - fin de soirée qu'elle passe seule avec son imagination qui lui dicte toutes les raisons justifiant sa mélancolique colère.
« C'est un hôte, tu n'en as jamais vu? », ça résonne dans sa tête, ça lui fait mal de son cœur à son être. Depuis deux mois elle partage sa vie avec lui, depuis deux mois elle se plie en quatre, en huit. Mais tout ce temps n'a pas suffit. Son dégoût, ses remarques, et ses inquiétudes ne l'ont pas alerté, ne lui ont pas fait comprendre que ça ne peut durer, continuer. Il s'agit de deux mois où il retourne là bas, tripoter des femmes, rencontrer des nouvelles, discuter avec les anciennes. Deux mois où elle s'est occupée de lui comme son fils, son frère, son mari, l'accueillant dans son lit sans n'avoir jamais fait un seul faux pas. Deux mois qu'il a tout à portée de main, mais qu'il est trop bête et aveugle pour le voir. Tout ce temps gâché, son inconscient de femme naïve et aimante lui fait attendre qu'une chose; qu'il rentre et lui dise « je quitte ce travail, pour toi ».

« Je suis rentré », sa voix a raisonné d'une timide intensité, comme s'il a su par un quelconque moyen qu'il n'est plus la bienvenue ici. L'alcool dans les canaux cérébraux, elle finit d'une traite son verre pour lui donner le courage nécessaire à affronter sa vision, sa colère. Son cœur palpite à mille à l'heure, sa peau se couvre d'une chaire de poule transpirante. Cheveux collés au front, elle débarque de la kitchenette, se tournant face à son cauchemar. Elle ouvre la bouche, les yeux, les narines, mais rien ne vient, tout reste coincé au fond... au fond de quoi? - de sa gorge, de son cœur, de son esprit.
« Je suis rentré? Je suis rentré? C'est tout? Tout ce que tu as à ME dire?, finit-elle par déclarer d'une voix blanche. Tu-Tu-Tu... Tu sors avec des michtoneuses maintenant? Excuse moi de ne pas avoir assez d'argent pour toi.. »
Ses derniers mots ont déferlé tel un tsunami, raz de marée implacable hurlant dans la nuit. Elle se retourne fébrilement, avalant un dernier carreau de chocolat. Elle n'a jamais crié sur quelqu'un, ou du moins pas aussi fort. Elle s'est étonnée, fait peur à elle-même. Néanmoins, elle réfléchit aussi vite que son cœur bat.

« Pourquoi tu fais ça? Pourquoi tu es aussi dégoûtant? », elle s'est à nouveau mise face à lui. Il doit confronter ses yeux aux larmes frétillantes à ses coins, ce regard inexplicablement pitoyable; affronter cette scène, cette scène de couple alors qu'ils n'en sont pas un. Elle se rapproche, tanguant de droite à gauche. Elle se rattrape à lui, à sa chemise blanche qu'elle froisse de ses poings. Une odeur de Chanel n°5 remonte à ses narines, même dans un tel état elle est toujours capable de discerner le parfum d'une femme. Elle le voit à nouveau avec elle, son parfum luxueux se frottant contre sa peau... nue. Il a couché; elle le secoue comme un prunier; puis fond en larmes.


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Dim 21 Aoû - 20:18
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whoz that girl

Je suis debout , statique dans l'entrée en la voyant débarquée. Ce que je vois me serres le cœur , elle est la , devant moi , cette femme qui me fait ressentir tant de sensation étrangère à ce que j'ai pu ressentir dans ma vie jusqu'à présent. Les yeux rougis, triste et en colère , elle me regarde. Je fronce les sourcils , cherchant quoi dire de plus, mais ne disant rien.
Elle ouvre finalement la bouche. Tout ce que j'ai à lui dire?  Mais que pourrais-je dire de plus ? Je n'ai pas besoin de lui demander où est le problème ! Car au final ... réalité inavouable , inexplicable, de certain sentiment, je sais où est le problème ... je sais qui est le problème. Et mon avis n'en est que plus confirmer lorsque j'entends la fin de sa phrase. Elle me crie dessus , me reproche des choses dont elle était finalement consciente avant de m'accepter chez elle ... mais comment puis-je le lui reprocher ? Comment puis-je un instant reporter sa colère sur elle ? Je reste étrangement calme, impassible.
« je ne compte pas sur ton argent »
Comment puis-je dire ça lorsqu'elle me nourrit depuis tout ce temps ? Mais moi aussi j'ai bu , tout comme elle apparemment ! Elle a sûrement bu plus que moi. Je le vois à son attitude. Ou alors ne tient-elle pas l'alcool ?
La phrase qu'elle me dit ensuite me fait l'effet d'un poignard ... ça fait mal ... très mal ! Elle me confronte à la véritable personne que je suis , dégoûtante , pitoyable , sale ... tout comme le genre de femme que je hais. Et alors qu'elle plonge son regard pleins de larme dans le mien, je me sens encore plus mal ... pourquoi réagit-elle ainsi ? Que mon boulot la dégoûte , je le conçois parfaitement... il me dégoûte aussi par moment. Mais alors cette réaction , ces larmes , cette odeur d'alcool qui émane d'elle. Et pourquoi cela me brise encore plus le cœur ... mais pas de la façon dont je pourrais me sentir désolé pour quelqu'un ... mais d'une tout autre façon ! Parce que c'est elle !  
Elle tangue un peu, je tente de la rattraper, mais elle s'agrippe alors à moi ... ou plutôt à ma chemise en serrant les points , je la tiens automatiquement , pour ne pas qu'elle tombe ... ou plutôt pour ne pas la laisser partir !
Elle me secoue un peu et se met à pleurer plus intensément. Je me sens tellement coupable , je m'en veux tellement de lui faire de la peine ... mon travail la dégoûtet elle à ce point ?
Ce que j'ai fait ce soir me dégoûte moi aussi !
Je la sers dans mes bras , je ne sais pas quoi dire, comment apaiser sa colère ? Comment apaiser son cœur ?
Je pose ma tête sur son épaule et lui chuchote un simple
« Je suis désolé »
je ne nie même pas les faits ... je m'excuse comme si elle et moi étions en couple ... comme si je l'avais trompée ... alors que ce n'est pas le cas ... mais alors , pourquoi mon cœur bat-il si fort lorsque je dors avec elle ?
J'ai peur qu'elle ne me repousse ... qu'elle rejette mon étreinte. Elle aurait raison de le faire.
Une idée m'effleure l'esprit ... une idée simple et banale qui ne le serait pas avec elle ... une idée absurde. Mais je refoule cette idée aussitôt. L'embrasser reviendrait à la souillée autant que moi ... et je m'y refuse.
Je ressens l'alcool dans mes veines lorsque ma tête se met à tournée. Et j'insiste
« je suis vraiment désolé ... pardonne moi »
Et alors ... j'y pense ... elle doit le resentir ! Elle doit la sentir ! Cette liasse épaisse de billet qui se trouve entre nous deux,  dans ma poche. Argent sale ... tout comme moi !  



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Jeu 25 Aoû - 11:26
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i'm selfish, impatient and a little insecure. i make mistakes, i am out of control and at times hard to handle ; hika'&bo


De ses yeux humides, ce regard dépité, elle le fixe, plonge au fond de son âme, pour qu'il comprenne, pour qu'il arrête. Mais cela ne sert à rien, l'alerte est inutile depuis déjà deux mois. Elle ne réussit qu'à lui soutirer de banales excuses, excuses pâles qui sont juste dites pour la calmer, éteindre sa colère jusqu'à demain; quand il rentrera de nouveau tard, qu'il la réveillera sans qu'il ne le sache après avoir fermé la porte, qu'il se débarrassera de ces immondes vêtements, de cette coupe de cheveux qui ne lui va pas, et qu'il finira par venir se coucher auprès d'elle, elle se lèvera à nouveau, le secouera de haine jusqu'à ce qu'il cesse de vivre en enfer. Mais la vie n'a qu'un sens et ce sens ne changera jamais.
L'étreinte par laquelle il la retient lui paraît soudainement inconfortable, comme si quelque chose de physique l'empêche de profiter de ce simple instant de tendresse, seul geste un semblant sincère de la part d'Hikaru. D'une main suspicieuse elle tâte la légère bosse que forme la poche de son pantalon. Son contenu est à la fois dur mais peu rigide, il se laisse facilement pousser lorsqu'elle y appuie à de multiples reprises du bout de son ongle. Elle lève les yeux afin de questionner du regard le garçon pris au piège: sa peau laiteuse - non pas laiteuse comme la crème mais plutôt comme du lait caillé - lui laisse alors croire qu'elle n'aurait jamais dû découvrir l'existence de cet objet caché, un Graal ne devant être divulgué.  Elle sort ce qu'il cache, le fourre sous son nez de menteur. Le poteau rose est là, dévoilé sous leurs yeux ébahis; une liasse de billets bien enroulés, une liasse de billets bien trop grosse pour avoir été gagnée durement.
Devenue blanche comme un linge, Bo compte les yen qui pourrissent ses doigts, salissent ses paumes pures. Trente-mille, soixante-dix-mille, cent-mille, cent-treize-mille yen. Il se balade avec cent-treize-mille yen, il est rentré avec cent-treize-mille yen, une somme bien trop généreuse, même un peu trop improbable, pour juste discuter avec des femmes.

« Changji, changji, changji, commence-t-elle par hurler avant de se défaire de son étreinte. Jinü, whore! Comment on dit ça dans ta langue? ». Elle fracasse les billets contre le comptoir de la kitchenette, empoigne son smartphone qui pourrait exploser dans sa main tant elle le serre fort. Elle tape les idéogrammes 娼妓 sur une application de traduction, puis hurle ce qui lui affiche l'écran. « Meinu! C'est ça que tu es! Une pute. Avec des femmes... Tu as dormi avec! Elles t'ont donné cent-treize-mille yen ce soir! C'est pour ça que tu as pas besoin de mon argent, hein? Tu en gagnes trop plein tout seul! ». Totalement hystérique, elle lui balance les billets à la figure, puis la bouteille d'alcool de riz, qui par bonheur s'écrase sur le parquet avant de l'atteindre. La boisson s'étale sur le sol, zigzaguant entre les éclats de verres désormais éparpillés partout dans la pièce. Elle veut qu'il souffre autant qu'elle souffre, mais même lancer tout ce qui passe sous ses mains colériques n'aide à rien. Elle se laisse alors tomber au sol, s'appuyant contre le mur dans cette chute digne des héroïnes de tragédies grecques. Elle a quelque part essayé de le tuer en lui lançant cette tranchante bouteille, le tuer pour tuer son propre cœur perdu entre deux mondes, un mal qui la ronge et qui la rend si différente, si démoniaque. Elle est jalouse, elle est déçue. Il ne fait rien pour la mettre de son côté, il profite juste d'elle et de sa générosité. Jamais il ne changera ça, jamais il ne sera aux petits soins pour elle, comme elle l'a été pour lui. Il s'en fiche, c'est juste un profiteur, un connard, une pute.
made by pandora.
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Jeu 25 Aoû - 14:20
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whoz that girl

Le cahot totale c'est à présent installer , alors que je tentais vainement de la calmer. Elle tâte ma poche, suspicieuse ... elle a tout découvert ! Nos regards se croisent alors qu'elle sort de ma poche la preuve irréfutable de mon manque de dignité, de mes déboires .... de ma honte. Mon regard se transforme , il devient noire pas noire de haine , pas noire de colère ... noire de honte et de résignation. Je voulais juste m'enfuir ... fuir ... lâche que je suis.
Et alors que la seule personne qui ne m'a jamais laisser tomber , qui m'a aider et soutenu. Alors qu'elle a tout donné sans attendre une quelconque merci. Je suis la , devant elle , dépité ! Ne sachant de nouveau pas quoi dire de plus. J'ai été trop loin cette fois ... avec cette femme qui attendait « sagement » son mari ... alors que c'est à ce même mari qu'appartient certainement l'argent que Bo est en train de compter.
Elle compte ... sans s'arrêter , le nombre augmente ! Un nombre qui désormais ne me fait plus le même effet. Un nombre sale ... salit par mon attitude !
Son regard me questionne , rougit par le mépris, lueur de haine et de déception. La sommes maudite exposée entre ses fins doigts ... que puis-je bien lui dire ? Que oui... j'ai vendu mon corps à une femme donc la plastique ne m'attirait même pas ? Que je m'en veux ? Que je me sens monstrueux, pitoyable ? Que malgré le fait que cela me ronge ... ce n'est pas quelque chose d'inhabituel pour moi ? Et cette sommes ... beaucoup trop généreuse pour la personne que je suis ... que vais-je en faire ?
Mon regard était resté encré dans le siens sans que mes lèvres ne puissent articuler quoi que ce soit , j'étais juste la ... devant elle , impuissant.
Elle s'éloigne brusquement de moi , me criant des mots dont je ne connais pas la signification , elle me hurle dessus , ... et je subis, sans un mot , sans réaction , je baisse juste les yeux , ne pouvant désormais plus affronter les siens.
Elle me traduit cette phrase qu'elle me crie avec un peu plus de haine ... une haine qui me semble infinie , un gouffre sans fond de tristesse et de rage.
Ma culpabilité semble s'intensifier au fur et à mesure de ses mots ... elle m'insulte même , insulte amplement méritée. Je sers les points , la colère monte tout de même en moi , une colère plus ou moins violente ... une colère portée par les restes d'alcool se promenant dans mon organisme.
Je n'assume pas ce que j'ai fait ... j'en suis encore moins fier.
La liasse de billet viens s'écraser contre ma joue pour retomber vulgairement au sol. Mon regard se porte à nouveau sur elle , regard remplis de colère ... que puis-je bien faire ? Comment régler un problème qui pour moi n'en étais pas un ? Sommes-nous mariés elle et moi ?
La bouteille vole à mes pieds , le liquide translucide s'écoule alors que le verre éclate en morceaux.
Bo s'effondre d'un mouvement sourd sur le sol. Je reste toujours silencieux . Je la regarde de loin , partager entre l'envie cuisante de la rejoindre au sol , et l'envie de faire demi-tours afin de juste partir d'ici.
Cette fois , je dois assumer , je dois prendre mes responsabilités ! Je me jette à ses côtés , essayant tant bien que mal de refouler toute cette colère contre moi-même. Elle tremble au sol , complètement dévastée. Et je lui dis de la voix la plus calme possible
« Je ne peux pas changer le passé ... si tu préfères te dire que je suis une pute ... je ne vais pas essayer de te contredire »
Pourquoi nier lorsque moi-même je ne m'estime pas plus respectable que ça ?
Je prends son visage entre mes mains et tente de plonger son regard dans le mien , je veux qu'elle me regarde ! Qu'elle voit la sincérité des mots que je m'apprête à lui dire
« Pardonne moi ... je ne recommencerais plus ! Je te le promet ... ne soit pas triste à cause de moi »je ne dis pas ça à la légère ! Je le pense ! L'argent est-il devenu si important pour moi ? Au point de risque de perdre cette personne qui , d'une façon que je n'explique pas encore, est devenue extrêmement importante pour moi ? Je ne pense pas !
Elle a su estomper mon chagrin , soigner mes plais et faire silence sur ma façon d'être ... je pense que je lui dois bien ça.   


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Jeu 1 Sep - 14:13
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i'm selfish, impatient and a little insecure. i make mistakes, i am out of control and at times hard to handle ; hika'&bo


Son geste a été horrible, un assassinat caché sous les plis du désespoir. Sa conscience lui dit qu'elle est une mauvaise femme, une femme ne pouvant être fière, lumière ni même mère. Mais elle peut être salière, non pas pour la cuisine, mais pour la simple présence du mot « sale » qui s'y trouve; car sale, c'est ce qu'elle est. Une personne salie par la haine, la jalousie et la peine. On le lui hurle à l'oreille; elle en a mal aux neurones et dans toute la tête. Dans sa folle migraine, elle se recroqueville en un escargot écrasé, remontant ses jambes au niveau de son ventre. Elle sent étrangement différente, terriblement seule. Pourtant Hikaru est juste là, si prêt et si loin à la fois. Le bain de la colère est néanmoins si fort qu'il lui est impossible de sortir la tête de l'eau, de voir que toute cette triste mascarade pourrait toucher à sa fin. Bo reste  absente, perdue entre le vide de son corps et l'aura lourde qui écrase toute son âme au fond du plus profond des gouffres imaginaires.
Hikaru essaye de lancer une corde, de couper court à sa chute. Lui attrapant le visage, il cherche à happer son attention. Elle ne ressemble pourtant à rien, ses yeux restent aussi vide que la bouteille d'alcool de riz brisée gisant au sol. Cependant, il lui parle. S'en veut-il de la faire souffrir ainsi? S'est-il au moins rendu compte qu'elle est dans un tel état par sa faute? Sa voix tremblante laisse alors entrevoir le ton du regret.
« Pardonne moi... Je ne recommencerai plus! Je te le promets... ne sois pas triste à cause de moi ». Bo resurgit des ombres, remonte le fil de ses mornes pensées. Elle cligne des yeux, comme si elle se réveillait d'un long coma, un sommeil infini. Son regard se plante dans celui d'Hikaru, et elle le fixe longuement. Elle attend de comprendre, et de re-comprendre. Elle pense avoir mal entendu, mal saisi l'information. Pourtant il n'a pas menti, il n'a même pas déformé les mots. Il a bien dit ce qu'il a dit.
« Tu crois vraiment ça? Si... Si tu recommences plus maintenant, tu vas recommencer un autre jour. Je ne te crois pas car tu fais ça tout le temps, ton métier je veux dire. Tu vas pas le changer demain... ». Ses prunelles éteintes se posent au sol. Elle a parlé calmement, timidement, la défunte haine ayant laissé place à la funèbre mélancolie. Elle retire faiblement les mains d'Hikaru de son visage qui s'humidifie de discrètes larmes. « J'ai pas confiance en toi », ajoute-t-elle en un spasme de douleur; douleur au cœur, déchirure au torse. Elle garde ses mains chaudes entre ses doigts tremblants de froid et de sentiments contradictoires. La peine la ravage d'un blizzard intérieur, un truc que personne ne peut ressentir hormis elle. Elle continue d'observer le parterre, se laissant doucement aller, se rattachant seulement aux doigts d'Hikaru.
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