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 we don't talk anymore (ft. ichiyo)

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TOKYO AND ME


MessageSujet: we don't talk anymore (ft. ichiyo)   Jeu 28 Juil - 3:17


   

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Il regardait son portable, était en avance comme souvent. Il avait commandé, parce qu’être en avance et seul, ça craint, et au pire il recommandera après, et puis c’était juste un café au lait, froid, parce qu’il fait chaud à Tokyo. On dirait que les enfers sont montés sur Terre, mais un peu moins chaud. Un tee-shirt blanc, un jean, des superstars, des lunettes de soleil rondes, ses clés dans sa poche arrière gauche, c’était un tic, elles ne pouvaient être nulle part d’autre que là.

Gabriel s’était installé non pas en terrasse mais à l’intérieur, parce que c’était climatisé. L’air frais lui donne parfois des frissons, mais il est obstiné à rester, supportant mal la chaleur. Il avait envisagé d’aller à la piscine aujourd’hui, ou juste dormir avec la clim allumée chez lui, mais ça revenait cher de payer la clim, alors le ventilo, mais les ventilos lui refilent toujours des rhumes.

Son dernier colocataire l’avait lâché abruptement juste avant de payer le loyer du mois. En un mot, la barbe. Ça en fait deux. Zut. Gabriel n’a pas le temps de se lamenter sur son sort, même s’il croise son propre regard dans la vitre et qu’il se rend compte que s’il ne trouve personne il devra soit finir à la rue soit demander de l’argent à ses parents, et bon, il est adulte maintenant. Il n’a pas le temps de faire son difficile, de refuser un coloc parce qu’il fume ou parce qu’il fait la fête à des heures où il aimerait dormir. Ce n’est pas grave, la chance lui sourira probablement.

Gabriel, sort de tes pensées, regard autour de toi un peu. Son portable vibre, il répond rapidement qu’il est à l’intérieur, à côté d’un palmier. Apparemment les propriétaires du café ont pensé que c’était une bonne idée de mettre un palmier à l’intérieur. Il aime bien les plantes, il en a plein chez lui, il a même un mur végétal, il est du genre à parler aux plantes, à ne pas oublier de les arroser. Allons, c’est pas son genre de stresser, mais il a un pressentiment. Il ne sait pas si ce pressentiment est bon ou mauvais, il relève la tête.

Oh.
C’est pas possible n’est-ce pas ? C’est sûrement une coïncidence. Il aimerait se faire croire qu’il ne se rappelle plus son prénom. Ichiyo est probablement là pour une autre raison, ça ne sert à rien que Gabriel l'ignore, il est adulte, un adulte majeur est vacciné, qui a déjà joué devant des centaines de personnes, il ne doit pas avoir peur d’une seule personne isolée. Il lui sourit, et se lève, parce qu’on lui a appris que dire bonjour en étant assis était malpoli, une histoire de ne pas faire d’effort pour l’autre. Sauf que maintenant il ne sait pas trop et il se rappelle les fois où c’était plus simple de se dire bonjour parce qu’il n’avait qu’à l’embrasser. Est-ce qu’on doit se la jouer vieille retrouvaille ? Gabriel, t’es quelqu’un de gentil, ça choquera personne si tu fais quelque chose de gentil. Ça serait quand même grave bizarre si tu le prenais dans tes bras. Arrête de réfléchir. C’est comme essayer de se forcer à dormir lorsqu’on est insomniaque.

«- Hey, »

Ok, ça sonnait clairement mieux dans sa tête.

« Ça va ? Ça fait longtemps. »

Ah oui, tu te rappelles, la dernière fois où tu l’as vu ? Tu lui avais expliqué en long, en large, en travers, à l’horizontal et à la verticale que c’était pas lui, mais toi, que t’étais pas prêt, tu lui a pas dit que t’avais peur et que c’était la première fois que tu vivais pour de vrai, par contre tu lui as dit que c’était un mec génial et que tu lui souhaitais une bonne continuation et qu’on garde contact hein. Vous avez pas gardé contact et ce n’était pas une surprise, même si t’en étais un peu déçu. T’es le seul à souhaiter une bonne continuation quand tu te sépares, t’es le genre à ne pas casser par sms.
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MessageSujet: Re: we don't talk anymore (ft. ichiyo)   Jeu 28 Juil - 22:00


   

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Concrètement, vivre avec ses parents à vingt-trois piges c'était pas l'idéal. Pas pour Ichiyo. Squatter le duplex de sa soeur non plus. Il l'adorait, fallait pas croire, mais ils étaient trop différents pour que ça dure. Puis ses copines étaient chiantes. Du genre on vient boire un martini chez toi et on bitche sur nos ex jusqu'à trois heure du matin en ricanant comme les hyènes que nous sommes. C'était chiant une meuf. Deux mois avec elle, et il lui avait dit qu'il comptait se trouver son propre appartement. Et là voilà, intelligente qu'elle était, à lui dire qu'il pouvait se trouver un colocataire. Sinon, selon elle, c'était sûr à cent pour cent qu'on le retrouve en une du journal, mort pour cause d'asphyxie dans un endroit insalubre. C'est vrai qu'il était plutôt du genre flemme. C'est vrai aussi qu'il risquait de pas faire le ménage très souvent s'il était tout seul. C'est vrai qu'il resterait probablement assis sur son canapé toute la journée.
Colocataire ça serait.

Non pas qu'il en avait besoin, financièrement parlant. Mais selon Katsue, c'était niveau mental que c'était indispensable. Il savait pas pourquoi il écoute ses conseils, peut-être parce qu'elle sait ce qui est bien pour lui. Les parents ont trouvé que c'était une bonne idée aussi. Alors il s'est trouvé un colocataire. Enfin potentiel, parce qu'au final c'était pas à lui que revenait le choix. Il avait qu'à dire qu'il était quelqu'un de soigné et ordonné, ça passerait crème. De toute façon, vivre avec quelqu'un ça lui laisserait plus d'argent pour s'acheter des sneakers. Toujours être optimiste.

Skate sous les pieds, on ne changeait pas une équipe qui gagne. Ses converses toutes élimées par contre, elles auraient bien besoin de l'être. Elles étaient même plus noires à force mais gris foncé, c'est dire. C'était la première chose qu'il avait eu sous la main avant de partir en coup de vent quelques minutes plus tôt. En retard, toujours en retard, jamais connu autrement. Il évitait les piétons, définitivement trop lents. Il écoutait Stevie Wonder. Il était arrivé. Prendre son skate sous le bras. Refaire son lacet. Rentrer dans le café. Trouver un palmier, trouver le gars avec qui il partagerait bientôt un appartement, peut-être.

Trouver Gabriel à la place.

Il s'y attendait pas à celle là. Avec autant d'habitants dans cette ville il fallait qu'il le croise. Non pas qu'il l'évitait comme la peste, juste que le hasard était sûrement en train de se foutre de sa gueule là, présentement. Salut. Il esquissa un petit sourire, pas trop assuré, parce que quoi faire dans cette situation ? Est-ce qu'il y avait un manuel que faire quand vous croisez votre ex dans un café alors que vous ne vous y attendiez pas ? Si oui, note mentale : le commander sur amazon. Il continuait de sourire, awk. Il se racla la gorge vite fait, genre histoire de reprendre ses esprits. Ouai ouai, ça va. Et toi ? il avait parlé calmement. Non pas qu'Ichiyo soit du genre nerveux, à vrai dire presque jamais. Mais à cas spécial, comportement spécial. Il se félicitait lui-même intérieurement de pas avoir les mains moites. Ça voulait dire que ça allait vraiment. J'suis désolé j'peux pas parler trop longtemps j'dois retrouver quelqu'un ici. petite pause, avant de rajouter J'me cherche un coloc et celui que j'ai trouvé m'attend ici... il montre l'endroit d'un vague geste des mains et regarde l'intérieur pour apercevoir ledit futur colocataire, qui devait l'attendre maintenant. Ben tiens justement, Gabriel était ... à côté d'un palmier. Yeux grands ouverts, réalisation soudaine.

et
merde


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MessageSujet: Re: we don't talk anymore (ft. ichiyo)   Jeu 28 Juil - 22:54


   

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Il avait pas changé en fait, maintenant qu’il était plus près, Gabriel pouvait le constater et l’observer rapidement. Toujours aussi grand, étonnement pas de vans mais des converses mais c’était modérément étonnant, et il était venu en skate. Et il était beau, objectivement parlant, voir plus beau qu’avant. Peut-être parce que ses souvenirs étaient flous, probablement pas, il a une bonne mémoire Gabriel, il se rappelle encore ce qu’il avait joué le soir où il l’a rencontré.

Il lui offre un sourire sincère avant de répondre que « - Oui, oui, tranquillle », il va bien, plutôt bien, à part qu’il s’est fait largué collocativement, qu’il dort très mal à cause de la chaleur suffocante, qu’il s’étonne souvent de ne pas supporter à ce point la chaleur alors que sa mère est née à El Paso, au Texas, car c’est une ville et pas seulement une marque de fajitas, dans l’état de l’étoile solitaire qui a quand même pour devise « friendship » alors que l’était est plus conservateur qu’un Mormon, en plein milieu du désert, qu’il doutait si c’était sa vrai mère du coup ou pas, qu’il devrait faire un test ADN, ou qu’il avait un cancer de la tête qui lui faussait la représentation de la chaleur et la rendait plus chaude. Il allait lui demander quoi de neuf, ses études, ce genre de banalité, il est doué pour ce genre de conversations mais est coupé avant d’avoir commencé.

« - Oh, j’attends quelqu’un moi aussi »

Gabriel hésite à lui proposer d’attendre ensemble. C’est incroyable qu’il se cherche lui aussi un coloc et qu’ils se retrouvent au même endroit à ce moment précis, il essaye vraiment de rester dans le déni parce que c’est confortable, mais des connexions se font et se défont. Il pense bien sûr rapidement au fait que ça pourrait être lui. Il en a la confirmation, pas tellement. Le café est plutôt vide. Il aime le déni mais il ne veut pas passer pour un débile face à son ex non plus.

« - Oh »

Oh. Il sourit, cligne des yeux un peu bêtement, mais son cerveau est en ébullition, un magma où sa conscience semble hurler en boucle. «  Je comprendrais si tu ne veux pas être mon colocataire », il glisse les mains dans ses poches pour se donner un peu de prestance et un peu de confiance en même temps, « enfin, le loyer est pas cher et je ne suis pas chiant… Enfin je crois ? » rire extrêmement nerveux, Gabriel a l’impression de jouer sa vie en ce moment précis. Evidemment, il peut demander de l’argent à ses parents, mais ça voudrait dire admettre qu’il ne peut pas se débrouiller seul, puis il devra rendre des comptes et se justifier à chaque dépense, et on lui dira qu’il a merdé sur ce coup là, et il n’aime pas décevoir ou déranger. « Puis on a pas à rendre le tout compliqué ou bizarre, je veux dire, le passé est le passé » Confucius, 2016. Il espère que ça va marcher, il fait le mec un peu sûr de lui, « Tu voudrais au moins, hm, t’assoir pour en parler ? » Déjà, il a réussi à le retenir jusqu’ici, il aimerait juste le retenir un peu plus,
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MessageSujet: Re: we don't talk anymore (ft. ichiyo)   Ven 29 Juil - 0:16


   

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Sacré karma.
Sacré putain de karma même. Il savait pas si c'était une bonne chose ou une mauvaise, il réfléchissait pas à ça tout de suite. Ichiyo reprit ses esprits assez vite. Parce que de toute façon, ça servait à rien de faire les gros yeux pendant trente minutes tel un con. Qui avait envie de parler avec un mec aux yeux aussi gros qu'un lémurien ? personne. Il secoua la tête vite fait, en mode je viens de me réveiller de ma transe et retrouva son sourire. Son con de sourire. N-non, j'ai pas dit ça ! un peu trop de conviction dans ta phrase Ichiyo. Fallait se calmer. Il voulait juste mettre les choses au clair ; il lui en voulait pas. Ouai il avait peut-être été dégoûté pendant un petit moment. Il avait peut-être explosé son record de visionnage du grand bleu en une semaine. Mais il s'en était remis. Parce qu'il était Ichiyo, et qu'au final il s'en remettait toujours. Plus ou moins.

Le truc c'est qu'il aurait pu refuser et trouver quelqu'un d'autre. Les gens en recherche de colocataires à Tokyo y'en avait plein les rues. Il pouvait même revenir sur sa décision, appeler père et mère pour leur demander un duplex comme celui de Katsue. Mais non. Fallait se prendre en main dans la vie, faire face, toutes les conneries du genre. Puis de toute façon à part la rupture, il s'était toujours bien entendu avec Gabriel, non ? Ok eux en couple ça avait pas trop fonctionné, mais eux en trant que potes pourquoi pas. C'était peut-être pour ça que le karma les avait mis sur le même chemin. Genre deuxième chance ou un bordel du même genre. Nouveau manuel à commander : que faire quand vous venez d'accepter une colocation avec votre ex parce que vous êtes vraiment con ?  Gabriel. il dit ça parce que l'autre en face de lui arrête pas de parler, alors qu'il veut justement lui dire que c'est bon, il veut bien essayer. Il veut plus entendre les rires de hyène à trois heure du matin. Si vraiment j'voulais pas je me serais barré en courant y'a au moins trente secondes. il a l'air d'y tenir vraiment à cette histoire de colocation. Ichiyo hoche la tête. Puisqu'ils sont là, autant discuter, depuis le temps y'a sûrement des trucs qui se sont passés. Assieds-toi, j'vais nous chercher quelque chose à boire et je reviens. C'est marrant, c'était comme ça que ça avait commencé aussi. Promis c'est pas un mytho pour me barrer en courant. Il va à la caisse, commande deux cafés glacés parce qu'il fait chaud bordel, et il revient avec quelques minutes après. Il s'assoit en face de Gabriel et lui tend le sien. Tiens. J'ai demandé à ce qu'ils te rajoutent du caramel dedans. Pourquoi il retenait des conneries comme ça, mais impossible de savoir son numéro de téléphone, le même depuis deux ans maintenant ?

Pourquoi tu cherches un colocataire ? qu'il demanda en souriant.  À ce que je sache, t'en as pas vraiment besoin. Il demandait ça, alors que lui non plus n'avait concrètement pas besoin de quelqu'un pour survivre. Même là, c'était pas lui qui subviendrait à ses propres besoins. Il l'avait jamais fait, il voyait pas pourquoi ça changerait du jour au lendemain. Cette vie c'était pas pour lui. Et sinon des trucs de nouveau dans ta vie ? Des trucs que je devrais savoir avant d'emménager ? Il posait la question comme ça, parce que peut-être qu'il avait des trucs à apprendre. Des trucs qui expliqueraient le pourquoi du comment de Gabriel. Mais ses habitudes, ses tics, il ne les connaissait que trop bien. Ou alors il avait complètement changé, on sait jamais.


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MessageSujet: Re: we don't talk anymore (ft. ichiyo)   Ven 29 Juil - 1:10


   

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Ah, tant mieux. Des milliers d’anges s’envolent en chantant Ave Maria autour de lui. Enfin, pas directement, parce qu’il a dû essayer de comprendre d’abord qu’il accepte vraiment. Aussi facilement. Il a l’impression que c’est trop facile, et c’est le genre à être trop naïf et ne pas se méfier, mais là c’est sérieux, de toute façon ce sentiment partira rapidement comme d’habitude. Quand même. Il accepte. Pour de vrai. Comme ça. Ok. Très bien. Il s’arrête de parler et hoche de la tête docilement en essayant de ne pas ressasser les mêmes pensées. Il s’assoit, mécaniquement, tellement mécaniquement qu’il manque de reverser la tasse déjà présente sur la table mais se rattrape de justesse.

Parce qu’il lui a mis vite fait le doute avec sa phrase douteuse, mais il le voit revenir et peut sentir les anges s’envoler de nouveau, peut-être sur un air de la nocturne de Chopin, l’op. 9 no2. Gabriel est juste simplement content, il ne fait pas attention au reste. « Merci, t’es » un amour, il dit ça à tout le monde, à tout bout de champ, dès qu’on fait quelque chose d’un tant soit peu sympa pour lui, ce qui va à ramasser un objet qu’il a fait tomber à rapporter du café, parce qu’il est facilement content de voir qu’il y a des gens biens dans ce monde « un ami ahah toujours aussi serviable ahah », son rire se perd en un léger soupir.
Ahahah cha-cha real smouth. Est-ce qu’ils sont amis ? Il l’espère. Il a juste besoin de souffler, d’une pause, de respirer deux trois secondes puis de refaire start, ou reset. C’est bon, ça semble être passé crème. Une moue se peint sur son visage, il n’aime pas mentir mais il ne veut pas qu’on s’apitoie sur lui, surtout pas lui.

« - Toi non plus t’en as pas besoin si je me rappelle bien, hm ? Pourquoi tu recherches ? »

C’est vrai ça, pourquoi est-ce qu’il recherche un colocataire ? Gabriel n’impose pas son mode de vie aux autres, c’est sa préférence d’être indépendant, il comprend tout à fait qu’on profite de ce qu’offre la vie vu que l’occasion se présente. Ok, il y a pensé parfois, parce qu’il s’inquiète facilement pour les autres, et si l’entreprise des parents d’Ichiyo fait faillite, et comment il fera pour vivre, et s’ils ont des dettes, puis il se rappelle que ça n’arrivera pas et pense à autre chose.

Il réfléchit, pose le coude sur la table, la tête sur sa main, « Je joue toujours du violon très tard dans la nuit avant les récitals… Ah, je suis devenu premier violon ! » il marque une pause, se fait la réflexion que ça lui fait tout drôle qu’il lui parle d’emménager, « tu sais évidemment ce qu’est un premier violon je suppose », mais sa voix n’a aucune trace de moquerie, c’est plus une moquerie contre lui-même de supposer que tout le monde sait tout. « Je suis un peu l’Arthur des autres violons, les seconds violons sont mes chevaliers, et je cherche le Graal parfois seul devant tout le monde » Très bonne définition, il s’en félicite, sourit en buvant un peu de son café. « Sinon rien de spécial, à part que je vais peut-être devoir porter des lunettes, Tu penses que ça m’irait ? J’hésite à prendre des lentilles de contact. »

Gabriel n’aime pas trop parler de lui trop longtemps, Gabriel regarde avec expectation son voisin, relevant les yeux de son café, parce que ce n’est plus à son tour de parler. « Et toi ? Et est-ce que tu as quelqu’un dans ta vie ? » attendez, ça peut paraître bizarre, mais il y a une explication, « j’ai eu un coloc qui n’arrêtait pas de ramener ses copines à des heures pas possibles, il fumait aussi beaucoup, du coup… ça changeait pas mal du quotidien » voilà, ça rajoutait de l’aventure, du pep’s, c’était absolument pas chiant.

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MessageSujet: Re: we don't talk anymore (ft. ichiyo)   Mer 3 Aoû - 0:06


   

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Il avait jamais été quelqu'un de compliquer. Ne se cassait pas la tête. N'analysait jamais rien et faisait ce qui lui semblait être le plus facile quand un choix s'imposait. Jamais réfléchir plus de dix minutes, c'était sa devise. Pour ça qu'il avait accepté si facilement alors qu'il aurait pu tourner les pieds et sortir de cet endroit. Mais il aurait du chercher à nouveau, et ça c'était chiant.

Il rit presque, parce que Gabriel est au moins aussi nerveux que lui. Content de savoir qu'il n'est pas le seul. En même temps c'est compliqué de savoir comment se comporter dans des moments comme ça. Surtout quand il se sont pas revus depuis un moment. Il lui tapote doucement l'épaule, parce qu'il est comme ça Ichiyo et qu'il a pas envie qu'on se sente mal à l'aise en sa compagnie. Il lui sourit, encore et toujours mais en même temps il ne peut pas s'en empêcher. Puis mieux valait sourire que faire la gueule, non ?

Ichiyo haussa les épaules. Pourquoi il recherchait ? Il en savait rien. Peut-être parce que la maison familiale était trop grande pour lui et qu'il s'y était jamais vraiment senti à sa place. Trop de personnel, trop de pièces, trop de poussières. Surtout depuis que Katsue était partie. Peut-être aussi que c'était elle qui lui avait mis cette idée dans la tête, et que lui, en bon frère obéissant, il avait suivi ses conseils. Peut-être aussi qu'au final, voir ses amis indépendants ça lui avait donné envie. Un peu de tout ça, sûrement. Mais c'était trop long à raconter, il avait pas envie de déballer sa vie là maintenant tout de suite. J'sais pas. J'me suis dit que ça serait marrant. Il disait la vérité. Puis aussi parce qu'apparemment selon ma soeur, si j'suis tout seul je risque de me tuer en allumant le micro-onde et on retrouverait mon corps seulement des mois plus tard. là aussi, c'était vrai. Même si elle exagérait un peu, sur le fond ça pourrait arriver. Des tas de raisons qui faisaient qu'il était là, à cet endroit même aujourd'hui.

Wow félicitations ! s'exclama-t'il. Il était sincèrement content, parce que même s'il connaissait pas grand chose à la musique, ça avait l'air d'être un truc important pour Gabriel. Il rit à son explication, et se dit qu'il pourrait faire prof de musique plus tard, parce qu'il a toujours bien expliqué les choses et que si jamais le stress finissait par le bouffer un jour et qu'il en pouvait plus de jouer devant tant de personnes, il aurait toujours ça.
Mais il ne dit rien, parce qu'Ichiyo n'était pas du genre à partager le fond de ses pensées. Je t'écouterais répéter avant tes récitals, j'suis un pro je te dirais si quelque chose va pas. En réalité, un plombier était sûrement mieux informé que lui niveau violon, mais il rigolait pas quand il parlait de l'écouter. Ça, c'était quelque chose qu'il aimait bien faire. Puis de toute façon, il se couchait jamais tôt. Sérieusement, tu me demandes des conseils fashion à moi ? il devait l'avoir confondu avec la queen cordula. Il plissa son front pour enfin déclarer les lunettes ça t'irait bien. Ça te vieillirait un peu par contre. Il parlait comme sa mère putain.

Il soupira avant de jouer avec la paille qui sortait de son café glaçé. Les glaçons tournaient à l'intérieur. Nan, personne. Ma soeur a essayé de me faire sortir avec une de ses copines là, mais j"ai jamais vu une meuf aussi chiante de toute ma vie. Sérieux. Il avait du opérer en mode commando pour se débarasser d'elle. À chaque fois que j'allais quelque part elle était là. C'est pas chelou ça sérieux ? Il regarde Gabriel. Je l'ai toujours dit que les meufs c'était bizarre. Perso j'abandonne. C'était vrai ça, quand ils étaient ensemble tous les deux, ça n'avait jamais été chiant. Pas de moment où Ichiyo s'était dit qu'il était trop collant, ou qu'il avait pas envie de le voir. Mais après c'était peut-être juste avec Gabriel. Du coup je suppose que toi non plus t'as personne ? Super il va vivre dans un bachelor pad. En mode on mange des chips et on boit des bières à toute heure de la journée.
Fin bon il faisait déjà ça tout seul.
Je risque pas de ramener mes conquêtes à des heures pas possibles, par contre je risque de fumer un peu parfois. À la fenêtre. J'suis pas chiant. Enfin j'espère.
Et puis il risquait de regarder le grand bleu aussi. Genre deux ou trois fois par mois.


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MessageSujet: Re: we don't talk anymore (ft. ichiyo)   Lun 15 Aoû - 22:05


   

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Gabriel rigole, parce que sa sœur a absolument raison sur le cas Ichiyo, mais les gens biens diront que c’est ce qui fait son charme. « Si ça peut te rassurer, j’ai déjà cassé un plat au micro-onde », même les meilleurs font des erreurs, et il n’invente pas ça pour lui faire plaisir, mais parce qu’il est toujours un peu énervé qu’on vende de nos jours des assiettes belles mais ne pouvant aller au putain de micro-onde ou au four ou nulle part. Le truc s’était fissuré et il n’allait pas mettre de la colle pour réparer ça parce que c’était pas censé se fissurer.

« Merci » et son sourire semble illuminer la pièce, il a l’impression d’avoir reçu beaucoup de félicitations qui ne comptaient pas. C’est possible de sourire plus ? Les lois thermodynamiques l’acceptent ? « Tu te fatigueras vite et tu dormiras pendant que je joue, mais ok » C’est rare que quelqu’un propose de l’écouter pour l’aider, gratuitement, sans arrière-pensée. Ça change, même s’il sait qu’Ichiyo ne sera pas d’une grande aide, c’est l’intention qui compte.

C’est vrai que c’était pas la meilleure des idées que de demander conseil de mode à un mec qui s’est teint les cheveux en rouge sang. Mais il est pas mieux, s’il pourrait porter le même jean et le même tee-shirt tous les jours de l’année, il le ferait, sauf qu’il y a un truc un peu nouveau appelé les quatre saisons. Et puis sa couleur lui va bien, donc il doit avoir des secrets cachés, n’est-ce pas ? « Ça tombe bien, on me demande encore ma carte d’identité quand je sors. Je vais finir par utiliser du maquillage et dessiner des rides je crois. » Il fallait encore réfléchir à la forme des lunettes, et a la couleur, et c’était pas de simples détails, parce qu’il devrait porter ça tous les jours de sa vie jusqu’à sa prochaine paire. Et que ce serait le visage que les gens verraient, il aimerait pas être moche aux yeux de certaines personnes dont on ne nommera pas le nom.

Il est soulagé qu’Ichiyo n’a personne, plus qu’il ne devrait l’être. Il acquiesce de la tête mais essaye de trouver une raison à cette fille, parce que Gabriel ne peut pas s’empêcher de trouver des excuses pour les autres, qu’il pourrait en trouver pour un tueur en série, qu’il aurait fait un bon avocat s’il n’aimait pas tant la musique et ne détestait pas tant le conflit « Elle était peut-être amoureuse et tu lui a brisé le cœur ? Du genre très fleur bleu… A part si elle te suivait jusqu’au toilette, là, je sais pas. » Gabriel y réfléchit, lui préfère être indépendant de toute façon, le concept de coller quelqu’un n’a pas de sens. On lui a plus souvent reproché de ne pas être assez présent de toute façon. Peut-être que c’est pas la fille qui est bizarre, peut-être que c’est eux.

« Mmh, je préfère me concentrer sur mon travail, tout ça », c’est juste à moitié des conneries. Lui, il a pas totalement abandonné l’idée qu’une fille un jour peut-être parfaite tombera dans ses bras et ils s’enfuiront sur la plage sur un cheval blanc. Ou il essaye de ne pas l’abandonner. Il avait ramené une fille un jour, elle a vu son ancien coloc et a déguerpi, et il a probablement pensé au bout d’un moment que c’était tant mieux. « Tant que tu fumes à la fenêtre, ça va. Enfin c’est mauvais pour ta santé mais j’imagine que tu le sais. » de toute façon on mourra bien un jour ? « Est-ce que tu auras besoin d’aide pour déménager ? Je suis plutôt libre en ce moment si tu veux », si tu veux d’un mec qui prend les charges les moins lourdes en essayant de motiver tout le monde à tel point qu’on a envie de lui dire d’arrêter. Oh, il a de bonne jambes, il court souvent, mais on soulève pas des cartons avec ces jambes il paraît.


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MessageSujet: Re: we don't talk anymore (ft. ichiyo)   Ven 2 Sep - 0:17


   

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Ichiyo avait jamais compris pourquoi, mais tout était simple avec Gabriel. Les conversations, tout. Comme s'il l'avait toujours connu. Il n'était déjà pas du genre à se prendre la tête avec les gens, mais fallait avouer que parfois, certaines personnes étaient juste chiantes. Il se forçait à leur parler, leur répondre, même à être avec elles. Du genre ses parents. Sa propre famille quoi, merde. Mais avec lui, c'était l'inverse. Ichiyo unfiltered, ou un truc du genre. Parce qu'il y avait un truc chez lui qui faisait qu'on se sentait à l'aise tout de suite. En tout cas, c'était ça qu'il ressentait. Pas besoin de faire semblant, pas l'envie de partir en courant loin, très loin de lui. Même s'il le savait pas, Gabriel était quelqu'un de rassurant, avec qui on avait envie d'être.
En tout cas, c'était le cas pour Ichiyo.
Alors que ça aurait pu être tout le contraire.
Mais il ne repenserait pas aux petits détails.

... Comment t'as fait pour casser un plat au micro-onde ? demanda le grand en fronçant les sourcils, avant de se reprendre. Nan en fait pas la peine de m'expliquer, puis j'ai pas le droit de juger, je suis pire. Ça lui était jamais arrivé, mais tiens maintenant qu'il venait d'en parler, il craignait pour ses assiettes. Ichiyo, c'était le genre de gars qui reproduisait les conneries des autres, après qu'on lui ait raconté comment la faire. Valait mieux pas tenter le diable. En plus il aurait l'air con si, à peine après avoir emménagé ensemble, il détruisait tout sur son passage. Le meilleur colocataire du monde.

Il fit semblant de prendre l'air offensé. Genre les yeux grands ouverts, la lèvre inférieure un peu rentrée, la main sur le torse, on voit le truc quoi. 10/10 pour le jeu d'acteur, il le savait. Moi m'endormir ? Je trouve ça insultant d'insinuer que je puisse m'endormir en plein milieu de la nuit comme ça, alors que je vais me coucher à neuf heures du matin. Pas faux. Il reprit une tête normale. En vrai Gabriel, c'est impossible de s'endormir quand tu joues. Même moi qui n'en ait rien à foutre de la musique classique d'habitude, j'aime bien t'écouter. D'ailleurs, il pourrait l'écouter jouer du triangle ou du tambourin sans s'assoupir une seule fois. Il possédait un truc qui faisait que, quand il jouait d'un instrument, on était obligé de s'arrêter de respirer pendant quelques secondes et de l'écouter sans rien dire. Call it magic, c'était la réalité. C'était pas pour lui déplaire, de toute façon.

Ichiyo rit à l'idée de voir le mec en face de lui avec des rides. Puis il se dit que c'était con de ruiner sa face comme ça, même si c'était que du maquillage. Sutout quand on avait un visage comme le sien. Hein ? Il se perdait là. Ahem. Heureusement qu'il lisait pas dans les pensées. Bref. Amoureuse mon cul, tarée oui tu veux dire. Il la revoyait encore celle-là, et se demandait bien où sa soeur l'avait trouvée. Et pourquoi elle s'était dit qu'ils iraient bien ensemble, aussi. Peut-être qu'elle en avait tout simplement marre de le voir seul. Sûrement. Mais ça lui allait, à Ichiyo. Il était peut-être pas chiant en tant que personne, mais il devait pas être le partenaire idéal non plus. Le mec en face de lui en était une des preuves vivantes, non ? Alors autant rester tout seul. D'ailleurs si jamais elle trouve l'adresse de l'appartement, lui ouvre pas. C'était une stallkeuse en puissance, il s'en était douté depuis le début. En fait, ouvre à aucune meuf que tu connais pas, ça sera plus simple. Il avait dit ça comme ça, parce qu'on savait jamais, parfois on avait des ennemis sans même s'en rendre compte, peut-être que c'était son cas. Mais c'était vrai que, dit comme ça, ça faisait un peu connard qui profitait des filles et les jetaient après. Mais il pensait pas à ça en parlant. Parce que quand on connaissait Ichiyo, on savait que c'était pas vraiment possible.

Faut vivre un peu en dehors du travail tu sais. Facile pour lui de dire ça ; il foutait rien de sa vie. Mais, même s'il n'avait pas vraiment envie de voir Gabriel ramener quelqu'un chez eux -juste par habitude et qu'il avait un instinct de protection envers lui hein, rien de plus, non non non-, Ichiyo voulait pas qu'il devienne quelqu'un bouffé par son boulot, quelqu'un qui n'a pas le temps de faire autre chose.
Il hocha la tête. Oui, c'était mal, oui il allait sûrement avoir le cancer, mais rien à battre, la cigarette c'était une sale habitude qu'il ne comptait pas déloger. Il lui fit un grand sourire. J'veux bien, c'est plus facile à deux. D'ailleurs je peux emménager quand ? Pas qu'il avait hâte, mais en fait un peu quand même.


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