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i talk to god but the sky is empty (feat. saito ichiro)

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Dim 3 Juil - 16:59
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I talk to God but the sky is empty





Le cœur lourd ce matin, tandis que d’autres étaient plongés dans un sommeil réparateur elle sombrait. Insomnie, quelques heures de plus à tenir debout alors que le soleil n’était même pas encore levé. L’esprit continuellement torturé par des pensées qui la poussaient vers une chute plus certaine. L’espace d’un instant elle avait pu, cru pouvoir échapper à tout ça. Isao n’était pas encore venu. Honnêtement elle aurait même voulu qu’il oublie de venir les prochains jours et qu’il ne soit plus accablé de son existence ; qu’il n’ait pas à être triste par sa faute, qu’il tente de vivre lui aussi. Certainement à ce moment-là, la mort l’a emporté sur la vie ; elle repensait à certaines paroles qui tournaient comme un disque dans sa tête et qui la poussaient un peu plus à dans le gouffre de la mélancolie. Respirer était difficile, sourire alors qu’elle souffrait était difficile, même dormir était difficile ; rien de ce qu’elle faisait n’était simple depuis qu’elle était ici alors elle s’est laissée allée à des pensées sombre et si elle avait pu marcher, si elle avait pu aller au bout de sa pensée elle ne serait plus qu’un souvenir, des tas de bougies allumées dans le monde entier en sa mémoire pendant un temps, puis ensuite oubliée avec le temps.

Elle tombe dans un bruit sourd et des fils s’emmêlent ; la douleur remonte à la charge car l’anesthésiant commence à ne plus faire de son effet. Les plaies qui étaient sur le point de se refermer s’ouvrent à nouveau et il y a du sang, beaucoup de sang ; qui s’étale autour d’elle dans l’obscurité de la pièce. Les matins ne devraient pas être fabriqués à partir de gestes aussi brusques. Malgré la douleur, elle reste dans le silence le plus certain, si elle en avait la force elle bougerait certainement pour verrouiller la porte, mais elle en est incapable. Puis elle ignore combien de temps passe avant qu’une infirmière passe juste pour vérifier si tout va bien, puis beaucoup d’un coup… Tout ce qu’elle peut faire c’est s’excuser et les infirmières lui disent que si elle a besoin de quoi que ce soit il ne faut pas qu’elle hésite à demander. La lumière est agressive et la douleur sans précédent.

Puis ensuite c’est le calme complet ; elle ne sait pas exactement à quel moment elle a arrêté de ressentir la douleur et quand exactement elle s’est endormie. Pour ce qui est des infirmières elles n’ont jamais su pour tout ça, chose qu’elle considère probablement comme une bénédiction dans le sens où la dernière chose qu’elle aurait voulu soit de se retrouver dans le service psychiatrique à prendre des médicaments sans savoir leur réelle utilité. « Tout va bien se passer » on lui dit alors qu’elle est à présent changée. Les bandages sont plutôt serrés, elle regarde autour d’elle quand la pièce est à nouveau vide. Elle parvient à dormir à cause des anesthésiants, pas énormément mais quatre heures de plus ajoutés dans le compte du sommeil c’est toujours ça. Elle regarde à travers la fenêtre le temps qui semble se jouer d’elle, le soleil si lumineux, le ciel si bleu. Et de ses yeux qui ne se sont pas encore habitués à la lumière du jour, elle regarde le sol tout a été nettoyé.

Elle entend des pas pressés dans le couloir ; quelqu’un qui court, et par réflèxe la jeune femme se dit que ça ne va pas s’arrêter à sa porte, elle a l’habitude depuis le temps qu’elle est ici après tout. Concentrée à nouveau sur la fenêtre, elle entend la porte bruyamment s’ouvrir et elle croise alors son regard ; elle ne l’avait pas vu depuis si longtemps que sa présence ici paraissait irréelle.

Noa – Ichiro… Elle murmure alors d’une voix à peine audible.


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Sam 9 Juil - 9:24
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Un appel, deux. Une personne normale aurait arrêté de compter après ça, mais j'aime apparemment m'encombrer d'informations inutiles. C'est au quatorzième appel que j'ai enfin une information sur la localisation de Noa, que je n'ai pas vue depuis maintenant une semaine. Le tremblement de terre… Les deux personnes qui sont venues dans mon esprit, pratiquement en même temps : Anko, et elle. Je sais qu'Anko n'a rien eu, mais je ne lui ai pas parlé directement. La savoir en bonne santé, même sans le voir de mes propres yeux… Me suffit. Non. C'est un mensonge. Mais il me contente dans un centième de % pour me dire que je ne dois pas paniquer.

Noa. Je n'ai pas su où elle était, des jours durant. J'ai appelé son portable des dizaines de fois, chose que je ne fais jamais. Enfin. Jamais sauf avec de très rares personnes, et il semble qu'elle en fait maintenant partie. Jamais elle ne répond. Je ne sais pas quoi croire, et s'il y a une chose qui me panique plus que tout au monde, c'est l'incertitude. Au lieu de pouvoir me consacrer à mes recherches, j'ai été obligé d'aller travailler, c'était plus que nécessaire surtout après les événements et les nombreux blessés. Je ne l'ai jamais vue passer la porte des urgences, et mon cerveau a imaginé les pires choses.

Car après tout.. Noa m’appellerait, non ? Rien que pour me rassurer. Si elle le pouvait.

Ou je suis juste stupide et je m'imagine que je suis plus pour elle que je ne le suis vraiment.

Je n'ai jamais autant répété intérieurement mon idiotie que ces derniers mois. Seulement ce quatorzième appel fut bon. Heureusement je connaissais l'infirmière avec qui je fus en contact qui m'assura que oui, une demoiselle de ce nom était hospitalisée et que son pronostic n'était pas en danger. Elle dut raccrocher précipitamment mais au moins, je savais où aller.

Les heures de service à l'hôpital furent incroyablement longues. Mais finalement, je peux quitter ma blouse et prendre les transports jusqu'à l'hôpital. Elle est à Chiyoda… Je ne peux pas m'empêcher de lui en vouloir. Si elle n'est pas en danger, pourquoi ne m'a-t-elle pas passé un coup de fil. Il y a bien un téléphone dans toutes les chambres des hôpitaux, ou elle aurait pu demander à quelqu'un, ou…

Non, ce n'est pas juste de lui en vouloir. J'essaie de me calmer, et de ne pas tant agresser les gens du regard dans le bus. Je sors finalement et me précipite à l'intérieur. Je ne connais pas cet endroit, je dois me référer aux panneaux, aux flèches, le bâtiment est grand mais heureusement, je ne me perds pas.

Une infirmière m'arrête alors que je suis à un couloir de sa chambre, sûrement voyant que je n'ai pas l'air totalement apaisé. Elle me demande ce que je fais ici, les heures de visite ne sont pas maintenant, je lui dis que c'est urgent, explique ma situation. Elle me dit que la jeune femme doit se reposer et m'explique une situation qui n'a aucun sens à mes oreilles.. Je n'écoute pratiquement pas, je veux juste arriver jusqu'à la porte. Je ne la pousse pas mais presque, sans écouter ses protestations.

C'est elle. J'ai envie de sourire mais rien ne se pose sur mon visage, je dois avoir l'air bien froid. Je me hais. Je ne peux pas avoir d'effusion de sentiments, je ne peux pas commencer à pleurer ou à rire de joie, parce que je ne le fais jamais. Seule ma respiration légèrement courte laisse à penser que je me suis dépêché pour venir jusqu'ici. J'approche du lit alors qu'elle murmure son nom et je fronce les sourcils.

« Idiote » est le premier mot qui sort de ma bouche. Même dans un moment comme ça, je ne peux pas fondre. Je l'appelle idiote mais c'est moi que je pense idiot, de m'être fait tant de mouron pour rien. Je parcours son corps des yeux.. Ses jambes. Plâtrées. Je reste extérieurement de marbre mais mon cœur bondit de peur.
Je tire une chaise sur laquelle je m'assois, tout en ne la quittant pas une seconde des yeux. Elle respire, elle est vivante. « Tu m'énerves » est la seule chose que je prononce ensuite. Dire qu'elle m'a fait peur, que je me suis inquiété, que j'ai tout pensé, qu'elle me manquait déjà, et que j'avais cru devenir dingue… Jamais cela ne sortirait de ma bouche, sûrement. Une stupide pudeur.



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Sam 9 Juil - 13:45
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C’est irréel sa présence ici, certes il travaille bien dans un hôpital, mais il ne travaille pas ici. Certainement la chose qui a été la plus difficile à assimiler. Oh, Noa avait redouté cette situation bien avant qu’elle n’arrive. Peut être que malgré l’habitude, il n’aurait pas été capable de la regarder il y a une semaine de ça ; elle-même ne pouvait rester tranquille devant le miroir, mais ça a été la seule façon pour elle de comprendre qu’elle n’était pas en état d’aller où que ce soit. Maintenant les choses les plus graves ne sont pas si visibles que ça, elle suit le jeune homme du regard silencieusement. Elle ne parvient pas à sourire, elle n’a pas le cœur à lui mentir pourtant sa présence même ici est un mensonge en lui-même ; elle ne devrait plus être là. Et dès qu’elle croise son regard elle se sent alors prise d’une atroce tristesse alors, elle préfère l’éviter avec soin.

Les mains tremblantes de la jeune femme attrapent les siennes avec hésitation, contrairement aux siennes, elles sont chaudes. Elle appuie légèrement sa joue contre l’une d’elle, les yeux rivés sur les draps et les pensées bien trop occupées à se rappeler du désordre de la chambre quelques heures auparavant. Elle ferme les yeux un instant puis s’écarte doucement en lançant dans un murmure ;

Noa – T-tu… Tu ne peux pas rester ici Ichiro… C’est une mauvaise idée…

Elle ne voulait pas qu’il en sache trop, la vérité risquait de lui faire mal et c’est-là tout ce qu’elle craignait. Elle en était arrivée à un stade où elle aurait aimé que personne ne la retrouve ; rester coincée dans cette librairie sous une étagère épaisse, ne pas s’en sortir.


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Sam 9 Juil - 17:48
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Un appel, deux. Une personne normale aurait arrêté de compter après ça, mais j'aime apparemment Elle ne me regarde pas et pourtant attrape mes mains. Je sens un non dit. Comme s'il s'était passé quelque chose dont je n'avais pas la moindre idée. Pourquoi agir ainsi ? Elle n'allait pas mourir. Cela ne faisait qu'une semaine. Peut-être avait-elle cru elle aussi, que quelque chose m'était arrivé. Puisque je n'avais pas réussi à la contacter, elle avait peut-être eu des problèmes aussi. Non. Idiot. Elle ne tient pas à moi tant que ça.

Elle tremble, elle est froide. Je n'aime pas ça. Je passe mes journées et mes nuits dans un hôpital mais là je ne suis pas en tant que médecin et mon estomac est tombé dans mes talons, j'ai envie de partir, et vite. Je comprends les gens qui n'aiment pas ce genre d'endroit, tout d'un coup. Je l'observe, je sens sa joue moins rebondie qu'il y a peu s'appuyer contre ma main, et bientôt je ne la sens plus du tout, elle s'est écartée. Un pic de colère monte en moi mais je le laisse redescendre aussitôt.

« C'est pour ça que tu n'as pas répondu à mes appels ? À mes messages ? Parce que tu ne veux tout simplement pas me voir ? » C'est tout ce que je comprends de ses paroles. Elle a envie que je parte. Je ne sais pas exactement pourquoi mais si tel est son souhait.. Je le ferai, même à contre cœur. Seulement, je n'aime pas le fait qu'elle ne dise pas ce qui est dans son esprit, qu'elle me cache ce qu'elle veut réellement. Pourquoi ne me dit-elle pas à ma face, qu'elle n'a plus jamais envie de me revoir ? Est-elle obligée de se cacher ainsi ? Je m'emporte intérieurement sans même qu'elle ait rien fait pour. Et je ne le montre pas, bien entendu.



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Sam 9 Juil - 18:23
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Ce n’était pas le fait de ne pas vouloir le voir ; d’une certaine façon elle voulait le protéger de tout. Puis d’elle surtout, elle ne voulait pas qu’il apprenne de façon maladroite ce qu’il s’était passé. Honnêtement, elle ne voulait pas qu’il sache tout court. Il n’en avait simplement pas besoin. Regardant ses mains en essayant de lire à travers leurs gestes, elle ne se sentait pas mieux. Doucement, elle secoue la tête avant de répondre dans un souffle à peine audible ;

Noa – Imbécile… Evidemment que j’ai envie de te voir, ce n’est pas ça, c’est-

Le bruit de la porte qui s’ouvre l’interrompt, c’est l’interne qui passe pratiquement toutes les trente minutes depuis ce matin. Elle regarde celle-ci s’approcher pour venir vérifier l’état des bandages.

Interne – Est-ce que vous avez toujours mal ?


La jeune femme secoue alors la tête en guise de réponse et son regard croise alors le sien tandis que l’interne raconte tout son blabla auquel elle a fini par s’habituer ;

Interne – Mademoiselle Kim, la prochaine fois, même au beau milieu de la nuit appelez nous, nous sommes là pour ça. Ah… Heureusement il n’y a pas trop de dégât, mais il faudra faire attention la prochaine fois. Vous me promettez de faire plus attention à l’avenir ?

Elle détourne son regard du plus âgé et hoche un peu tardivement la tête. Et à ce moment là elle espère qu’elle restera un peu plus longtemps histoire de ne pas se retrouver toute seule avec Ichiro. Parce qu’il n’est pas stupide et il a sans doute comprit ce qu’il se passait, de quoi il était question. Cependant, cette requête silencieuse n’est pas accordée à Noa et elle entend la porte doucement se fermer après que l’interne ait dit au concerné de ne pas rester trop longtemps, car mademoiselle a besoin de repos.


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Lun 11 Juil - 19:40
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Je ne sais pas à quoi m'attendre,  après avoir dit ce que j'ai dit. Je connais Noa mais je m'attends,  de sa part,  à des choses qui sont assez peu logiques.  Peut être parce que la peur m'habite,  tout le temps.  Assez paradoxal dans une relation qui est,  à la base,  dénuée de toute appellation ou attente.  C'est vrai,  je ne l'appelle même pas amie.  Si je devais parler de Noa à quelqu'un d'autre,  ce que je ne fais jamais,  je ne saurais trop quoi dire qui elle est pour moi.  Heureusement je n'en aurai jamais besoin : pour moi,  ce qu'on a est intime.  

Elle a à peine le temps de m'insulter et de me faire comprendre que je ne comprends rien à rien qu'un inconnu s'invite dans la pièce.  Pas besoin d'un génie,  et pas non plus besoin d'un interne comme moi pour deviner qui il est.  Je le laisse parler,  et reste attentif,  comme d'habitude.  Les mots s'ajoutent les uns aux autres et je deviens de plus en plus confus.

Je reste muet,  et mon visage doit sembler aussi ferme que d'habitude. Mon cerveau u est au contraire en pleine activité,  déjà en train de reconstituer des événements,  de remettre les bouts en place.  Peut être qu'il y a une bonne raison pour son envie de me repousser à tout prix.  Pour le fait qu'elle n'ait pas appelé les infirmières lors de.... D'un "accident"  à l'hôpital,  je supposast.

L'interne nous laisse seul,  sans oublier de me donner les recommandations que j'aurais fait à n'importe qui dans ma situation,  si j'étais en service dans mon propre hôpital.  Elle n'a pas besoin de le dire où de le montrer,  je sais qu'elle ne veut pas se retrouver seule avec moi.  Honnêtement,  elle a raison.

"Égoïste" je lâche immédiatement.  Je suis dur dans mes paroles,  même si la réalité est toujours plus compliquée.  Je le regretterai sûrement plus tard,  mais les sentiments se bousculent en moi et je me sens étouffer.  Toujours impassible.

"Tu ne veux pas me repousser,  tu veux m'abandonner"


Je tourne le regard vers elle.  Et malgré ma froideur,  malgré la colère qui peut être trouvée également au fond de mes yeux..  Ne peut-elle pas le voir ? Le soupçon de détresse.  



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Mar 12 Juil - 4:40
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Le regard de la jeune femme s’attarde sur les plis des draps tandis que la porte se ferme sans un mot. Il n’aurait rien dit que les choses auraient été douloureuses quand même ; rien que le fait de le voir comprendre tous ces signes qu’elle tente de cacher est douloureux. Oh, ce n’était pas comme si on ne l’avait pas prévenue ; « les choses auxquelles on s’attache trop violemment finissent par nous tuer ». Elle demeure cela dit incapable de se souvenir la source de telles paroles, elle ne cherche pas. Et Ichiro a raison, elle est égoïste et s’en cache à peine, elle a fini par le devenir au fil du temps mais ne blâmera personne si les choses ont tourné aussi mal. Mais tout ça n’enlève pas pour autant ce malaise qui enveloppe son cœur d’un parfum amer. Elle secoue doucement la tête sentant sa gorge se serrer ; elle veut lui dire qu’il est temps de partir mais n’en a pas la force, alors pose simplement sa main au niveau de ses lèvres et ferme les yeux quelques secondes à peine.

Noa – Ichiro…

Elle cherche les mots corrects mais ne parvient pas à les trouver ; et lorsque son regard croise le sien elle demeure silencieuse un instant avant de parvenir à dire ;

Noa – J’y arrive pas elle secoue doucement la tête tout en haussant doucement les épaules tandis qu’elle pince distraitement ses lèvres. Tu n’y es pour rien, j’ai simplement plus envie d’vivre… Tout… Tout est tellement difficile dernièrement je-…

Les mots manquent à nouveau, elle croise doucement ses bras avant de rajouter dans un souffle ;

Noa – Il faut que tu partes..-S'il te plait pars.



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Sam 30 Juil - 16:57
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Chacun de ses mots semble venir d'un fou, jouant avec une poupée vaudou. Je sens les aiguilles s'enfoncer dans ma peau, dans mes muscles, dans mes organes, je ne sais pas pourquoi tant de cruauté. Est-ce elle, qui veut me faire mal, sciemment ? Comment peut-elle prononcer de tels mots ? Je ne comprends pas ce qui peut amener quelqu'un jusque là. Non. Je sens juste la détresse, la mienne, la sienne, et je ne veux pas qu'elles aillent dans des directions opposées. Je veux que nous nous rencontrions au lieu de nous fuir, je ne veux pas me réveiller un beau matin et apprendre que Noa n'est plus. Je ne veux pas qu'elle disparaisse, alors que j'essaie désespérément de l'attraper du bout des doigts.

"Je ne partirai pas. Je ne partirai pas si c'est pour te rendre les choses plus faciles. Je ne partirai pas pour que tu puisse oublier mon existence et mon regard, les pensées qui me traversent l'esprit maintenant et qui te font peur."

J'ai l'impression d'étouffer mais rien n'y paraît dans ma voix. Je dois paraître extrêmement insensible. Je la regarde presque avec froideur, mais en ce moment, je n'arrive pas à regarder ma Noa comme habituellement. Je vois quelqu'un qui ne me plait pas, je ne veux pas de cette personne qui semble vouloir tourner le dos à la vie, aussi dure soit elle.

"Si tu veux mourir tu le feras en me regardant dans les yeux. Et ça.. Ce sera la seule chose que j'accepterai. En es-tu capable ?"

Bien entendu, je la provoque. Bien entendu, elle ne mourra pas, et je ne serai jamais d'accord pour quoi que ce soit tendant vers là. Je veux juste lui montrer que si elle n'est pas capable de ça, c'est qu'elle ne le veut pas vraiment.

"Noa..." dis-je plus doucement. J'approche ma main et vient caresser sa joue, beaucoup moins douce que d'habitude. Je n'aime pas voir son corps meurtri. J'ai envie de la voir courir, rire, j'ai envie de la serrer contre moi.

"Est-ce égoïste ? De te demander de vivre, au moins pour moi. Oui. Je ne pense vraiment qu'à moi. Mais je ne veux pas en avoir honte. Je ne te pardonnerai jamais si tu me quittes."

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