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the ghost of you (jooheon)

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Jeu 30 Juin - 8:32
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the ghost of you
shinjoo le ship du siècle

une silhouette perçue du coin de l’œil, et soudainement le reste du monde s'efface.
tu sais plus ce que t'étais en train de faire quand tu l'as vu, c'était y'a à peine quelques secondes mais t'as déjà oublié, ce n'est pas ce qu'il y a de plus important de toute façon. il n'y a jamais rien eu de plus important que lui.
regard dans le vide, t'essaies d'assimiler ce que tu viens de voir. il n'y a pas erreur ; tu le reconnaîtrais de loin, même si t'étais aveugle, tu le reconnaîtrais aux seuls bruits de sa respiration ou de ses pas foulant le sol. tu le reconnais aux battements de ton cœur que lui seul provoque, à sa pulsation que personne d'autre ne parvient à affoler – et en ce moment, ton rythme cardiaque est pire que frénétique.
c'est indéniable, ça ne peut être personne d'autre.
c'est pas la première fois que tu l'aperçois au détour d'une ruelle, ou de loin pendant un mouvement de foule. c'est pas la première fois non plus que tu plaques tout pour tenter de le rejoindre – en vain, parce qu'il te file toujours entre les doigts. comme si tu poursuivais un fantôme. comme s'il n'était qu'un fragment de ton imagination, un reflet de son manque.
machinalement tu commences à avancer vers lui. tes pas feutrés se transforment en démarche effrénée et tu n'hésites pas à pousser hors de ton chemin quiconque tente de se mettre entre vous. tu ne veux pas le laisser partir, pas cette fois, pas encore.
ton cœur accélère, bat au rythme de tes pas qui tentent désespérément de suivre la cadence. tu t'accroches à cette ombre qui s'évade trop habilement à ton goût, fais ton chemin entre les ruelles qu'elle emprunte pour te semer guidé uniquement par ton ardeur, sentiment brûlant dans le creux de ton estomac qui te pousse toujours à poursuivre le même songe.
tu te demandes si cette fois-ci ce sera la même chose que toujours, s'il te laissera encore comme un con, frustré, insatisfait et confus lorsqu'il se fondra dans la foule après t'avoir adressé un dernier sourire.
mais cette fois il n'y a pas de foule dans laquelle se perdre, juste vous deux dans ce cul-de-sac, vous deux et cette appréhension immense qui alourdit l'air autour de vous. tout s'arrête. freinage brusque, ça se bouscule dans ta tête et tu perdrais sans doute tes moyens si t'étais pas pétrifié.
« jooheon... ? » ta voix sonne creux, écho résonnant dans cette rue déserte et au fin fond de la vacuité de ton être. tu prononces son prénom avec toute la prudence au monde, comme un enfant qui a peur de faire fuir un papillon ou éclater une bulle en parlant trop fort. la présence de jooheon t'est tout aussi éphémère.
pas aujourd'hui, tu espères.
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Ven 1 Juil - 0:45
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shinjoo le ship du siècle

trois heures. cela fait trois heures que tu traques ces bandits. les mal-vues de la société. parfois tu te dis que tu vas à l'encontre de tes folies nocturnes. c'est vrai.... toi aussi tu n'es pas tout clean. tu prêche la bonne parole mais tombé la nuit tu trinque à la débandade et à la fourberie. arretez vous ! on nom de la loi j'vous nique vos mères! ton supérieur hiérarchique te regarde avec désappointement, il t'aurais repris pour tes paroles déplacés s'il n'était pas habitué à ton langage de joelier. mais tes bandits ne s'arrêtent pourtant pas. alors, sans porter l'attention sur tes collègues, tu deviens le seul flic de tokyo a les courir après. avec une endurance pareille, tu pourrais les suivre partout et sans pour autant montrer des signes de fatigue. c'est aussi pour cela que tu as été retenu à l'examen de police. tu continues de leur gueuler des noms d'oiseaux en schématisant tes retours quand tu les auras attrapés. toute cette foule tokyoite s'écarte à ton passage. t'es pas sont bruyants, plus que tes paroles. et si les passants n'ont pas assez de réflexe pour te céder la voie, tu les pousse sans vergogne jusqu'à ce que, dans la foule, tu le reconnais. chaos. autour de toi, le monde s'arrête et les alentours sont sourds alors qu'au coin de l'œil tu sens les gestes lents de tes collègues pour t'ecourager à nouveau à la poursuite des voyous. on faciès change et alors que tu entends en écho ta respiration haletante en écho dans ton crâne, tu fronces les sourcils. ta tête se penche machinalement sur le côté, comme si tu allais pouvoir mieux le reconnaître ainsi. enfin, tu sais évidemment de qui il s'agit seulement tu ne veux pas te l'admettre. tu n'oses pas. JOOHEON! au fur et mesure que le monde redevient à son état normal, tu entends mieux les complaintes de ton supérieur qui s'agite et s'impatiente de ta traque. les horribles bandits vont bientôt te filer entre les doigts alors que tu cherchais éperdument la reconnaissance de ton patron. hélas, au moment où tu tournes ton visage vers ses uniformes bleus et que tu te  concentre à nouveau sur la foule, il a disparu. tu l'a perdu... encore. il n'est plus. comme dans un rêve, une utopie, il s'en est allé à la même manière où il a menacé ton crâne d'un avc. JOOHEON DERNIÈRE FOIS! ni une ni deux, tu te remets de ta torpeur et assaille le béton de tokyo sous tes pas rapides. tu les retrouves à une ruelle abandonnée, un cul-de-sac qu'ils arrivent à s'en défaire. tu les regarde escalader le muret, les bennes à ordures et s'enfuir. mais tout cela n'est que fioritures. tout ce qui t'importes à présent est son souvenir qui revient te hanter. il n'est plus. il n'est plus jusqu'à ce que soudain : jooheon... ? dos à la voix, tu ne bouges pas. tu la reconnaîtrais entre milles. c'est comme si elle n'avait jamais quittée tes pensées. presque sans le vouloir, tes poings se serrent. tu sens ton coeur s'emballer. c'est presque insoutenable et tu te hais de te sentir aussi... humain. tes pieds vont à l'encontre de tes sentiments en se retournant vers cette silhouette non pas inconnue. tes lèvres, alors closes et pourtant tu n'es pas connu pour être si muet, s'entrouvrent. shinji... tu n'as rien à lui reprocher c'est toi pourtant le fautif. alors pourquoi serres-tu les dents et les poings aussi fermement?! tu marche dangereusement vers lui et vos épaules s'entrechoquent quand vous arrivez à vous frôler. un frisson se décharge dans ton corps en même temps que tu te décide de lui faire face. qu'est-ce que tu fais ici? je te croyais coincé en corée à écouter papa maman planifier ta vie de a à z. le ton est presque menaçant, on dirait que tu lui en veux d'être si parfait. et même si tu ne montre rien physiquement à l'intérieur tu es tétanisé. tout d'un coup tu fais moins le fier dans ton costume de flic nippon.
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Ven 1 Juil - 9:13
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shinjoo le ship du siècle

c'est fou comme le vide qu'il a laissé se creuse encore plus maintenant qu'il est devant toi. t'as l'impression qu'il est plus loin de toi que jamais ; qu'il est là, mais pas pour très longtemps, et que tu devras supporter de te le faire arracher encore une fois.
tu ne te sens déjà plus alors qu'il est dos à toi. l'anxiété d'être aussi près de lui, mais aussi de te dire qu'il risque encore de t'échapper ou qu'en se retournant, tu réaliseras que ce n'était pas lui, juste quelqu'un avec une vague ressemblance à laquelle tu t'es accroché dans ton (dés)espoir.
et puis il se retourne et la familiarité de ses traits te frappe de plein fouet, tes yeux incrédules glissant sur chaque contour de son visage – t'aurais aimé que ce soient tes lèvres qui le fassent.
ton cerveau est inondé de bruit blanc et ton cœur envahi par les vestiges de ce que vous étiez. ce qu'il était. parce qu'il est clair que ce n'est plus la même chose que ce soit à sa blondeur, son uniforme, ou à ses poings qu'il a rarement serrés en ta présence. quand il le faisait, tu parvenais à l'apaiser avec une simple main sur son épaule. tu n'es plus sûr de pouvoir le faire maintenant.
ton prénom traverse ses lèvres pulpeuses et t'as les jambes qui flageolent, sa voix te fait vibrer comme si elle venait du fond de tes entrailles, incrustée dans ton esprit pour toujours. tu ne bouges pas lorsqu'il fait un puis deux pas vers toi, manques de tomber à la renverse lorsqu'il te pousse de l'épaule. tu ne réagis pas à ce geste plus brutal que taquin comme au temps où vous étiez insouciants. mais tu peux pas t'empêcher de serrer les dents lorsqu'il t'adresse la parole.
tes poings se crispent aussi. t'as envie de les envoyer dans sa putain de gueule d'ange parce qu'il a franchi une limite impardonnable pour toi. tu laisses personne te parler comme ça. tu laisses personne te traiter comme un pion – te rappeler que t'as été que ça, toute ta vie, que c'est pour ça que tu te détestes autant. plus maintenant. plus jamais.
y'a pas que ça. c'est toute ta rancœur qui remonte, toute la frustration et la colère que tu as ressenties quand il est parti sans toi. t'as envie de tout déverser, tout laisser éclater sur lui au lieu de te défouler sur n'importe qui, parce que lui au moins il le mérite.
mais c'est jooheon, après tout. tu lui pardonnes tout. son ton, ses paroles, cet uniforme qui représente tout ce que tu détestes – tu t'en branles parce que c'est lui. t'as jamais su lui tenir tête longtemps. jamais su lui résister.
« j'en ai rien à foutre d'eux. » mâchoire crispée, tes mots sonnent comme un sifflement alors que t'essaies de retenir ta colère. « j'en ai jamais rien eu à foutre d'eux. y'avait que toi qui comptait. » tu déglutis, ravalant ta hargne par la même occasion. tu sais même plus ce que tu ressens, en fait. tu sais plus si t'es déçu ou triste, furieux, frustré ou anéanti, tu sais juste que jooheon te met dans tous tes états. qu'il fait toujours battre ton cœur aussi fort qu'avant, peut-être même plus vu les circonstances.
« t'étais la seule chose qui me retenait là-bas. » il était tout ce que t'avais. tu aurais tout donné pour lui (c'est sûrement toujours le cas) et c'est vite devenu plus par amour que par obligation. alors forcément quand il s'est barré, tout est parti en couilles. c'est comme si t'avais perdu ta raison de vivre.
(c'est le cas aussi)
t'as enfin le courage de te tourner entièrement vers lui, ton regard fixé au loin pour retenir les larmes à présent rivé dans le sien. « pourquoi t'es parti, jooheon, hein ? » c'est con que tu demandes, parce que c'était partout aux infos. impossible de pas savoir. mais c'est pas ça qui t'importe. « pourquoi t'es parti sans moi ? » maintenant que c'est dit, t'es plus sûr de pouvoir digérer la réponse.
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Ven 1 Juil - 15:39
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ses mots. ses paroles. tout ça se manifestent  dans ta tête, tout fini par se conjuguer et tu sens que tu perds limite pieds. En même temps, n’a-t-il pas raison ? c’est toi qui est parti, c’est toi le fautif de l’histoire. Ton regard capte le sien et comme s’il n’y a plus d’année qui vous séparent de vos souvenirs, tu poses ta main sur sa chevelure fougueuse. parfois je me le demande… et tu mens encore. Parce que ce n'est pas parfois mais tous les jours. Tous les jours depuis que tu as mis les pieds sur le sol tokyoïte. Tous les jours depuis que tu as compris que shinji avait emporté avec lui une grande partie de ta joie, ton bonheur. Et maintenant que tu le vois, tout se dissipe comme un vent qui dégage le brouillard. Tu sens, au fond de toi, que vous pourrez rattraper cette distance la rendre infime voire inexistante. tu ne sauras pas à quel point je m’en veux de tout ça. mais tu te bloque, tu veux lui dire combien tu lui a manqué et les mots ne dépassent pas ta gorge. D’ailleurs tu te racle un peu, tu regardes autour parce que tu te sens totalement décontenancé. pour tout te dire, je suis content que le mirage que j’ai vu tout à l’heure s’est avéré vrai… je pensais pas te revoir un jour. au-delà des paroles, au-delà de son regard perdu dans l’horizon, tu parviens à y discerner des petites eaux qui menacent de rouler sur ses joues. Ton sourire n’écoute pas tes pensées de le retenir et tes doigts glissent sur sa joue. arrête ça. Maintenant que je suis là c’est bon…
Tu deviens alors une énigme, un grand mystère pour cette phrase en suspens mais tu restes persuadé que shinji peut arriver à te comprendre. Après tout vous avez toujours fonctionnés ainsi. Tous les deux étiez fusionnels et tu ne demandes qu’au temps de remettre en ordre votre relation. j’ai été égoïste et je te demande pardon shin son surnom revient en même temps que vos souvenirs ensemble. quitter la corée était pour moi la seule issue possible et j’voulais être loin de toute cette merde sans pour autant ne pas m’éloigner de toi. disons que j’y étais forcé. Et à l’encontre de mes envies j’ai dû t’abandonner. à défaut de ne pas pouvoir, pour le moment, rattraper tout ce qui a été perdu dans le passé, tu oses enfin t’approcher et évanouir la distance entre vous. Tu le prend dans tes bras, entourant sa taille et poser ta tête sur ses épaules qui t’ont, il faut l’avouer, manquées.
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Sam 2 Juil - 7:00
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jooheon est l’essence même de ta stabilité. ton pilier, la seule chose qui t’empêchait de t’effondrer quand tu voulais tout plaquer, quand tout ce que tu te sentais capable de faire c’était t’écrouler sous la pression. ça n’a pu que dégénérer quand il était plus là pour t’aider à garder le contrôle ; t’étais livré à toi-même, et ça a jamais été une bonne idée.
alors maintenant qu’il est là, ça devrait aller. tu devrais enfin arriver à te calmer et te reprendre en main, mais t’as l’impression d’être plus instable que jamais. y’a trop de trucs qui ressurgissent en même temps, trop d’émotions que t’as jamais réussi à trier, des sentiments que t’essaies d’enfouir depuis des années. c’est le genre de truc qui ressort que quand t’es dans le pire des états, quand t’envoies valser des verres contre les murs ou tes poings dans des gueules pour tout évacuer.
le pire dans tout ça c’est que maintenant que t’as l’occasion de le faire de façon utile, t’y arrives pas. tu sais pas par où commencer, alors tu restes planté là silencieusement et laisses tes émois te brûler de l’intérieur, les paroles de jooheon agissant comme de l’huile sur le feu.
«  arrête… » ta voix est aussi fébrile que ton état actuel, secouée par les battements de ton cœur qui ne veut toujours pas retrouver un rythme normal. «  arrête tes conneries jooheon. tu crois que tout est réparé maintenant que t’es là ? tu crois que ça va me rendre les années que j’ai passées à me demander ce que j’ai fait pour mériter d’être abandonné comme une merde ?  les quatre putain d’années que j’ai du endurer sans toi ? » sa main se pose sur ta joue humide et tu tressailles. dans ta colère t’as envie de la dégager, mais tu le fais pas. dieu seul sait à quel point tu n’attendais que ça, de ressentir le contact de sa peau avec la sienne après tout ce temps.
«  me mens pas… t’es pas comme moi. t’as jamais été comme moi, t’as toujours eu le choix et t’aurais pu faire celui de m’emmener avec toi. on serait restés ensemble… j’aurais pas eu à souffrir de ton absence… » t’as l’impression de perdre le contrôle de toi-même ; maintenant c’est ta paranoïa et ton anxiété qui parlent. « t’en avais marre de moi, c’est ça ? je suis pas indispensable pour toi. j’ai rempli mon rôle de laquais alors je servais plus à rien et t’as préféré m’abandonner. » c’est la seule explication que tu trouves, parce que tu comprends pas qu’il n’y ait pas pensé. il n’était pas forcé de partir comme un voleur – dérobant ton cœur et ton bien-être au passage. il avait qu’à  te tenir au courant, il n’avait qu’à te demander de le suivre et tu l’aurais fait sans hésiter. tu le suivrais jusqu’au fin fond de l’enfer, tu resterais pour brûler avec lui, putain. « peut-être que j’étais trop aveugle, qu’au fond c’est tout ce que j’étais pour toi. peut-être même que… que j’étais rien du tout et… » les mots et les larmes s’entremêlent au fond de ta gorge nouée et ça pique. ça pique presque autant que ce que tu viens de dire. t’as pas pu continuer, t’as pas eu la force parce qu’il te suffit d’évoquer ta plus grande peur pour perdre tes moyens. la peur d’être oublié ou même remplacé par jooheon. la peur de n’être pour lui qu’une infime fraction de ce qu’il représente pour toi.
t’arrives plus à retenir tes larmes et t’as même pas le temps de tenter de les ravaler qu’il te prend dans ses bras, comblant cette distance qui t’érodait petit à petit depuis des années.
délivrance.
t’arrives plus à penser à grand-chose à part le confort de son étreinte.
et tu t’y sens tellement bien que tu te laisses aller, ta tête s’enfouissant rapidement dans le creux de son cou alors que tes yeux s’embuent. tu laisses tes sanglots tout emporter, ta rancœur et tes appréhensions, tu les laisses te déposséder de tes anxiétés et il ne reste plus que vous deux et cette intimité que vous avez toujours partagée et qui est toujours intacte comme si vous ne vous étiez jamais séparés, comme si elle faisait partie de vos instincts.
tes mains empoignant son col se décrispent enfin et tu enroules tes bras autour de son cou pour te coller encore plus à lui, annihilant enfin le peu d’espace qu’il restait entre vous. tes cils battent toujours contre sa peau, lentement pour accorder de courts moments de pause à tes yeux toujours rougis, fatigués autant que toi.
« jooheon… » ta tête à présent affaissée sur son épaule – même si t’as l’impression qu’elle est plus légère que jamais, tu t’autorises à rompre le silence. une simple requête – une supplication, même – parce que tu lui demanderas jamais la lune, t’as pas  besoin de grand-chose pour qu’il te rende heureux. mais c’est crucial pour toi. « me laisse plus jamais. s’il te plaît. »
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Mar 12 Juil - 15:34
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tout d'un coup t'oses plus vraiment parler. soit les mots ne passent pas et s'arrêtent violemment à ta gorge soit tu as peur de briser votre étreinte. mais le pire, tu penses c'est qu'il s'est placé ces sales idées dans son crâne et qu'au final c'est de ta faute, que tu ne peux plus rien faire pour l'enlever une fois ancré. ou alors tu y mettra sûrement du temps. Mais du temps… combien il t’en reste pour ne pas que shinji finisse par te détester entièrement. Mécaniquement, ton étreinte devient plus forte, plus hargneuse néanmoins ce n’est pas en l’étouffant que tu arriveras à l’aider dans son dilemme intérieur. Et puis tu te mets à penser à tout cela. D’un côté il n’a vraiment pas tords ; il faut vraiment que t’arrête de répondre connerie sur connerie. La vie n’est pas un jeu surtout quand le concernée se nomme shinji. Tu tapotes doucement ses cheveux avant de regarder sa silhouette chétive. le laisser ? encore il reste indulgent face à ta connerie humaine. Tu l’avais abandonné. Doucement, tu t’écartes de lui mais garde tes mains sur ses épaules. Son regard sur le tien te manque. Tu cherches et une fois trouvé tu lui souris malhabilement. promis j’te laisserais plus. avec cette réponse, tu hésites encore. Tu ne sais pas si tu le rends heureux avec ces quelques mots. Tu ne sais pas non plus s’il te croit. Et d’ailleurs tu ne lui en voudrais surement pas.
Ta tête se baisse comme plongé dans une culpabilité si lourde que ta tête empathie. j’ai pas été très cool ces dernières années alors… t’as le droit de me frapper si tu veux. Devant aucun autre humain tu n’aurais déposé ces mots et pourtant devant shinji tu t’inclines, tu laisses te dominer même. Tes yeux se plissent jusqu’à se fermer entièrement parce que t’anticipes la chute de sa main contre toi. et puis fais-le vite mais tape pas la tête tu agis à la limite de la gaminerie mais tu avoues intérieurement que tu es bien à court d’idée pour revoir son sourire qui t’avais tant réchauffé le cœur. Tout semble ne plus être crédible, la distance que tu avais imposée a malheureusement menacée votre relation. Est-ce qu’elle est fissurée ? Ebréchée ? Tu n’en sais clairement rien et le doute te fait peur, te fait perdre tous tes moyens même. mais sache que je t’aime shinji. Sincèrement et que je n’ai en aucun voulu infligée une séparation aussi évidente et mortelle pour nous deux. Je n’avais que toi là-bas et je n’ai toujours que toi parce que… parce que t’es le seul où mes promesses sont sincères et surtout mes sentiments. et puis tu restes là, à attendre ta sentence.
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Sam 23 Juil - 5:46
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il ne t'a jamais fallu que lui.
tout le long de ta vie il a été la seule chose dont tu avais besoin. même avant que tu le connaisses, même avant que t'ailles chez les hwang et que tu te retrouves collé à lui 24h sur 24, incapable de ressentir ta solitude et ton amertume habituelles parce qu'il t'en laissait pas le temps. tu t'es vite rendu compte qu'au fond, tout ce dont t'avais besoin c'était quelqu'un comme lui, qui te donnerait l'impression d'avoir ta place, d'être plus que l'objet en lequel tes parents t'ont transformé depuis ton enfance.
il ne te manquait que lui.
et maintenant tu l'as devant toi, la sensation de tes sentiments en ébullition qui te fait sentir plus vivant que jamais prouve qu'il est réel et cette simple idée suffit à apaiser ce manque. mais il prend la peine de t'enlacer et t'es plus que comblé, tes sanglots étouffés par son étreinte dans laquelle tu te laisses rapidement aller. elle tait tes pensées, aussi, tu n'entends plus que tes reniflements pathétiques et ton cœur qui bat dans tes oreilles, tes accusations et supplications emportées par le « promis j’te laisserais plus. » qui déferle sur toi comme une vague de soulagement. tu te serres un peu plus contre lui, pour te convaincre qu'il le pense et parce que c'est la seule chose que tu peux faire pour te rassurer, t'accrocher toujours plus.
il a toujours le don de t'arracher un rire, même dans les situations les plus inappropriées. peut-être que c'est même pas drôle, d'ailleurs, que tu ris juste de soulagement en voyant votre complicité presque intacte. « fais pas le con, joo. » tu lui réponds en ricanant, ton poing lui poussant l'épaule gentiment. tu l'as beaucoup traité de con aujourd'hui, mais t'estimes en avoir le droit après tout. « tu sais que j'oserais jamais te faire du mal, même si tu le mérites vraiment cette fois. t'as du suffisamment souffrir de mon absence de toute façon. » tu blagues, tu blagues, mais ça ne change rien au fait que malgré ton instabilité et ta violence débordante, cette colère que tu ne sais plus exprimer qu'avec tes poings, tu n'oserais jamais poser la main sur jooheon. pas même pour une caresse innocente – il est trop sacré pour que t'y penses.
les mots je t'aime traversent ses lèvres et t'as l'impression de rêver. pendant un instant t'es saisi par le doute, te demandant si ce n'est pas une autre de tes illusions. t'entrouvres la bouche plusieurs fois mais rien n'en sort, tu sais pas quoi dire, quoi répondre à ça. « je... moi aussi. » t'oses pas répéter les mots, t'oses pas dire je t'aime aussi parce que si ça se trouve t'as aucune raison de t'emballer, il exprime juste son affection fraternelle envers toi comme toujours, alors que venant de toi ça a une toute autre connotation. pendant les quatre dernières années t'as attendu que ça, de le retrouver pour tout lui dire, te libérer enfin des sentiments que t'as longtemps enfouis et qui ont pesé encore plus en son absence. mais maintenant il est là et tu ne te sens toujours pas prêt à te dévoiler. t'as changé, depuis le temps, tu passes ta vie à prendre des risques, à foncer dans le tas. tu devrais pas avoir de mal à franchir le pas et tout déballer, mais toute l'audace que t'as pu développer s'est évaporée. devant lui, tu redeviens le même shinji qu'avant, un gamin perdu et apeuré.
« je suis tellement heureux que tu sois là, t'as pas idée. tu... t'es la meilleure chose qui me soit jamais arrivée. » maladroitement, tu t'écartes de lui pour lui presser amicalement le bras, comme pour appuyer tes dires. c'est la seule chose que tu t'es autorisé à ajouter, histoire de faire paraître tes sentiments plus sincères sans trop en révéler sur eux. c'est le meilleur moyen de te protéger ; tu viens de le retrouver, lui et l'espoir de reconstruire votre amitié, ce serait con de tout foutre en l'air maintenant. c'est le meilleur moyen de le protéger, aussi. t'es plus le même type qu'avant, t'es beaucoup plus instable et moins fréquentable. peut-être que t'es plus assez bien pour lui non plus.
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Sam 30 Juil - 1:27
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finalement t'es plutôt heureux de voir que shinji s'est résolu à ne pas te frapper. au contraire, il t'accorde même encore un peu de rapprochement. ton bras entouré par sa poigne te force regarder cette éteinte musclé. tu ne t'es même pas rendu compte à quel point shinji pouvait avoir de la force dans n'importe quelle mesure. tu pinces tes lèvres en redressant ton regard pour se perdre dans le sien. cette jauge, ce regard intense, cette spontanéité et cet accord parfait... tout t'as manqué et tu as bien du mal à croire que ce n'est que lorsque tu as ton remord en face de toi que tu t'en rends bien compte. c'est dingue, c'est fou, c'est maladif chez toi ; tout ce qui porte un sens de faiblesse ou d'accumulation de sentiments dérangeant tu t'en éloignes et te forces à ne plus en entendre parler. sauf que shinji n'est pas qu'un sentiment, shinji n'est pas qu'un ami aussi. tu inclines ta tête en arrière pensant que cette idée glisserait hors de ton crâne puis tu te remet à t'avancer vers lui. shin... la meilleure chose ? j'ai l'impression d'être aussi la pire chose qui te sois arrivé. comme si le poids de tes mots en avait réellement, tu poses ta tête sur son épaule et glisses ta main de son avant-bras à sa main. lentement, la caresse sur sa paume avec tes doigts fins te fais sourire. de loin et hors contexte on pourrait tellement vous comparer à ces couples éloignés pendant bien trop longtemps.
ton menton se redresse pour se poser à son épaule. je suis tellement content de t'avoir retrouvé aussi. crois moi que si j'avais su que tu étais à tokyo je t'aurais cherché dès lors. sans mensonges tu hoches même la tête pour appuyer tes dires.
enfin, tu te décides de t'écarter un peu. pauvre shinji, il avait fait un effort considérable pour te voir Voila à présent que tu t'entêtes à le coller avec tous les moyens possibles. la petite approche est même de mise ; tu lui remet une mèche rebelle derrière l'oreille. mais promis je t'ai dis que je ne partirais plus. alors j'espère garder toujours ce statut d'être la meilleure et pire chose qui te soit arrivé tu lui fais un clin d'œil et t'écartes enfin pour venir t'asseoir sur une caisse retournée. pliant une jambe sur l'autre, tu analyse shinji en te disant qu'avec du recul il n'a pas réellement changé si ce n'est qu'il a une carrure beaucoup plus imposante qu'avant. tu prends même un peu peur de la tienne de carrure. pour un policier c'est le comble.
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