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(EVENT) i want more books (feat. nanba yuuri)

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Mar 31 Mai - 0:54
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Elle presse le pas et finit par courir, traverser sans regarder, faire klaxonner des conducteurs en colère. Maintenant ou jamais cette phrase résonne dans sa tête alors que les minutes s’écoulent. Honnêtement, elle n’a pas besoin de Google Map, elle connait le chemin par cœur depuis longtemps. Mais elle n’est pas passé depuis un moment, elle n’est pas passée depuis des mois, depuis qu’elle l’y a revu alors qu’elle passait voir Isao ; depuis elle a fait la tête avec les livres aussi pour se concentrer sur autre chose comme voyager à l’étranger avec Seto, voyager à côté avec Moe, Ichiro ; Ichiro mille fois, sa carrière, énormément de choses. Tout ce qui pouvait l’empêcher de penser à Yuuri. Malgré tout même avec autant de temps son visage est remonté à la surface de sa mémoire. Elle pensait l’avoir oublié, elle croyait dur comme fer et qu’est-ce qu’elle aurait voulu, l’oublier ; mais ça c’était jusqu’à ce qu’elle se rendre progressivement compte ; le processus a pris des mois. Il lui a fallu des mois pour comprendre qu’elle ne trouverait pas la réponse à ses questions au fond des bouteilles ou encore à ces soirées, ces relations. D’un coup, tout juste après la fin d’un shooting, elle s’était dit qu’elle devait le voir alors elle a juste pris son ticket métro, fuir son manager lui a même fait oublier son portable… Honnêtement, elle n’a pas ressenti la première secousse, elle était bien trop occupée à courir, bien trop concentrer à réfléchir aux paroles toutes faites qu’elle allait lui servir. Quand elle est devant une caméra, c’est facile mais c’était certain, elle allait tout oublier.

Arrivant finalement dans la librairie, elle balaie les lieux du regard, personne dans les environs. Fermant doucement la porte derrière elle, la jeune femme demande alors en haussant le ton histoire d’être entendue ;

Noa – Isao ! … Isao t’es là ? Rien, aucune réponse, niet.

Tout juste le temps de reprendre progressivement son souffle que d’une voix moins forte et moins confiante elle lance ;

Noa – Yuu- Tient ça faisait longtemps qu’elle n’avait pas prononcé son prénom, alors elle doit s’y prendre à deux fois, cette fois ci d’un ton un peu plus audible tandis qu’elle marche à travers les rayons Yuuri est-ce que tu es là ? Je… Je dois te parler et-

Elle n’a pas le temps de finir qu’elle sent le sol trembler, c’est beaucoup plus fort que tout à l’heure. D’ailleurs, les étagères ne semblent plus tenir sur place pour la plupart. Peu importe à quel point on se prépare pour ce genre de choses, parfois, malgré tout les choses ne se passent pas comme prévu. La jeune femme regarde autour d’elle à la recherche d’un endroit où elle pourrait aller, à ce moment là, une étagère se met à tomber alors qu'elle a le dos tourné.




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Sam 11 Juin - 0:41
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love will remember ft. noa

Ma première impression de la librairie est encore fraiche dans ma mémoire, comme la brise d’hier, comme une romance naissante. Chaque inhalation du vieux rustique des étagères me rappelle mes premiers pas dans cette antre au plafond trop bas aux allés trop étroites pour copier les allures des autres librairies modernes et trop propres. Ici on est autre part, ici on est transporté dans la description même d’un vendeur de livres des années folles, on en oublierait Tokyo et ses fumées grises et ses portes automatiques et ses meubles de verres et de fibres optiques.

Je me souviens avoir admiré les étalages d’ouvrages pendant de longs instants, je me souviens avoir trainé mon doigt sur les arrêtes des livres et je me souviens surtout avoir douté la stabilité de la boutique. Aujourd’hui je reconnais quel mètre carré du sol grince et quelle étagère flanche si on comble l’espace qu’il y a entre les livres… Oui je sais monsieur c’est pas esthétique mais j’ai déjà passé plusieurs de mes nuits à réparer des étagères en bois des années vingt et j’ai eu ma dose, merci. Les secousses ne sont pas rares mais toujours un peu angoissante pour les quelques murs de la librairie. J’arrive à réceptionner certains ouvrages se faisant la malle et tout se finit proprement. Du moins je crois.

La journée se finit calmement et les derniers fils de poètes ferment la porte derrière eux, des livres jusqu’au plafond et de beaux mots glissant de leurs lèvres. Ils vont entamer leur soirée par des alexandrins perdus entre deux quart d’heure de télévision, des rimes pendant que la théière siffle et je reste vaguement épaulé contre un angle d’étagère, noyé entre deux paragraphes d’Alice aux Pays des Merveilles, égaré sur une table. Les oubliettes des clients sont souvent ceux qui me permettent des découvertes inattendues et mémorables.

Je tends l’oreille au nom d’Isao qui retentit, et quand c’est le mien qui échappe cette voix, je lève mes yeux des pages abîmées et me redresse sur mes talons. « Je dois te parler et- » Voix de miel m’arrache mon attention et je repose Alice sur la table et quand je relève les yeux c’est un monde de vibration que je rencontre. La gravité devient avare et les plaques sismiques n’ont que faire des antiquités de la librairie qui s’effondrent une à une. Noa. Noa Noa Noa. Mon cœur martèle ma poitrine et j’ai trop de pensées d’un coup, mes talons font des demi-tours et je ne sais plus où aller avant que le chaos ne s’empare de nous. Les divinités vers lesquelles j’envois de rapides prières m’envoient de mauvais pressentiments, et la secousse précédente qui avait chatouillé les murs est loin de ce qu’il se passe à présent.

« Noa !! Noa t’es où ?! Sort d- » Sur ses yeux de biche j’ai posé mon regard, et si le temps avait décidé d’accélérer, la panique sur son visage reste figée dans mon esprit et c’est comme si des heures se passent alors que je regarde son faciès et je regarde je regarde je regarde.

Elle est belle et on va crever ici.

Ma première impression de la librairie est encore fraiche dans ma mémoire, comme l’aube d’hier, comme une romance inachevée. En arrivant pour la première fois ici, je m’étais demandé comment la librairie survivrait en cas de séisme puissant. J’avais balayé cette question au loin et j’y avais plus jamais repensé. Aujourd’hui elle renait dans mon esprit, en circonstances, et il est trop tard pour y réfléchir et trouver une solution. Il est trop tard pour acheter des tables solides pour s’y cacher, il est trop tard pour arrêter de stocker des livres jusqu’au plafond de l’étage pour éviter tout effondrement ; je les entends déjà.

Je reconnais l’étagère la plus mal au point de la librairie, elle est un peu grisée par le temps et on y stock que des livres d’illustrations, parce qu’ils sont plus légers. Je la vois trembler du coin de l’œil alors que j’accélère le pas vers Noa, et j’ai du mal à rester debout et je n’entends plus l’horloge cliqueter, tout se passe trop vite et je reconnais la vieille étagère, première à céder. « Noa !! »

Idiote, j’ai envie de lui gueuler, mais on va crever ici.

J’avais osé espérer ne jamais avoir à la violenter mais, juste pour cette fois, j’emmerde mes promesses. Arrivé à son niveau, je la pousse loin des étagères alors que les livres affluent de plus en plus au sol et qu’elle manquait de se faire correctement amocher par des livres d’illustrations. J’essaye de rattraper l’étagère mais mon équilibre me manque et la panique me monte à la gorge, il n’y a qu’une seconde entre le moment où je tente de me la jouer superman et celui où mon corps cède et finit taclé au sol, les guibolles coincées sous l’étagère.

La secousse ne s’arrête pas et ne s’arrêtera surement pas avant que je finisse fasses aux portes des Enfers.  « Noa ! » J’ai du mal à proprement fixer mon regard sur le sien. La transpiration perle sur mes tempes et on en est qu’au début des dégâts, mais j’ai déjà une crise de panique au travers de la gorge. « Sort de là… Ca va effondrer… » La douleur me lance dans mes jambes et remonte jusqu’à ma tête, se retranscrit sur mon visage resserré, essoufflé. «Ah... c'est le destin qui voulait pas qu'on se voit!» J’essaye d’entraver la douleur qui parcours mon cœur et étire un sourire fatigué sur mes lèvres. Et une pensée m’échappe mais c’est carrément le schéma de votre film dramatique du dimanche soir.
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Sam 11 Juin - 2:59
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Elle avait imaginé que son manager la rattraperait. Elle avait imaginé une longue panne de métro. Mais pas de telles choses ; jamais de telles choses ne franchissent l’esprit de la jeune femme. Pas à cette échelle du moins. Récemment sa plus grande peur ça a été l’idée de le perdre complètement. Ne plus pouvoir le voir et se dire vraiment, que c’était fini, complètement. Il lui a fallu un sacré coup de courage pour avaler toute cette fierté et courir jusqu’ici et maintenant elle sentait que ça retombait. Elle se disait, maintenant qu’elle était sur place, que ce n’était peut être pas le bon moment. Elle se défilait complètement ; comme d’habitude quand il était question de Yuuri d’ailleurs.

La voix du jeune homme s’élève mais sa phrase ne s’achève jamais et elle parvient finalement à le voir peut être l’espace de quelques minutes- non, quelques secondes. Tout ça est très rapide, peut être trop rapide sachant qu’elle ne l’a pas vu depuis si longtemps. Dans le regarde de la jeune femme, l’inquiétude se mélange à un sentiment impossible à décrire. Peut être que dans un autre contexte son cœur se réchaufferait à l’idée de le revoir après autant de temps, mais cet après-midi c’est différent, l’inquiétude prend le dessus. Tout va trop vite ou trop lentement ici et elle ne s’aperçoit de la présence de cette étagère tombante qu’au dernier moment.

Elle est dès lors paralysée, littéralement. Elle sent quelque chose la pousser mais ça fait moins mal qu’une étagère. Et aussitôt alors, elle se retrouve à terre, l’étagère s’écrasant juste entre elle et Yuuri qu’elle est incapable de voir tout de suite. Elle voudrait que les secousses s’arrêtent, elles ont tout emporté ; son speech, tout ce qu’elle avait préparé, il n’y a plus rien sauf tout ce qu’elle pense réellement. Peut être est-ce le fait de s’être relevée trop vite ? Elle n’arrive pas à tenir sur ses jambes alors elle passe en dessous de l’étagère qui n’est pas complètement tombée au sol malgré les avertissements du jeune homme. Il n’y a pas de logique à cette situation, simplement sa morale qui répète qu’elle ne le laissera pas ici.

Le revoilà en train de parler de destin comme s’il savait de quoi il était fait. Elle mord légèrement sa lèvre inférieure avant de dire d’une voix tremblante dans un souffle ;

Noa – Tais toi avec tes histoires de destin ! Elle marque une pause tout en s’appuyant contre un meuble quand les choses semblent s’être calmées.

Et puis finalement elle se retrouve à côté de lui et malgré tout, malgré le fait qu’elle se soit préparée, ses yeux la trahissent ; l’inquiétude, il n’y a presque que ça. Les mains de la jeune femme sont tremblantes quand elles attrapent les siennes. Elle regarde autour d’eux et puis ajoute alors, peinant à reprendre son souffle ;

Noa – On… O-on va sortir d’ici d’accord… On.. elle croise finalement son regard et tape légèrement son épaule, pas assez fort pour le faire mal Pourquoi t’as fais ça ? Tes jambes… Tes jambes Yuuri…

Elle ne voit plus que ses jambes coincées et puis se redresse alors vivement pour tenter d’aller remonter cette étagère. Rien n’y fait, elle n’a pas assez de force pour ça. Malgré tout, ce n’est pas ce qui l’empêche de continuer d’essayer.


Noa - Saleté d'étagère..., elle marmonne pour elle même, continuant de pousser dans l'espoir que l'étagère se décale, mais sans succès, elle finit par taper dessus à défaut de pouvoir y faire quoi que ce soit.

Elle aimerait effacer ces pensées mais elle commence à avoir peur que tout se termine ici.

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Ven 17 Juin - 2:47
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Qu’est-ce qu’elle fout là. Aujourd’hui de tous les jours, maintenant de tous les moments, il a fallu qu’elle mette pied dans la librairie pour que la secousse se déclenche et que le monde se retourne soudainement, je la blâmerai presque mais je ne trouve pas le temps. J’essaye de penser à autre chose qu’à l’image de mes jambes coincées, tournure violette sous l’étagère, et ça m’emmène dans des pensées lointaines dans le future. Qu’est-ce qu’on va devenir sous tout ce tas de bois, qu’est-ce qu’on va faire quand tout sera finit et qu’on aurait trois membres en mois et le cœur sur le bout des lèvres la vie juste sur un battement de cils. Qu’est-ce qu’on va faire de toutes ces pensées jamais exprimées et de ces remords perlant dans nos dernières larmes et que seront nos derniers cris envers l’un l’autre. Qu’est-ce que je fais maintenant que je réalise que je passe les derniers moments de ma vie sous l’amande de ses yeux.

Le contact avec ses mains me rassure un peu, juste un peu, et ça étire un léger sourire sur mes lèvres qui avaient perdu tout optimisme. Il me faut un moment pour comprendre que les tremblements que je ressens dans mon corps sont ceux des mains de Noa et non les secousses qui semblent s’être arrêtées. « Pourquoi t’as fais ça ? Tes jambes… Tes jambes Yuuri… » Ses mots paraissent sans juste milieu jusqu’à mon esprit, soit en souffle trop bas pour être perçut par mes sens, soit comme une cacophonie qui fait vibrer chaque nerf de mon corps et compresse la douleur dans le bas de mon corps.

J’essaye de me perdre dans son regard pour apaiser mes souffrances, pour m’imprégner cette vue jusqu’au dernier de mes souffles et je suis ses yeux au plus près. Elle s’agite à droite à gauche et j’aimerais lui dire qu’il n’y a rien à faire mais je ne veux pas voir la panique s’amplifier sur son visage. J’aimerais lui dire d’aller chercher de l’aide à l’extérieur mais les cris d’horreurs traversant les murs qui ont réussi à tenir m’envoient des frissons, et on en entend encore des effondrements. Mon champ de vision est restreint, par ma position et par le bordel juste à côté, mais je crains voir l’état de la librairie.

La voir s’agiter m’envoie des courants de panique et j’aimerais trouver la force mental de la calmer un bon coup mais mon seul effort va dans mes mains qui attrapent vivement ses poignets. « Hey… te fatigue pas t’y arrivera pas. C’est que mes jambes… je vais bien, t’en fais pas. » Intérieurement, la douleur me reprend toutes les cinq secondes et je m’en suis déjà mordu la langue à sang plusieurs fois. C’est un ignoble mélange entre un engourdissement et l’impression de ne plus avoir de jambes du tout et ça me vaut les plus longues injures. J’essaye de positiver, juste pour elle.

« Mais tu vas bien… ça me rassure. » Mes poumons se resserrent et mon cœur ne cesse de faire des bonds, ma respiration se précipite et j’essaye de la gérer en me concentrant sur la douceur de la peau de Noa. Distraction distraction distraction. « Noa… faut pas que tu restes là… » Mon étreinte sur son poignet se resserre au même rythme que mes sens se referment sur une crise d’asthme et mon conscient frôle la crise de panique et j’avais encore jamais expérimenté les deux en même temps, c’est pas forcément très drôle. « L-Les secousses peuvent reprendre… Reste pas là… S’il te plait. » Ma voix sort cassée, pressée entre des souffles saccadés et une toux récurrente, victime du nuage de poussière arrivé jusque là.
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Ven 17 Juin - 17:16
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Elle avait l’intention d’en faire plus ; cogner jusqu’à ce que le meuble finisse par se casser et qu’il y ait un peu plus d’espoir à travers ces morceaux de bois. Très certainement, ses mains seraient devenues légèrement rouge avant que ça n’arrive, avant que ça casse ; mais la jeune femme n’était pas du genre à abandonner facilement. Puis à l’opposé elle trouvait que Yuuri lui baissait les bras trop vite. Ce trait-là chez lui, avait tendance à lui donner l’impression de perdre son énergie positive, du moins le peu qu’il en restait au vu de la situation. Finalement, les poignets coincés entre ses mains, se retrouvant incapable de bouger malgré l’intention pourtant présente, elle le regardait et regrettait les temps où elle espérait qu’il souffre. Songeant au fait que peut être elle avait espéré trop fort, maintenant elle regrettait tout ça. Pourquoi c’est si difficile de se mettre à l’écart de tous ces sentiments destructeurs ? Pourtant ils avaient bien réussi à devenir des étrangers l’un pour l’autre, ne plus se parler, ne plus se voir. Pourtant son cœur se serrait à chaque fois qu’il parlait parce qu’elle savait bien que ça n’allait pas aussi bien qu’il le prétendait.

Noa – Tais toi… Elle murmure d’un ton à peine audible quand il se met à parler d’elle.

Elle voudrait bien dire quelque chose comme « depuis quand est-ce que tu te soucies de moi de toutes façons ? » mais les mots durs et froids ne semblent pas venir, pas aujourd’hui. Elle regarde leurs mains à défaut de pouvoir le regarder dans les yeux ou regarder ou que ce soit d’ailleurs. La paume de sa main parvient à se poser délicatement sur son cœur comme si elle avait besoin de se rassurer, se dire qu’il était toujours là à cet instant précis et que c’était ce qui importait le plus... Sa main était toujours aussi tremblante malgré tout. Elle voulait, elle espérait tellement que les bonnes choses finissent par arriver. Elle le méritait bien, c’est ce qu’elle se disait ; après tout ce par quoi elle est passée, après tout ce par quoi ils sont passés, ils méritaient bien ça. Tout ça n’était pas juste.

Elle n’avait pas pleuré  au moment de leur rupture ; l’absence de sentiment laissait croire à l’indifférence alors qu’à l’intérieur c’était le chaos. En surface, tout était trop calme à ce moment-là et maintenant elle ne savait pas trop. Trop de sentiments remontaient à la surface pour se faire une petite place… Elle ne réagit pas la première fois qu’il parle de partir ; c’est son truc de faire comme si elle n’entendait pas ce qu’on lui disait.  La jeune femme ferme doucement les yeux et tente de se concentrer sur autre chose ; autant qu’elle le peut du moins, essayer de penser à des choses positives. Elle se souvient avoir fait ça quand elle a quitté Yokohama et cette famille qui n’en était plus une. Fermer les yeux et tenter de respirer normalement, et se dire surtout que les choses iraient mieux. Elle sent l’étreinte autour de son poignet se serrer d’avantage et elle se décide alors à ouvrir les yeux.

L’ébauche d’un sourire triste se dessine sur ses lèvres, elle sent bien qu’elle n’a pas le contrôle de la situation et qu’elle se brise petit à petit. Elle s’était pourtant reconstruite sur des bases solides. Mais elle n’avait pas prit de tels évènements, de telles catastrophes en considération. Elle se rapproche légèrement et finit par s'allonger sur le dos juste à côté de lui, craignant sans doute de lui faire mal, ou qu’il la repousse, elle retire sa main de son poignet pour attraper la sienne et elle murmure alors d’une voix légèrement tremblante ;

Noa – O-on va se sortir d’ici… On va s’en sortir, tu m’entends ? Arrêtes de parler comme si tu… Comme si… Elle marque une pause et inspire alors profondément pour réajuster sa voix. Comment je vais faire moi ? C-comment je fais si…

Elle passe la main sur son visage, et malgré l’absence de larmes, elle a du mal à respirer et sent bien que tout ce qu’elle a gardé remonte à la surface.  Elle attrape son autre main en prenant soin de ne pas lui faire mal puis ajoute après quelques secondes de silence

Noa – Me laisses pas toute seule… Elle murmure d’un ton à peine audible

Elle sursaute alors légèrement en entendant un livre tomber au sol, il lui faut du temps pour se rendre compte qu'elle s'est arrêtée de respirer.




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Mar 28 Juin - 21:40
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Plus je dis son nom et plus il est rugueux à ma gorge, brûlant à mes lèvres et faible à ma voix. Je la remercie légèrement d’avoir un prénom si court et si agréable à prononcer, sans quoi j’aurais déjà abandonné et il n’y aurait que le son de sa voix pour venir apaiser mes peines. Dieu m’en voudrait d’avoir espéré pouvoir lire dans les pensées de Noa juste un instant, d’essayer de démêler ce fil d’émotions qui a l’air de s’attarder au bord de ses yeux. J’aurais voulu comprendre, mais simplement essayer me demande un effort trop grand et le simple fait de détourner mon attention de la situation actuel et j’ai l’impression de mettre un pied au paradis. Trop tôt.

Il y avait trop longtemps que j’avais pu admirer le coin de ses lèvres se soulever de joie, et même si la cause n’est pas celle que j’espérais, l’étirement léger d’un rictus sur son visage m’arrache un battement de cœur et j’ai presque cru y laisser ma vie et mon chagrin.

Et les mots tombent de ses lèvres comme des verres brisés et ses phrases ne sont que les cendres de ses pensées, j’ai du mal à comprendre où elle veut en venir avec le complément d’objet manquant. Pourtant, sa voix sonne plus vulnérable que jamais au creux de mon oreille et même dans les plus bas de notre relation je ne l’avais jamais senti si fragile et si proche d’une tristesse qui pourrait bercer mon cœur dans les abysses de son océan spirituel. Sa présence à mes côtés me soulage dans mes crises alors que j’essaye de ravaler ma toux avant de prendre la parole.

« Tu seras pas seule… » Ma voix tombe, faible. Des pensées me parcourent, celles de Noa seule, de Noa sans moi et de mon existence oubliée. C’est une terrible chose à faire et j’ai l’impression que ça accélère tout un processus en moi alors que la douleur dans mes jambes continue de remonter dans mon corps et faire battre mes veines.

Je tourne le visage vers le sien qui est si proche mais parait si inaccessible. Le dos de ma main rencontre sa joue chaude dans une courte caresse. « Tu feras… comme t’as toujours fais. Sans moi. » Je laisse alors sa main seule alors que dans un élan d’espoir, je pousse les miennes au sol et essaye une nouvelle fois de me tirer de ce bordel. Ce n’est qu’une histoire de centimètres mais j’ai déjà l’impression de mieux respirer. « Noa…

Familiarise-toi avec l'idée que la mort n'est rien pour nous… tout bien et tout mal résident dans la sensation… et la mort est la privation de cette dernière.
» Je me surprend à toujours avoir la force de rire alors qu’un ricanement m’échappe. Je tends alors le bras vers le livre qui vient de faire sa chute libre non loin de nous. « Il n’y a plus d’effroi dans la vie pour celui qui a réellement compris… que la mort n’a rien d’effrayant. » J’attrape le bouquin du bout des doigts et le fait glisser vers Noa. J’en serai presque essoufflé d’avoir attrapé un livre, nom de Dieu.

« Epicure… C’est le dernier livre de ma scolarité que j’ai lu. J’en garde des mauvais souvenirs. J’ai toujours eu peur de la mort. Que mes proches meurent. Que ceux que j'aime disparaissent un jour... sans rien dire... en ne laissant que des remords.

Et tous les jours et semaines, où je n'ai jamais eu de nouvelles de toi... où j'avais l'impression de vivre dans un autre monde que le tien... Où t'aurais put avoir crevé que j'en aurais jamais eu vent.
» Mon regard est collé à son visage et mes sourcils sont coincés froncés, j'ai oublié la douleur dans mes guibolles mais mes veines continuent de bouillir, des battements retentissent dans mes poings resserrés. « Comment j'ai fais, tu crois? »

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Mer 29 Juin - 0:40
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L’émotion était un luxe au-dessus de ses moyens ; il n’était pas question d’argent dans cette histoire. Dès qu’elle sentait qu’elle était sur le point de craquer généralement, elle court-circuitait, reboot. Mais ici elle n’en avait ni le temps ni la force ; c’était un sentiment difficile à expliquer, tout se mélangeait ; la peur de le perdre, les regrets, la colère, la tristesse, la nostalgie, tout d’un seul coup. Ce sentiment fleurissait un peu trop vite dans ses poumons et l’empêchait de respirer correctement. Et impuissante, elle demeurait alors incapable de finir ses phrases craignant de faiblir sous ses yeux. Mais cela dit elle l’écoutait, elle ne manquait aucune de ses paroles contrairement aux jours où elle semblait si indifférente. Son cœur se serre légèrement et elle regarde alors ses jambes libérées à côté de celles du jeune homme. Doucement elle secoue la tête à défaut de pouvoir dire ce qu’il lui passe par la tête. Passer son temps à feindre l’indifférence et finalement faire face à la réalité. Comme si elle avait réussi à se passer de lui ; parfois, juste savoir qu’il existait suffisait à la rassurer. C’était suffisant au départ, puis ensuite elle aurait espéré pouvoir se passer de lui comme lui semblait si bien se débrouiller sans elle.

Elle ferme les yeux quand elle entend son prénom, comme si c’était suffisant ; Comme si éventuellement ça allait la protéger de la réalité. Elle ne voulait pas l’entendre mentionner la mort. Tout ce qu’elle voulait c’était rester dans des tons positifs ; parce que s’ils n’en parlaient pas alors ça n’existait pas, et si ça n’existait pas alors elle ne sombrerait pas et l’étendue des possibilités qui s’offrait à elle restait vaste. Cependant c’était trop tard, il avait déjà commencé et le rire qui s’échappait de ses lèvres lui brisait le cœur, elle demeurait incapable de l’accompagner.

Noa – C’est pas marrant Yuuri… Elle parvient à murmurer regardant autour d’elle à défaut de pouvoir le regarder.

Son regard termine alors sur le livre qu’il fait glisser à côté d’elle. Si la mort a déjà emporté quelqu’un qui représentait tout pour elle, ce n’est pas un sentiment auquel elle s’est habituée pour autant. Certainement, elle pensait avoir tout perdu après avoir perdu sa sœur jumelle, mais aujourd’hui sous une autre forme, ce sentiment revient dévorer ce qu’il reste de sa bienveillance et son positivisme. Oh elle ignorait bien ce qui pouvait hanter l’esprit du plus âgé, elle n’y avait même jamais pensé. Maintenant ces pensées viennent cogner chez elle avec une violence qu’elle n’aurait jamais imaginé. Finalement elle daigne lever les yeux vers lui, secouant à nouveau la tête tout en pinçant légèrement ses lèvres ;

Noa – T’as pas le droit de dire ça maintenant, elle dit dans un souffle… C’est pas juste..

Elle balaie rapidement la larme naissante au coin de son œil, mais le geste est vain, elle le sait bien.

Noa – C’est toi qui a voulu arrêté, c’est toi…- C’est toi qui a décidé de me laisser tomber… De l’air, de l’air qu’elle cherche désespérément pour faire taire ces sanglots.

Elle pose sa main au niveau de sa propre gorge, respirer est devenu soudainement douloureux. Pourtant elle a tant de choses à dire ; des choses qu’elle a eu peur de lui dire, parce qu’elle contrôlait pratiquement tout ce qu’elle disait avec lui, parce qu’elle n’osait pas tout simplement. Posant ses mains sur son propre visage, elle tente de ravaler tous ces sentiments qu’elle a laissé s’échapper ;

Noa – Je serais restée si tu m’avais demandé, elle murmure Je… Je serais restée pour toi… Elle dit en retirant ses mains pour croiser ses bras et lever les yeux vers lui Tu sais… Tu sais j’avais beaucoup de respect pour toi… J-je saurais pas l’expliquer mais tu… Tu représentais tout ce que je voulais et… Et je me suis dit que pour une fois, moi aussi je pouvais m’attacher à quelqu’un. Un faible rire triste s’échappe de ses lèvres quand elle ajoute C’est con, mais je me suis dit que ça irait… Que juste savoir que tu existes suffirait. Elle secoue doucement la tête C’était des conneries… C-ce genre de choses…

Elle balaie doucement ces larmes qui l’empêchent de voir correctement et son regard descend au niveau de son torse alors qu’elle ajoute ;

Noa – Comme ces conneries sur la mort. Je… J’me fiche bien de ce qu’il peut y avoir dans ces livres, si tu pars j’te pardonnerais pas… T’as pas le droit de faire pousser de belles paroles et les laisser faner dans mes poumons… Elle secoue doucement la tête à nouveau ajoutant malgré sa voix légèrement enrouée T’as pas le droit tu m’entends…

Elle regarde ce qu’elle peut voir de l’extérieur de la librairie bien qu’elle n’ait pas l’intention de sortir. Et puis finalement, elle se tourne complètement vers Yuuri et elle ose lever les yeux vers lui juste un instant.



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